Des communiqués de la Présidence de la République ont annoncé que le Président Abdelmadjid Tebboune a eu, dimanche soir, des entretiens téléphoniques au cours desquels ont été évoqués les derniers développements de l'escalade militaire au Moyen-Orient, avec le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, avec Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, Emir du Qatar, avec le roi de Jordanie, Abdallah II, avec le sultan d'Oman, Haitham ben Tariq, Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, Emir du Koweït. Lors de l'entretien avec Mohammed ben Salmane, le Président Tebboune a pris des nouvelles des dirigeants et du peuple saoudiens en ces circonstances difficiles que traverse la région du Moyen-Orient, souhaitant le retour de la paix. Le Président Tebboune a eu également un entretien téléphonique avec Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, au cours duquel ils ont évoqué l'évolution de la situation au Moyen-Orient. Le Président Tebboune a exprimé son plein soutien au rôle de médiation de l'Emir du Qatar pour mettre fin à l'escalade dangereuse que connaît le Moyen-Orient, souhaitant un retour rapide au calme et à la paix dans la région. Avec le roi Abdallah II, l'entretien téléphonique a porté sur la situation dans la région et ses répercussions sur le peuple jordanien frère, souhaitant le retour au calme et de la paix en Jordanie et dans l'ensemble de la région. Le Président Tebboune s'est entretenu, aussi, par téléphone avec le sultan d'Oman, Haitham ben Tariq, avec lequel il a évoqué les derniers développements de l'escalade militaire dangereuse que connait la région du Moyen-Orient. Tebboune a exprimé au Sultan d'Oman son espoir de voir un retour de la sécurité, de la paix et du calme dans la région, appréciant le rôle de la médiation omanaise et les résultats très positifs obtenus. Il a eu également un entretien téléphonique avec Cheikh Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, Emir du Koweït, au cours duquel ils ont évoqué la grave détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, indique un communiqué de la Présidence de la République. Le président de la République a exprimé à son frère l'Emir du Koweït «son soutien en faveur d'un rétablissement rapide de la paix et de la sécurité, de manière à préserver les intérêts et l'intégrité du peuple koweïtien frère». Par ailleurs, sur instruction du Président Tebboune, et suite aux développements graves et accélérés que connaît la région du Golfe arabique, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu, dimanche au siège du ministère, les ambassadeurs des pays arabes ayant fait l'objet d'attaques militaires dans le contexte de l'actuelle vague d'escalade dans la région, a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Lors de cette rencontre, le ministre a exprimé «la pleine solidarité de l'Algérie avec les pays arabes frères touchés par les attaques militaires», réaffirmant «le rejet catégorique par notre pays de toute atteinte à la souveraineté nationale et à l'intégrité territoriale de ces pays frères, ainsi qu'à la sécurité de leurs peuples». Dans le même contexte, Ahmed Attaf a souligné «le soutien constant de l'Algérie à ses frères arabes face aux violations inacceptables qu'ils ont subies et aux pertes humaines et matérielles qui en ont résulté». Il a, en outre, réaffirmé «la position de l'Algérie appelant à l'arrêt immédiat de toutes les formes d'escalade, ainsi qu'au dialogue et à la retenue, afin d'épargner à la région un surcroît de tensions et d'éviter l'extension du conflit et ses graves répercussions sur la sécurité régionale et internationale». Invité hier matin à l'émission ''L'invité du jour'' de la Chaîne III de la Radio algérienne, l'enseignant universitaire en sciences politiques, Mehdi Boukaouma, n'a manqué pas de souligner les appels téléphoniques du Président Tebboune à plusieurs chefs d'Etats touchés par le conflit et évoquant «la grave détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient» ainsi que son souhait pour «un rétablissement rapide de la paix et la sécurité de manière à préserver les intérêts et l'intégrité des peuples». Il rappelle au passage les positions constantes de l'Algérie en faveur des principes du dialogue, de la médiation, de la neutralité, de la non-ingérence dans les affaires intérieures de pays, privilégiant toujours la voie diplomatique pour la résolution des conflits.