Au 19e jour du Ramadhan, la hausse des prix des fruits et légumes touche l'ensemble des produits de consommation. Ces prix font peur aux consommateurs qui, bien qu'ils sachent pertinemment que cette situation est spécifique au mois de Ramadhan. A travers l'ensemble des marchés des trente-deux communes de la wilaya de Mostaganem, les prix des denrées alimentaires et de certains produits de consommation ont amorcé une hausse inexpliquée. Une situation qui redéfinit les traditions de l'Iftar, malgré les efforts du gouvernement qui a mis en place des mesures spéciales de régulation pour alléger le budget des ménages. Une volonté visant à assurer les meilleures conditions de jeûne aux consommateurs. Pour ce qui concerne la salade, elle est tout simplement hors de portée puisque cédée à 250 dinars, une augmentation de 100 dinars sur un seul kilo comparativement à l'année passée. « C'est insensé, dira une ménagère, où sont passés les contrôles promis par le ministre du Commerce ? (...) c'est scandaleux qu'on laisse ces commerçants vendre leurs produits à des prix exorbitants échappant à toute logique ». Or, l'adhésion affichée par les commerçants, notamment les vendeurs de fruits et légumes ainsi que ceux des produits de la mer, aux mesures du ministère du Commerce n'a été que de courte durée. Le comportement mercantile de certains commerçants a fini par reprendre le dessus. Un revirement à 180° dans les marchés de la ville de Mostaganem où la hausse des prix dépasse tout entendement. Les consommateurs sont de plus en plus surpris par cette flambée, qui semble ne jamais vouloir s'arrêter. Les marchés de fruits et légumes, fréquentés quotidiennement par une clientèle régulière, affichent des tarifs qui donnent froid dans le dos. Qu'il s'agisse du marché couvert du centre-ville, du marché d'Ain Sefra, ces denrées sont inaccessibles pour les couches vulnérables et hors de portée pour les ménages moyens. Enfin une dame conclut en affirmant : « Les prix changent selon l'humeur des mandataires à cause d'une gestion opaque de nos gestionnaires, alors nos marchands de légumes et de fruits ne dérogent pas à la règle. Les citoyens se demandent où sont passées les associations de protection des consommateurs. Ils se demandent surtout où peut mener cette spéculation qui revient impunément chaque année?