Le dispositif de contrôle des produits importés connaît un renforcement notable avec la mise en service de laboratoires mobiles d'analyse au niveau de plusieurs ports commerciaux du pays. Ces équipements, opérationnels depuis novembre dernier, permettent d'effectuer des analyses directement sur le terrain, contribuant ainsi à une meilleure protection du consommateur et à une réduction significative des délais de traitement des marchandises. Au total, huit laboratoires mobiles ont été déployés dans les ports d'Alger, Annaba, Skikda, Jijel, Béjaïa, Mostaganem, Oran et Ghazaouet. Placés sous la responsabilité du Centre algérien de contrôle de la qualité et de l'emballage (CACQE), établissement relevant du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, ces unités assurent désormais un service permanent de contrôle des produits importés. L'apport de ces nouveaux moyens a été mis en avant samedi au port d'Alger, lors d'une visite organisée au profit de la presse nationale par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, à la veille de la célébration de la Journée mondiale des droits des consommateurs, coïncidant avec le 15 mars. Selon le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère, Mohamed Mezghache, la mission principale de ces laboratoires consiste à vérifier la conformité des produits importés aux normes et aux caractéristiques techniques prévues par la législation en vigueur. L'objectif est double : protéger la santé et la sécurité des consommateurs tout en facilitant les opérations de dédouanement dans des délais plus courts. Installés dans des véhicules utilitaires légers adaptés, de fabrication locale, ces laboratoires sont dotés d'équipements de pointe permettant d'effectuer des analyses microbiologiques et physico-chimiques sur divers produits, notamment agro-alimentaires. Les inspections sont menées en coordination avec les inspecteurs du commerce, les services des douanes et les autorités portuaires, qui procèdent au prélèvement d'échantillons destinés aux analyses. Cette nouvelle approche permet d'obtenir des résultats en temps réel, alors qu'auparavant les échantillons devaient être acheminés vers des laboratoires fixes, ce qui nécessitait des procédures plus complexes et des délais pouvant atteindre plusieurs jours. Grâce à ces équipements, les services du ministère disposent désormais d'outils d'analyse directement au niveau des postes frontaliers, capables également de répondre aux sollicitations d'autres administrations concernées, notamment les douanes ainsi que les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement. Le chef du projet chargé de l'acquisition de ces laboratoires, Mohamed Khelifa, a indiqué que leur mise en service constitue un véritable saut qualitatif dans le domaine du contrôle microbiologique des produits importés. Il cite notamment l'exemple du contrôle de la poudre de lait destinée à la production de lait industriel ou de lait infantile, dont la vérification nécessitait auparavant un délai d'au moins cinq jours. Désormais, les analyses peuvent être réalisées en quelques minutes seulement. Les ingénieurs mobilisés dans ces opérations vérifient notamment la composition des produits en termes de protéines, de matières grasses, d'acidité ou encore d'humidité. Les laboratoires permettent également d'effectuer des analyses spécifiques, notamment pour vérifier la conformité des produits alimentaires « halal », à travers la détection éventuelle de substances d'origine porcine ou alcoolique.