Le CR Belouizdad a concédé une défaite frustrante (0-1) face au Zamalek SC lors de la demi-finale aller de la Coupe de la Confédération africaine de football, vendredi soir au stade Nelson Mandela de Baraki. Un revers qui laisse un goût amer à des millions de supporters, tant la prestation des Rouge et Blanc ne reflétait pas forcément l'issue finale. Une défaite cruelle dans un match maîtrisé Dans un stade acquis à leur cause, les Belouizdadis affichaient un visage séduisant. Engagement, discipline tactique, combinaisons collectives et volonté offensive : tous les ingrédients semblaient réunis pour espérer un résultat positif. Mais le football, parfois cruel, s'est montré impitoyable. À la 28e minute, le Brésilien Juan Bezerra a fait basculer la rencontre. Profitant d'un espace dans la défense, il a parfaitement ajusté le gardien Farid Chaal, réduisant au silence les tribunes algéroises. VAR et manque de réussite : le tournant du match Le CRB n'a pourtant jamais abdiqué. Dans le dernier quart d'heure, la pression s'est intensifiée. Abdennour Belhocini pensait délivrer les siens à la 72e minute, mais la VAR en décidait autrement pour une main litigieuse. Une décision qui a amplifié la frustration côté algérien. Quelques minutes plus tard, Abderrahmane Meziane se heurtait à un excellent Mahdi Soliman, impérial sur sa ligne. Le réalisme, lui, était du côté égyptien. Tout reste possible... Malgré cette mauvaise posture, tout reste possible pour les hommes de Salim Seba. Cette courte défaite laisse entrevoir des motifs d'espoir : le contenu est là, l'organisation aussi. Le CR Belouizdad devra tirer les enseignements de cette première manche, corriger les détails qui ont fait défaut et croire en ses capacités. L'exploit à l'extérieur n'est pas inédit : en 2023, le Chabab avait déjà su s'imposer sur le terrain de Zamalek. Le poids des regrets, mais aussi de l'espoir Ce revers nourrit inévitablement des regrets chez les supporters, convaincus que leur équipe méritait mieux. Mais il alimente aussi une conviction : celle que la qualification reste à portée. Le football africain a souvent prouvé qu'il pouvait offrir des scénarios renversants. Le CRB est désormais face à son destin : transformer la frustration en force, et écrire une nouvelle page de son histoire. La seconde manche se jouera vendredi prochain au stade international du Caire (17h).