Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé, mardi, ses prévisions de croissance pour l'Algérie, anticipant désormais une expansion de 3,8 % en 2026, contre 2,9 % estimés précédemment. Une révision significative de 0,9 point qui traduit, selon l'institution, la résilience de l'économie nationale dans un environnement international pourtant marqué par de fortes incertitudes.Ces nouvelles projections ont été rendues publiques à l'occasion de la publication du rapport sur les « Perspectives de l'économie mondiale », présenté en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Elles s'inscrivent dans un contexte global tendu, dominé par les effets persistants des tensions géopolitiques, les fluctuations des marchés énergétiques et le ralentissement de certaines grandes économies. Malgré ce climat international complexe, l'économie algérienne semble maintenir une trajectoire positive. Le FMI souligne ainsi la capacité du pays à soutenir sa croissance, portée notamment par la stabilité relative de ses fondamentaux macro-économiques et les efforts engagés en matière de diversification économique. Cette révision à la hausse constitue un signal encourageant, traduisant une meilleure tenue de l'activité économique que prévu. Elle reflète également, en creux, les effets des réformes engagées ces dernières années pour améliorer le climat des affaires, stimuler l'investissement et renforcer les secteurs productifs hors hydrocarbures. Toutefois, cette projection demeure légèrement inférieure aux prévisions nationales. En effet, la dernière loi de Finances table sur une croissance de 4,1 % pour 2026, affichant ainsi un niveau d'optimisme supérieur à celui du FMI. Cet écart met en évidence les différences d'appréciation quant à l'évolution des facteurs internes et externes susceptibles d'influencer la performance économique du pays. Dans son analyse, le FMI insiste également sur les défis qui continuent de peser sur les économies émergentes et en développement, notamment en lien avec la volatilité des prix des matières premières, les tensions inflationnistes et les incertitudes liées aux équilibres géopolitiques. Autant de paramètres susceptibles d'impacter les perspectives de croissance à moyen terme. Dans ce contexte, plusieurs secteurs clés pourraient jouer un rôle déterminant dans la consolidation de cette dynamique. L'industrie manufacturière, l'agriculture ainsi que les services apparaissent comme des relais de croissance à fort potentiel, soutenus par les politiques publiques visant à encourager la production nationale et à réduire la dépendance aux hydrocarbures. Par ailleurs, le développement de l'investissement productif, notamment à travers l'amélioration de l'environnement des affaires et la mise en œuvre de nouveaux dispositifs d'accompagnement, constitue un levier essentiel pour soutenir l'activité économique et créer de la valeur ajoutée durable. Pour l'Algérie, le maintien d'un rythme de croissance soutenu dépendra ainsi de la poursuite des réformes structurelles, de l'amélioration du climat d'investissement et de la consolidation des efforts de diversification économique. Dans ce contexte, les indicateurs positifs relevés par le FMI constituent un encouragement à poursuivre sur cette dynamique, tout en restant attentif aux évolutions de l'environnement international. En définitive, cette révision à la hausse vient conforter les perspectives de l'économie algérienne pour les prochaines années, tout en soulignant la nécessité de renforcer les leviers internes de croissance afin de faire face aux incertitudes globales.