Le SNJ et la CGT de RMC-BFM ont réitéré leur demande de retrait de la chroniqueuse Barbara Lefebvre de l'antenne, après sa condamnation le 15 avril par le tribunal correctionnel de Paris pour « injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à la catégorie des gens du voyage ».Dans un communiqué, les syndicats dénoncent des propos « racistes » et « contraires à la dignité humaine », rappelant des déclarations tenues en 2024 sur RMC visant les gens du voyage. Ils évoquent également d'autres controverses impliquant la chroniqueuse, notamment des propos jugés « haineux », la diffusion d'informations erronées à l'antenne et des attaques publiques contre une journaliste du groupe. Ils soulignent que ces prises de position ont, selon eux, contribué à alimenter un climat de désinformation et de tensions, incompatible avec les exigences déontologiques du journalisme et de l'antenne Les organisations syndicales rappellent avoir déjà demandé son départ en juin 2025, après des propos tenus à l'antenne ainsi que lors d'un événement public. Elles mentionnent également un épisode survenu en juillet 2025, au cours duquel une journaliste du groupe avait été prise pour cible, entraînant une vague de réactions hostiles en ligne. Le communiqué revient aussi sur une intervention de novembre 2025, au cours de laquelle Barbara Lefebvre avait affirmé à l'antenne que la Cour pénale internationale n'avait pas reconnu de génocide à Gaza, une déclaration jugée inexacte et non rectifiée par la suite. Saisi, le comité d'éthique du groupe avait partagé ce constat. « Cette chroniqueuse tenant des propos racistes n'a rien à faire sur nos antennes », écrivent-ils, appelant la direction à « se positionner de manière claire et sans équivoque ». Le SNJ et la CGT affirment enfin qu'ils ne toléreront pas que la direction invoque la présomption d'innocence en cas d'appel pour justifier son maintien à l'antenne. Ils s'interrogent sur « la complaisance » de la direction et demandent des mesures concrètes face à des propos qu'ils jugent « condamnables » et « intolérables ».