Les rumeurs par la voie des réseaux sociaux s'accumulent ces derniers temps, elles obéissent à des agendas purement géopolitiques qui visent à semer la pagaille, le désordre social et la confusion entre les citoyens. C'est le cas de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) qui vient d'être victime d'une fausse information à travers un document fabriqué en toutes pièces, dans lequel un appel (au nom de l'UGTA) à la grève nationale illimitée annoncée pour aujourd'hui en destination des personnels des services de soutien. Encore une fois, la machine du mensonge et de la propagande via les réseaux sociaux visant l'intégrité, la sécurité et la stabilité du pays a ressurgi en choisissant, pour cette fois-ci, l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), où cette dernière a été victime d'un faux communiqué et d'un faux appel à la grève nationale illimitée prévue pour ce lundi 20 avril 2026 sur les réseaux sociaux. Ainsi, cette fausse information a fait le tour sur la Toile et la réaction des internautes algériens a été forte et très ressentie. Des internautes anonymes ont fait basculer, sur l'ensemble des applications numériques, un faux bulletin d'information attribué à l'UGTA. La réaction de cette dernière n'a pas tardé puisque la plus grande et importante organisation syndicale des travailleurs a très vite démenti via un communiqué officiel rendu public ce samedi. En effet, l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a fait part de son refus catégorique et irresponsable, hier, à travers un communiqué important concernant les rumeurs circulant au sujet d'une grève nationale illimitée prévue aujourd'hui en faveur des personnels des services de soutien. Le communiqué de l'UGTA indique qu'à la suite de la diffusion, sur certains médias et réseaux sociaux, d'une lettre falsifiée, faussement attribuée au secrétaire général de l'UGTA, appelant à une grève nationale illimitée aujourd'hui lundi 20 avril 2026 en faveur des personnels des services de soutien, l'Union publie ce communiqué. La première organisation syndicale au niveau du pays a nié catégoriquement et fermement l'authenticité de cette lettre dans son intégralité, affirmant qu' «il s'agit d'un faux document sans aucun fondement et sans aucun lien avec les positions ou les structures du syndicat», lit-on dans le communiqué. Par ailleurs, l'Union générale des travailleurs algériens a condamné avec la plus grande fermeté cet acte dangereux, qui vise, poursuit-elle, «à tromper l'opinion publique, à semer la discorde parmi les travailleurs et les membres du syndicat, et à porter atteinte à la crédibilité de cette organisation syndicale établie de longue date», a fait observer la même source. En revanche, son représentant a affirmé que ses positions officielles sont diffusées exclusivement par ses instances et canaux légitimes, conformément aux cadres juridiques et réglementaires applicables, et non par des messages anonymes. Aussi, le Syndicat ajoute dans son bulletin d'information qu'il engage immédiatement des poursuites judiciaires contre toutes les personnes responsables de la rédaction, de la diffusion ou de la publication de ce message falsifié. Selon le document de l'UGTA, les autorités judiciaires compétentes seront consultées afin que les personnes impliquées répondent de leurs actes en vertu des lois applicables, dans le but de protéger la crédibilité du syndicat et de garantir les droits des travailleurs. Face aux rumeurs, l'Union générale des travailleurs algériens s'est montrée prudente en appelant l'ensemble des travailleurs syndiqués «à la prudence et à la vigilance, à ne pas se laisser induire en erreur par des rumeurs et à se fier uniquement aux communiqués officiels du syndicat», a fait savoir l'UGTA dans son communiqué d'hier. Avant de conclure sa réaction, le syndicat a assuré et rassuré tous les travailleurs algériens et à travers eux l'opinion publique en réaffirmant son engagement «à défendre les droits des travailleurs dans le cadre légal et par un dialogue responsable, à l'abri de toute forme de désinformation et de pratiques illégales», conclut le texte officiel de l'UGTA.