Faisant le point sur l'état d'avancement des projets de réalisations d'établissements éducatifs, le ministre de l'Education nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui a estimé que le rythme de mise en œuvre reste inférieur aux prévisions. « Les inspections sur le terrain ont révélé que l'avancement réel des travaux demeure limité. Il est donc nécessaire de renforcer le suivi sur site et d'intensifier la coordination avec les autorités compétentes afin de remédier aux retards et de garantir l'achèvement des infrastructures prévues dans les délais impartis pour la rentrée scolaire », a-t-il indiqué. S'exprimant lors d'une conférence nationale qu'il a présidée par visioconférence, le ministre a mis en avant la nécessité d'un renforcement du suivi sur site et une coordination accrue entre les services concernés afin d'accélérer la mise en œuvre et de garantir la disponibilité des infrastructures prévues pour la prochaine année scolaire. Insistant sur la nécessité de remédier aux retards de certains projets, compte tenu de leurs répercussions organisationnelles et financières potentielles, ainsi que de leur impact direct sur les conditions scolaires, notamment en termes de pression accrue sur les infrastructures éducatives et de surpopulation dans les classes. Pour le ministre, les retards persistants dans l'achèvement des projets pourraient, conformément à la législation en vigueur dans la loi de Finances, conduire à l'inclusion de certaines opérations inachevées parmi les cas pouvant être annulés. Ce qui exige, a-t-il poursuivi, une vigilance accrue en matière de suivi et de gestion. Présentant un rapport détaillé sur l'état d'avancement des projets enregistrés, le directeur de la planification a indiqué que, au 31 mars, le nombre de projets inscrits au programme en cours, y compris ceux prévus pour 2026, s'élevait à 2.373 projets d'établissements d'enseignement de tous niveaux (primaire, collège et lycée). « Certains de ces projets n'avaient pas encore démarré, tandis que d'autres étaient en cours », a-t-il dit. Notant des disparités dans le rythme d'avancement des projets selon les wilayas. Ce qui nécessite, a poursuivi la même source, un suivi renforcé sur le terrain et une coordination accrue entre les services concernés afin d'accélérer la mise en œuvre et d'assurer la réalisation des objectifs fixés, notamment en matière d'infrastructures pour la prochaine année scolaire.