,Le séminaire des arbitres femmes africaines de football, organisé par la Confédération africaine de football (CAF), a pris fin jeudi au Caire après cinq jours de travail, a indiqué vendredi le site officiel de l'instance africaine. Entamé le 31 juillet dernier, le stage a regroupé une trentaine d'arbitres femmes africaines pour débattre des lois du football, les nouveaux amendements adoptés par la FIFA. Après un premier tenu en 2007 au Sénégal, les séminaristes ont eu en l'espace de cinq jours un programme très chargé portant sur deux parties (physique et surtout théorique, avec des cours sur les lois du jeu et des tests-vidéo sur différentes situations de jeu à partir des images toutes récentes de la Coupe du monde sud-africaine. Selon M. Badara Sène, vice-président de la Commission des arbitres de la CAF, ancien arbitre international, ce séminaire était «une nécessité absolue. Le métier d'arbitre est en constante évolution, parce que les règles sont en constante mutation et un arbitre de haut niveau, qu'il soit homme ou femme, doit les connaître par cœur», a-t-il indiqué à l'adresse des séminaristes. A l'instar de la théorie, la partie physique était tout aussi fondamentale pour l'arbitre. Sachant qu'un referee court aujourd'hui en moyenne 14 km pendant un match, et change en même temps et à la fois, de rythme, de direction, de mode de course, pour être sur toutes les actions, tout voir et prendre les bonnes décisions instantanément. L'arbitre-assistant de la République démocratique du Congo, Lukusa Kanjinga, a expliqué aux stagiaires que l'arbitre est un athlète et il doit avoir une préparation d'athlète. «Pour cela, nous avons travaillé en équipe et on est sorti avec la conviction qu'un bon arbitre devait à la fois être très fort en connaissance du jeu et de ses lois, et en permanence en excellente condition physique. L'un ne va pas sans l'autre», a-t-elle conclu. Considérant la formation comme un levier essentiel au développement de l'arbitrage sur le continent africain, la Confédération prévoit d'organiser d'autres stages similaires, et pour cela, les responsables de ce secteur ont développé une stratégie depuis quatre ans, à l'initiative de M. Amadou Diakité, président de la commission des arbitres, qui n'a pas oublié les femmes qui sont partie intégrante du football moderne. Il est à noter que la CAF a formé jusqu'à présent, 38 préparateurs physiques pour arbitres qui sont répartis dans nos différentes associations nationales.