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Une habitude de consommation ancrée dans la société
Supérettes et miniprix
Publié dans La Nouvelle République le 09 - 08 - 2010

Depuis quelques années, les habitudes de consommation des Algériens ont changé de manière presque radicale. Il est loin le temps des petites épiceries de quartier, où l'on allait acheter un peu de tout, parfois même à crédit.
Aujourd'hui, la mode est aux supérettes, miniprix et autres supermarchés.
C'est dans les années 1990, avec l'avènement de l'économie de marché que l'on assiste à l'apparition des premières supérettes. Implantées dans les grandes artères de la capitale, puis, dans les autres grandes villes du pays, elles attiraient, au début, une clientèle triée sur le volet. Proposant, en effet, un très large éventail de produits de première nécessité comme le lait, l'huile, le sucre, le café, les pâtes, les légumes secs et autres, épices ou huiles, ces mêmes espaces se trouvaient également achalandés d'aliments d'importations, véritables tentation pour les yeux, les papilles et… le porte-monnaie.
Ainsi, garnis d'une foultitude de marques de jus d'oranges, de produits laitiers et dérivés, de biscuits, de chocolats ou de produits d'entretien, les rayonnages des supérettes ne pouvaient être envahis par les petites bourses qui préféraient continuer à s'approvisionner chez le magasin d'alimentation générale du quartier pour n'acheter que le strict nécessaire et éviter de succomber à l'achat du superflu.
Cependant, peu à peu, ces magasins «self-service» se sont multipliés, y compris dans les petites villes, à telle enseigne qu'aujourd'hui, il en existe partout, à travers le territoire national et tout le monde y est client.
Il est loin le temps des Souk El-fellah
Si, aujourd'hui, il y a abondance mais surtout variété de produits, on se souvient des chaînes interminables dans les galeries algériennes et les Souk El-Fellah durant les années 1970-1980 pour l'achat de l'unique marque d'huile, de lessive, de pâtes alimentaires, de café ou de yaourts.
On se rappelle aussi combien il fallait jouer des coudes pour acquérir un téléviseur, un réfrigérateur ou encore une cuisinière.
Si la vie, à cette époque, avait son charme, il reste indéniable qu'en près de 40 ans, les choses ont beaucoup, pour ne pas dire radicalement, changé depuis. En 2009, il n'est plus nécessaire d'aller passer commande pour l'achat d'un téléviseur car, outre le grand choix des marques, vous avez aussi le choix des modèles (écran LCD, écran plasma…) et des formats (55 cm jusqu'à 81 cm et même plus). Idem pour les réfrigérateurs, les ordinateurs, les micro-ondes, les salons, les chambres à coucher,… etc. Il suffit de voir combien vous pouvez dépenser pour l'acquisition de cette petite merveille.
Les supérettes, un concept nouveau
Si les supérettes et grandes surfaces de proximité ont très vite été adoptées par les consommateurs, c'est bien parce qu'elles offrent un concept nouveau. Finis, en effet, les interminables aller-retour chez le boucher, le boulanger, l'épicier ou le droguiste du coin. Lorsque vous faites vos emplettes dans une supérette, vous vous assurez gain de temps et choix de produits. Les supérettes, c'est du dix en un. Ouverts tous les jours de la semaine, y compris le vendredi jusqu'à une heure tardive de la nuit - généralement 22 heures -, ces grandes surfaces regorgent de produits de large consommation. De la petite baguette de pain au fardeau d'eau minérale, en passant par les surgelés, les légumes, les cosmétiques et les produits d'hygiène, le consommateur n'a que l'embarras du choix. Certains grands magasins proposent même des plats cuisinés à emporter. Une formule qui convient parfaitement aux célibataires ou aux femmes actives qui n'ont pas beaucoup de temps pour cuisiner. Le rayon surgelé a, lui aussi, la cote, et ce, pour les mêmes raisons que celles citées précédemment. Là, pâte feuilletée, boureks déjà farçis, quiches, poissons panés, pizzas précuites, frites sont proposés, prêts à être mis directement dans la poêle à frire ou au micro-ondes.
Quant à tous ceux qui raffolent de sucreries et autres douceurs, on peut retrouver dans les rayonnages des supérettes toutes sortes de pâtisseries, occidentales (cakes, tartes, brioches, pâtisseries…) ou même traditionnelles (makrout, tcha'rek, ghribia…) disposés dans de jolies barquettes. Idem pour la galette, les beignets (kh'fef), m'hadjeb et autres gourmandises appréciées par bon nombre d'Algériens.
Par ailleurs - et d'un point de vue économique-, peut-on affirmer que la prolifération des grandes surfaces a aidé à la création d'emplois ? Selon les responsables de ces hypermarchés, oui, du moment qu'ils emploient un grand nombre de personnes et créent également des emplois indirects (climatisation, congélation...).
Les petits commerçants grincent des dents
S'il est vrai que gérants de supérettes et clients y trouvent leur compte, les petits commerçants, eux, trouvent cette concurrence, vraiment déloyale. Du coup, ils sont nombreux à grincer des dents en voyant leur chiffre d'affaires baisser. Et quand ils ne changent pas d'activité, ils mettent, carrément, la clef sous le paillasson.
Certes, après les années de pénuries, ces magasins de vente en libre service ont apporté une grande bouffée d'oxygène aux consommateurs. Il est vrai que ces espaces ne remplacent pas l'amabilité du petit commerçant de quartier, ni sa disponibilité. Mais il est clair que dans la société capitaliste, il n'y a pas de place pour l'humanisme ou le sentimentalisme.


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