M. Djellaoui inspecte plusieurs projets routiers dans la capitale    Des vents forts avec soulèvement de sable vendredi et samedi sur la wilaya de Tindouf    Débat autour du texte de loi portant organisation territoriale du pays    Sifi Ghrieb à Oran    « L'hégémonie occidentale, dans une phase de déclin irréversible »    «Le nouveau texte vise à consolider le processus démocratique en Algérie»    La décision présidentielle de création de coopératives de location de matériel agricole saluée    Des vols Omra bientôt au départ de l'aéroport Cheikh Larbi Tebessi    L'Amérique s'accroche à sa puissance sans accepter le moindre cercueil    Ligue des champions : Newcastle en huitièmes, exploit de Bodo Glimt qui élimine l'Inter Milan    Youcef Belaili envisage la création d'une académie de formation en Algérie    Bou Saâda vibre aux rythmes de la 12e édition    Soirée musicale chaâbi avec Djamel Fodil    La famille artistique salue les orientations du président de la République    Le Vatican annonce la visite officielle du Pape Léon XIV en Algérie    L'Algérien Yasser Triki sacré à la série «Indoor Tour Gold»    Dépénalisation de certaines infractions, réduction des amendes et sanctions standardisées    L'ANIRA insiste sur le respect des lois en vigueur régissant ces actions    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Des effets d'une crise
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 09 - 2009

Il y a un an, le monde ne parlait que de subprimes. Que reste-t-il de la crise et quelles leçons en a tirées l'Algérie ?
Un an après la faillite de Lehman Brothers, considérée comme le moment symbole marquant le début de la plus grave crise économique que le monde ait connue depuis bientôt un siècle, l'économie mondiale donne de sérieux signes de reprise. Malgré les menaces qui continuent de planer, la situation semble s'être stabilisée, quand elle n'a pas connu une reprise, dans la plupart des pays, comme les Etats-Unis, l'Allemagne et la France. Certains pays émergents, comme la Chine, l'Inde et le Brésil, continuent de leur côté de fonctionner à un régime soutenu. Malgré une diminution de deux à trois points, la croissance dans ces pays reste élevée.
En Chine, par exemple, le taux de croissance se situait à 11 pour cent avant la crise, avant de redescendre à 8 pour cent. Tout ceci semble avoir autorisé le patron de la Réserve fédérale américaine à estimer que la récession est très probablement derrière nous.
La crise a eu des effets politiques et symboliques majeurs, dont le monde ne mesure pas encore toute la portée. Les plus spectaculaires ont eu lieu chez les deux premières économies mondiales, Etats-Unis et Japon, encore en convalescence. Les Etats-Unis ont vécu un évènement spectaculaire dans leur histoire, avec l'élection d'un Noir à la présidence, alors que le Japon vient tout juste de mettre fin à l'hégémonie du parti libéral, qui domine la vie politique du pays depuis plus d'un demi-siècle.
Les grandes puissances économiques ont aussi su innover et se concerter pour faire face à la crise. Des mécanismes destinés à atténuer le choc ont été mis en place de manière concertée, et des dogmes sont tombés. Nationaliser ou mettre de l'argent public dans une banque privée, considéré comme une aberration en temps normal, est devenu un acte de gestion banal dans les pays qui ont inventé le moins d'Etat et la dérégulation.
FMI et Banque mondiale ont, de leur côté, mis de côté certains principes dont ils ont fait une religion depuis plusieurs décennies. Le déficit budgétaire n'est plus un péché, et le recours aux fonds publics pour investir dans les grands projets constitue, désormais, un choix honorable pour ces vénérables institutions.
Mais s'il fallait retenir les aspects qui ont dominé cette crise, on retiendra, de manière arbitraire, trois traits dominants : d'abord, la capacité des pays occidentaux à se concerter pour faire face de manière collective à la crise ; ensuite, les effets dévastateurs de la crise sur les pays pauvres, plus touchés dans leur vie quotidienne que les pays riches ; enfin, le maintien de l'Algérie hors temps, malgré l'opportunité offerte par la crise pour tenter de s'adapter à l'économie moderne.
Les pays occidentaux ont développé des mécanismes insoupçonnés de concertation, réussissant tous à agir dans la même direction, malgré quelques ratés au départ. L'injection massive d'argent public dans des banques privées, par le biais de plans de relance mobilisant des montants gigantesques, ont permis de maintenir le système en vie. Tout en critiquant ce système et tout en promettant de le rénover en profondeur, ce qui apparaît comme un simple discours destiné à justifier cette aide massive aux riches, les dirigeants des grandes puissances économiques ont réussi à maintenir une certaine cohésion. La Chine elle-même, qui détient pour deux mille milliards de dollars en bons du Trésor américain, a été contrainte de jouer le jeu, pour sauver ses réserves de change et maintenir à flot l'économie de son principal client, les Etats-Unis. C'est là le signe d'une imbrication totale de l'économie mondiale, d'une part, et une preuve que la Chine est plus dépendante des Etats-Unis qu'on ne le croyait.
Quant aux pays pauvres, ils ont subi la crise de plein fouet. Mais comme on ne s'intéresse guère à leur sort, les dégâts qui y ont été causés par la crise ne sont pas encore médiatisés. On s'intéresse davantage aux vingt millions de dollars perdus par Enrico Macias dans une banque islandaise qu'aux quelques milliers de dollars perdus par une coopérative de paysans du Niger dans la faillite d'une banque belge.
Enfin, un phénomène mérite qu'on s'y arrête : les dirigeants algériens ne semblent guère s'être rendus compte qu'il y a eu crise. Leur comportement sur le terrain économique est fait des mêmes aberrations qu'avant la tempête. Après avoir prétendu que l'Algérie ne serait pas touchée par la crise, « grâce aux mesures prises conformément aux orientations du Président de la République », ils sont revenus aux vieilles méthodes de gestion, faites d'injonctions et de décisions contradictoires, sur un fond de dysfonctionnement institutionnel généralisé. Navigant au jugé, décidant selon les humeurs du moment, ils ont éliminé tous les organismes de concertation, y compris les plus dociles : l'Assemblée nationale, totalement soumise, est pourtant interdite de débat, et des organismes comme le CNES n'ont plus le droit de faire semblant d'être critiques !
Aujourd'hui, ceux qui ont ligoté l'économie algérienne à coups d'injonctions et de décisions bureaucratiques prétendent apporter le remède. En utilisant les mêmes méthodes, comme s'ils voulaient absolument démontrer qu'ils n'ont rien retenu de la crise.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.