En Chine, l'achat de livres suit désormais le fil algorithmique    La Sonelgaz de Blida a été ciblée par 84 vols de câble et compteur électrique durant l'année 2025    La corruption, une menace pour le développement et urgence d'améliorer la gouvernance pour l'Afrique    Une transition politique toujours introuvable    Une trêve sans paix    Ligue 1 Mobilis (20e journée) : Lutte acharnée pour le maintien    Al-Shabab FC : Noureddine Zekri, nouvel entraîneur    La Fédération invite les clubs à proposer des amendements    La disponibilité des produits de base assurée    Inauguration des annexes régionales du ministère des Affaires étrangères    Huit plaquettes de kif saisies, deux arrestations    Al-Khawarizmi, l'homme qui a donné des règles aux nombres    «Le FMI (France-Maroc-Israël) complote contre ta patrie»    Journée nationale du Chahid Inauguration et lancement de nouveaux projets dans le sud du pays    «La fidélité aux martyrs, fondement des réalisations de l'Algérie nouvelle»    Réception de 384 bus au port de Mostaganem    L'islamophobie gagne du terrain en Europe    Le ministre de la Justice pose la première pierre du projet de réalisation du siège de la cour de justice    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Jeu de la mort
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 06 - 2011

Dans un monde arabe où l'opacité des régimes est une règle sacrée, les citoyens, quand ils ne sont pas définitivement dégoûtés, essayent de deviner comment pensent ceux qui les gouvernent. Et à chaque fois qu'un petit épilogue arrive, comme c'est le cas pour la Tunisie et l'Egypte, ils découvrent que la réalité dépasse, en grotesque et en sordide, leur imagination. Demain, la Tunisie entame un procès de Ben Ali et de sa femme. Les Tunisiens n'auront pas la possibilité de voir le dictateur rendre des comptes. Mais aujourd'hui qu'ils sont un peu mieux informés de ses turpitudes et de ses petitesses, ils découvrent qu'ils lui ont, malgré eux, prêté plus qu'il ne mérite. Les citoyens sont comme ça. Même écrasés, ils sont trop grands pour imaginer l'ampleur de la petitesse qui se drape derrière les grands mots. Dans tous les cas de figure, les citoyens, même les moins instruits, ont une appréciation trop rationnelle sur des comportements de pouvoir qui ne le sont pas.
Pourtant, ce qui se passe actuellement en Syrie défie les esprits les plus «pervers». Comment expliquer ce terrible aveuglement d'un régime qui avait les possibilités d'organiser un changement pacifique, où le salut, voire la reconversion de ses membres pouvaient être assurés, mais qui a choisi délibérément de déclencher une guerre générale contre sa population ? Ce paysage de tentes blanches alignées en Turquie, où des Syriens terrorisés viennent se réfugier avec femmes et enfants, est l'illustration d'une démarche perverse d'un régime qui a décidé, avec une démesure caricaturale, qu'il était le pays. Et qui pousse les habitants, par la terreur, à le quitter.
Bachar Al-Assad aurait pu organiser le passage en douceur vers une nouvelle étape. Mais c'était avant que tant de sang ne coule. Il a voulu reproduire la répression «exemplaire» de Hamma, menée par son père Hafedh Al-Assad contre les Frères musulmans et qui a fait entre 15.000 et 20.000 morts. Bachar Al-Assad s'est trompé d'époque et de peuple. Il y a aujourd'hui de la répression, mais elle n'est plus «exemplaire». Elle crée au contraire plus de contestation et plus de détermination. Le régime syrien, ne connaissant pas d'autre langage que celui de la force, a décidé d'aller vers l'escalade. Bachar Al-Assad accule les Syriens et cherche à les priver de leur pays. Les Syriens désormais ne cherchent plus à comprendre ce qui se passe dans la tête d'un «jeune» président présumé instruit. C'est qu'il n'y a rien à comprendre. Bachar Al-Assad n'est désormais plus un élément de la solution, il est un des premiers éléments du problème.
Au Liban, en écho à ce qui se passe en Syrie, des affrontements ont eu lieu entre alaouites (auxquels appartient Bachar Al-Assad) et sunnites. Un régime qui a choisi de dialoguer par le feu avec le peuple et qui n'éprouve aucune honte à ce que ses citoyens fuient par milliers dans un pays voisin, n'hésitera pas jouer sur tous les registres, y compris à allumer les feux des conflits confessionnels.
La situation en Syrie est d'une extrême gravité. L'absence d'intervention énergique des régimes arabes et de leur «ligue» face à un régime qui a perdu tout crédit moral est en train de créer les conditions d'une intrusion extérieure qui sera nécessairement dévastatrice. L'engrenage est en marche. Il ne reste plus que l'espoir, ténu, d'une implication politique plus forte et plus énergique de la Turquie pour contraindre le régime à stopper ce jeu de la mort.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.