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Les bouffonneries du sérail
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 03 - 2014

«Ce qui permet de mettre ma vie en jeu est manifestement quelque chose de plus que la vie: être reconnu par l'autre comme porteur d'une qualité dépassant la vie même, la dignité humaine; que l'autre me reconnaisse cette qualité.» Thomas De Koninck
Et comme si le pays était devenu une pissotière. Défroqués, au portillon du pouvoir, une centaine de prétendants au trône se sont frénétiquement bousculés avec un optimisme messianique, résolus à exaucer nos rêves et à faire le grand toilettage dans ces écuries d'Augias que sont devenues ces anciennes colonies depuis le limogeage de leurs anciens propriétaires.
Nous débarrasser des vilains malotrus, réinstaller l'espoir et accessoirement un peu de justice, telles sont les chimères que ces donquichottes effrontés s'affairent piteusement à nous faire miroiter. Nous ignorions que cette tâche était si aisée dans un pays qui, après plusieurs décennies d'absolutisme et une guerre civile, s'est voluptueusement immergé dans le plus absurde des opportunismes consuméristes. Il serait quand même utile de rappeler qu'il ne s'agit plus de lutter contre nos fléaux mythiques (corruption-népotisme-bureaucratie…) propres à nos dictatures de pacotille dont le règne s'avèrera aussi oppressif et criminogène que celui du colon d'antan auquel ils se sont substitués. En effet, ces républiques bananières hybrides, à la différence de toute autre forme de despotisme connu, ont réussi l'exploit de générer, au moyen de la rente, un mécanisme assez complexe d'auto régénérescence qui s'avère bizarrement moins ostracisant ou étanche que les autres formes d'agrégats oligarchiques traditionnels. Et c'est d'ailleurs ce qui explique la force étrange de ces pouvoirs volubiles et assure leur pérennité au détriment d'un développement humain fécond et d'un progrès réel et pérenne.
Tel un virus en perpétuelle mutation, l'absolutisme version algérienne est devenu aujourd'hui quasiment méconnaissable. Sommes-nous absolument certains qu'une fois le Bouteflikisme écarté nous n'allons pas hériter d'un autre système analogue.
Le pays semble s'y être accoutumé à ces fastueuses dynasties (Benbelisme- Boumedienisme-Chadlisme).
En somme, il s'avère aujourd'hui quasi impossible de lutter contre ces aberrations meurtrières, de moraliser ou de réprimer quoi que ce soit. L'outrage répétitif et impuni dirigé contre le cœur même de l'état a fini par assiéger, pervertir et tenir en captivité les institutions les plus nobles de la Nation (Justice - Education - Santé - Religion) et installera pour plusieurs décennies encore l'étiolement des valeurs fondatrices de paix et de progrès.
Pour la quatrième fois, et dans un climat absolument surréaliste mais guère surprenant, les présidentielles battent leur plein .Nous voilà embarqués pour un autre tour de manège. Les préparatifs à la razzia commencent, l'appel du butin devient de plus en plus irrésistible, on retrouve de part et d'autres aussi bien de séniles récalcitrants énurétiques que d'éjaculateurs précoces. Quel sacrilège de nous laisser voir une vanité aussi abyssale. Qu'a mérité ce pays pour hériter d'un fatras d'outsiders dont une bonne partie présente des troubles pathologiques avérés. Le vieillard avec lequel vous voulez légitimement en découdre se tord de rire, lui qui n'a pas plus les moyens ni d'actionner ses zygomatiques ni de gesticuler. " Pris pour un cave, un radoteur atone, dans la pénombre, ils affuteront leurs armes. Mais même sénile, de lui, les loups auront toujours peur ". Avait lancé un jour le défunt El-Anka (Soubhan Ellah ya Ltif) à chaque disciple, à chaque successeur et à chaque rival imbu, présomptueux et malintentionné.
Il n'y a aucune gloire à vouloir euthanasier maintenant le vieux. C'était en 1962 qu'il fallait s'offusquer, s'indigner et balancer pompeusement nos réclamations au sujet d'un règne que nous avons tous contribué à engraisser. Avec une lâcheté hébraïque, dans notre insouciante captivité, nous avons soigneusement pétri avec nos pieds la paille et la glaise qui fera étinceler l'édifice politique, idéologique et culturel de nos pharaons. C'était au congrès de Tripoli qu'il fallait réagir - le glas de la démocratie résonnait déjà dans un vacarme assourdissant. Nous avons entamé dès lors le règne de ce qui allait être une succession ininterrompue de coups d'états décisifs. Les mémorables sagas des congrès du FLN, ses coups d'état scientifiques et ses mouvements de redressement. Un échange de bons procédés ponctué par le recours aux dobermans, aux battes de Base-ball, une loi sur les partis indéfiniment bafouée et une justice scandaleusement impassible.
Les jérémiades de l'une de ces victimes expiatoires (Abdelhamid Mehri en 1996) illustrent parfaitement l'état des lieux depuis l'indépendance : " le problème est de savoir si ce comportement va se poursuivre à l'avenir ou s'il se termine maintenant. Et je le dis en toute sincérité, ce comportement n'est ni en faveur du pays, ni en faveur du pouvoir et ni en faveur de tout intérêt national. Il détruit mais il est incapable de construire ". (1) Ce qui avait ulcéré Mehri en 1996 n'était que le prolongement le plus naturel d'un Modus operandi institutionnel bien établi et ancré dans les mœurs politiques algériennes depuis bien longtemps.
Notre première constitution hâtivement bricolée dans une salle de cinéma par des baroudeurs exonérés de tout plébiscite populaire et résolus à neutraliser toute voix dissidente, cela ne pouvait donner que les théâtrales bouffonneries que nous avons vécues jusqu'à présent.
En effet, dès 1962, et suite à ce hold-up originel, Ferhat Abbas dira : "Quand on veut fonder un parti, il n'est pas question de créer une catégorie de privilégiés et de super-citoyens. Ni d'institutionnaliser une autorité parallèle", il décrira nos nouveaux commis de l'Etat sensés nous consoler contre une éternité d'oppression comme "de nouveaux caïds".
Le thaumaturge prit aussi le soin de nous prédire "Un régime policier qui arrivera à brève échéance si nous n'y prenons garde … Un régime qui fabriquera des robots, des opportunistes et des courtisans". Il me semble qu'en cinquante années de débandade, l'histoire finira inéluctablement par corroborer les prophéties de Ferhat Abbas. Pour reprendre les propos de l'Historien Mohamed Harbi, il était assez difficile pour notre parti unique donc pour l'Etat de ne pas succomber à ce que l'historien qualifiera de " Tentation de résoudre tous les conflits par des stratégies d'assaut " (2)
Les Dès sont jetés - plus ne rien ne vas plus ! Dira la force à la justice. Le treillis va s'assurer du reste, et pour la bonne cause d'ailleurs même si pour beaucoup cela ne paraissait pas si évident, car notre parti unique, visionnaire et majestueusement paternel ne voulait que du bien à ce pays où parait-il, toujours selon nos libérateurs, se profilait déjà une immaturité politique et culturelle susceptibles de générer des désordres et une instabilité contraire à notre précieuse dogmatique révolutionnaire. Alors le concassage et le formatage, en toute légitimité, se mettront méticuleusement en place.
Un demi-siècle plus tard, le ridicule atteindra son summum lorsque ce même treillis se réveillera un jour dans la peau du justicier de minuit, empressé de dératiser le pays, de le libérer d'une corruption généralisée au sein de l'état et au niveau de toutes les institutions.
C'était un peu trop tard, la primauté du militaire commençait à s'éroder, le civil aspirait à prendre enfin une revanche méritée, mais assez curieusement ce ne sera ni au moyen des urnes ni par les armes mais plutôt par le plus redoutable des stratagèmes, la perversion du genre humain. Au moyen de la gabegie que l'on a instauré comme mode de gouvernance, on a permis au club des charognards de s'agrandir toujours un peu plus jusqu'à toucher la plèbe. Tout le monde fait la queue dans cette procession de rapine et de pillage. Ainsi a été notre conception du pouvoir et du devoir : Pervertir pour mieux régner. On émasculera les braves, on vasectomisera l'élite, il n'y aura certes aucune régression féconde, néanmoins il y aura beaucoup de fécondité dans cette régression.
Une alternance au pouvoir au profit exclusif de la déprédation, un changement dans la continuité, très prospère, égocentrique et ostracisant. De nouvelles fortunes verront le jour avec de nouvelles alliances et de nouveaux barons. Et l'Algérie dira à ses rejetons : " Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Où vois-tu de mauvais œil que je sois bon ? - Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. "(3)
Ce pays n'a hélas mérité ni les premiers ni ces derniers. Il n'y a pas pour notre dynastie révolutionnaire moins de décence à vouloir crever sur le trône que cette masse de superflus et de dupes à rêver d'El-Mouradia.
Un seul héros, le peuple. Un seul cocu, le peuple. Et avec comme toujours une seule catin, notre Eldorado septentrional qui suscitera pendant des siècles tant de convoitises et d'infamies. Tous les scénarios ont été vainement envisagés pour ces Etats-nations avortés mais l'histoire n'est pas dupe et tient à ses règles, on restera des bouffons tant qu'on ne se résignera pas à préparer l'avènement d'une démocratie qui ne sera érigée ni pas par les urnes (forcément), ni par des ânes, ni par des armes ou des imams mais par des âmes sanctifiées. Ce serait une erreur monumentale, sinon la pire des inepties pour un esprit un tant soit peu lucide, de penser qu'il se suffirait qu'à démanteler le système morbide en place (chose qui s'avère d'ailleurs inconcevable et impossible vu l'ampleur imperceptible mais oh combien incommensurable de nos compromis et de nos compromissions) pour atteindre la félicité. Que reste-il à définir et à cerner dans ce système vermoulu, occulte et hétérogène si décrié lorsque chacun de nous contribue à animer cet égrégore. " Et qui voudra en dévider le fil verra que, non pas six mille, mais cent mille et des millions tiennent au tyran par cette chaîne ininterrompue qui les soude et les attache à lui…En somme, par les gains et les faveurs qu'on reçoit des tyrans, on en arrive à ce point qu'ils se trouvent presque aussi nombreux, ceux auxquels la tyrannie profite, que ceux auxquels la liberté plairait. "(4) Ce n'est pas le vieux qui est en face de nous qu'il faut éliminer, ni ses improbables héritiers ou le clan de Oujda, ni les caciques de l'Est ou quelques autres spectres évanescents. C'est le vieux qui est en chacun de nous, bien palpable, terré et cupide. " Le tyran n'est ni extérieur ni l'autre. Il est en chacun de nous sous la forme du désir qui nous promet, si nous le faisons roi, de faire de nous son ministre favori. " Pour le bien de tous, on a cru et laissé croire dans un passé récent qu'il était nécessaire de recourir à tous les expédients (exécutions sommaires - enlèvements - procédés extralégaux et illégaux).
Afin de maintenir une stabilité politique et une paix sociale fortement menacées, on a aussi de bonne foi entamé d'autres manœuvres (Concorde civile et réconciliation nationale). De quelle stabilité politique et de quelle paix sociale parlait-on alors ? Puisque nos croquemitaines n'ont pas disparu pour autant après dix ans de guerre civile et plusieurs centaines de milliers de morts, puisque on ne cesse jusqu'à présent de parler par ci par là de menace contre notre sécurité nationale. Il ne s'agit pas forcément de squatter les monts du Zbarbar, de parler le langage des bombes ou de semer une terreur suffisamment médiatique ou anxiogène pour mettre en danger un Etat et une nation. On a réussi tant bien que mal à mettre momentanément hors d'état de nuire l'un des monstres les plus cruels de l'histoire, néanmoins l'intégrisme peut revêtir plusieurs formes. En Somme Dieu n'était qu'un bouc émissaire et le barbu n'était que l'arbre qui cachait la forêt. Un logement, un crédit à la consommation, la promesse d'un emploi ont beaucoup plus d'effet sur nos âmes dépitées et nos ternes existences que ces lendemains surréalistes et métaphysiques psalmodiés par quelques attroupements bourgeois. La population a appris à survivre sans grande moralité ni idéal à défendre hormis les précieux besoins immédiats dictés par sa grégarité instantané. Aux portes de la mort, un vieillard de 96 ans qui n'a pas forcement toujours connu le bonheur, a laissé un testament en guise de flamme qu'il faut sans cesse raviver : " Les raisons de s'indigner existent. Il suffit de les chercher. "Les raisons de s'indigner peuvent paraître aujourd'hui moins nettes ou le monde trop complexe. (...) Mais dans ce monde, il y a des choses insupportables. Pour le voir, il faut bien regarder, chercher. La pire des attitudes est l'indifférence, dire 'Je n'y peux rien, je me débrouille'."(5) En effet, je pense que l'une des raisons fondamentales pour lesquelles ont doit en permanence être aux aguets, c'est ce désir de tenir éveillé en nous cette faculté de s'indigner, de s'insurger et de veiller à ne pas nous laisser compromettre par notre satiété ou ramollir par notre famine, car qui peut prétendre être réellement rassasié ou indigent s'il en venait à être spolié de ce bien le plus précieux. Le président sortant a certes énormément investi sur le bitume et le béton mais on ne peut pas dire qu'il a réussi son rêve d'insuffler dans l'âme de cette nation l'attrait pour cette Dignité qui avait été son slogan lors des présidentielles de 1999.
La seule chose que l'on puisse constater aujourd'hui, c'est l'insoutenable cupidité de tout le monde et particulièrement celle de nos élus. La "Moralité", ajoutera le philosophe, "est la condition qui seule peut faire qu'un être raisonnable est une fin en soi… La moralité ainsi que l'humanité, en tant qu'elle est capable de moralité, c'est donc là, ce qui seul a de la dignité" (6) Un jour, notre président, pour ragaillardir un homme ravagé par la désespérance et la résignation prononcera cette formule emblématique de l'indignité de l'algérien : "Arfâa rassek ya ba" Cette harangue laissait entrevoir une ère de dignité "El-Izza ouel Karama ". Le temps passe, les anciens reflexes ressurgissent, les échines se courbent, les compromis se tissent, les egos se resserrent. Un logement par ci, un emploi par là, des voies carrossables et des raz de marée de voitures pour une paix sociale qui durera le temps que notre homo-consumériste soit amplement rassasié pour passer à autre chose de plus essentiel. J'espère de tout mon cœur que ces sporadiques agitations déployées contre ce quatrième mandat présagent d'un changement radical, chose en laquelle je n'y crois pas tellement, néanmoins je suis enthousiasmé de voir de manière publique et engagée la manifestation de ce ras-le-bol contre une politique qui a atteint le summum de sa nullité et de son burlesque. Je cautionne de tout mon cœur et à titre posthume la rage de ceux qui ne sont plus de ce monde, mes aînés qui se sont sentis outrés lors du congrès de tripoli et pendant tous les autres coups d'états qui ne disent pas leur nom. Et je cautionne toutes les tentatives futures, démocratiques, pacifiques, visionnaires et intelligentes qui tendent à créer en chacun de nous cette opération alchimique tant espérée : La transmutation de nos esprits et de nos âmes déchues et fatiguées.
* Universitaire
Notes :
(1) Discours du SG du FLN A.Mehri le lendemain du « coup d'Etat scientifique». en 1996
(2) Mohamed Harbi.«Le FLN, mirage et réalité des origines à la prise du pouvoir (1945-1962)»
(3) Parabole des ouvriers de la onzième heure - Evangile selon Saint Mathieu
(4) Etienne de La Boétie «Discours de la servitude volontaire» (1549)
(5) Stephen Hessel «Indignez-vous» (2010)
(6) Emmanuel Kant « Fondements de la Métaphysique des Mœurs»(1785).


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