Les eaux stagnantes à l'intérieur des caves posent crûment le problème de leur évacuation. En cette période de l'année, elles constituent un bouillon de culture, par excellence et un vecteur approprié pour la multiplication de petits insectes nocifs, et notamment les moustiques. Selon des sources autorisées chaque commune a des équipes spécialisées pour la démoustication qui doit se faire à des périodes précises sinon elle sera sans aucune efficacité. Devant cet état de fait les habitants, de certains quartiers, notamment les habitants des cités à grande concentration d'habitants, comme Maraval, lancent un appel aux autorités locales et à leur tête les services de l'Hygiène pour prendre des mesures en urgence et notamment le lancement de campagnes de démoustication avant qu'il ne soit trop tard. La première phase d'une campagne de démoustication efficace doit être lancée, durant le mois de mars. L'essentiel de cette lutte anti-larvaire repose sur deux axes d'intervention : l'épandage de produits chimiques dans les endroits concernés et la désinfection des vides sanitaires. Depuis quelques jours déjà, les ventes des produits de lutte contre les moustiques comme les pastilles, connaissent une hausse. Certaines marques connues pour être moins dangereuses, notamment pour les bébés et personnes souffrants des allergies, sont en rupture de stock, a-t-on constaté dans quelques magasins. Car parfois, certains de ces produits peuvent constituer un facteur de risque pour la santé, occasionnant des crises d'asthme, notamment aux personnes prédisposées, surtout si lesdits produits sont contrefaits. Chaque année, les responsables de la DCP tirent la sonnette d'alarme et sensibilisent la population sur les risques des pastilles contrefaites. Certains opérateurs algériens, connus sur le marché national, ont averti contre la toxicité de ces produits, ayant des effets néfastes sur le système nerveux de l'homme, pouvant même provoquer des troubles de comportement et, dans les cas extrêmes, peuvent même être cancérigènes. Devant ces «suceurs de sang», tous les moyens sont bons pour tenter d'en stopper l'invasion. Si certains s'en tiennent à l'usage des pastilles ou des différents insecticides ou en recouvrant les fenêtres et les balcons de moustiquaires, faisant ainsi le bonheur des commerçants, d'autres par contre préfèrent s'abonner chez les remèdes de grand-mère, comme les pots de basilic. Notons, par ailleurs, que des études sur la biodiversité, ainsi que des études écologiques, menées par des entomologistes algériens, ont relevé l'existence de 67 espèces de moustiques en Afrique méditerranéenne et de 46 espèces en Algérie, dont certaines peuvent être dangereuses pour la santé, car elles sont vectrices de maladies. Parmi ces espèces, on trouve le Culex Pipiens, le moustique urbain le plus redoutable puisqu'il constitue une source de nuisance pour la population.