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Après lord Balfour qui a promis la Palestine : Trump promet Jérusalem à Israël (Suite et fin)
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 13 - 12 - 2017

Pour Bruno Guigue, la raison est partie de la campagne pour les présidentielles, Trump voulait rattraper son retard sur Hilary Clinton, il se lança alors dans une surenchère et comprit qu'il fallait s'adresser au lobby juif de l'AIPAC qui gère en profondeur les Etats-Unis: Boudé par Wall Street, Donald Trump voulait à tout prix allumer des contre-feux pour rattraper son retard. Il lui fallait obtenir des appuis auprès du lobby sioniste. Invité à l'assemblée annuelle de l'AIPAC, le 21 mars 2016, Donald Trump fait l'impossible pour faire oublier ses déclarations antérieures. (…) En vingt minutes, il dit à son auditoire ce qu'il voulait entendre et il obtient des salves d'applaudissements. Debout, en “standing ovation”, il affirme qu'il est un “soutien de longue date et ami réel d'Israël”. Interrogé le jour même par CNN, il déclare qu'il est prêt à déplacer l'ambassade US à Jérusalem. (…) A neuf semaines du scrutin, le candidat républicain se résout à abattre sa dernière carte. C'est alors qu'il rencontre publiquement Benyamin Netanyahu, le 26 septembre 2016. A l'issue de cette entrevue, à New York, Trump promet de reconnaître Jérusalem comme “la capitale indivisible d'Israël” et d'y installer l'ambassade américaine s'il est élu à la présidence. (…) Habiles marionnettistes, les amis de Netanyahu ont manipulé les deux pantins désarticulés qui se disputaient un pouvoir fantoche. Nous sommes le 6 décembre 2017. Il aura mis un an à payer l'addition. En reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël, en y installant leur ambassade, les USA offrent au projet d'Etat palestinien un enterrement de première classe. (…) Ce geste spectaculaire trahit l'allégeance de Washington aux intérêts de l'Etat-colon. (…) Les prétentions sionistes sur la Ville sainte se réclament du texte biblique. En les accréditant, Trump réintroduit le sacré dans un conflit d'essence profane. Il percute le droit international avec le droit divin. Cette concession à la mythologie sioniste occulte la lutte de libération nationale du peuple palestinien. (2)
La vie des Palestiniens : une forme d'apartheid
Comment vivent les Palestiniens à Jérusalem-Est ? Il est incorrect que la vie des Palestiniens va devenir un enfer avec cette nouvelle ! C'est déjà l'enfer décliné sur terre avec raffinement. Souvenons-nous: la Résolution 181 de 1947 de l'assemblée générale de l'ONU désigne Jérusalem comme un tout et ses environs comme “un corpus separatum sous un régime international spécial,” administré par l'ONU. «Depuis qu'il occupe militairement Jérusalem-Est en 1967, Israël a dépouillé plus de 14.000 Palestinien.ne.s jérusalémites de leur droit à vivre dans leur ville natale. Israël a réclamé la ville et annexé sa partie Est lors d'une initiative maintes fois condamnée et jugée illégale par les Nations unies. Israël délivre rarement à des Palestiniens les permis nécessaires pour pouvoir construire dans la ville, et soumet les Palestiniens à des pratiques violentes et racistes et à une discrimination généralisée quand il s'agit d'éducation et autres services municipaux». Lorsqu'Israël fit passer en 1980 une Loi fondamentale qui déclarait Jérusalem, “complète et unie,” “capitale d'Israël”, le Conseil de sécurité de l'ONU adopta la Résolution 476 déclarant que les “mesures qui ont altéré le caractère géographique, démographique et historique ainsi que le statut de la Ville sainte de Jérusalem sont nulles et non avenues et constituent une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève et constitue également une obstruction grave à l'instauration d'une paix d'ensemble, juste et durable au Moyen-Orient».
Farah Najjar et Zena Tahhan nous rappellent que: «L'annexion israélienne illégale de Jérusalem-Est viole plusieurs principes du droit international, qui stipule qu'une puissance occupante n'a pas de souveraineté sur le territoire qu'elle occupe. Les Palestiniens à Jérusalem vivent sous un régime de discrimination Aujourd'hui, quelque 420.000 Palestiniens à Jérusalem-Est ont des cartes d'identité de «résidence permanente». Ils ont également des passeports jordaniens temporaires sans numéro d'identification national. Les Palestiniens de Jérusalem sont dans leur grande majorité apatrides, bloqués dans un enfer juridique - ils ne sont pas des citoyens d'Israël, ni des citoyens de Jordanie ou de Palestine. Israël traite les Palestiniens de Jérusalem-Est comme des immigrés étrangers qui y vivent grâce à ce qui est une faveur accordée par l'Etat et non par le droit, bien qu'ils y soient nés. Tout Palestinien qui a vécu hors des frontières de Jérusalem pendant un certain temps, que ce soit dans un pays étranger ou même en Cisjordanie, court le risque de perdre son droit d'y vivre. En attendant, tout Juif du monde entier a le droit de vivre en Israël et d'obtenir la citoyenneté israélienne en vertu de la loi du retour d'Israël.(3)
Depuis 1967, Israël a révoqué le statut de résident de 14.000 Palestiniens, selon le groupe israélien des droits B'Tselem. Le projet colonial d'Israël à Jérusalem-Est, qui vise à consolider le contrôle d'Israël sur la ville, est également considéré comme illégal en vertu du droit international. (…) Pourtant, depuis 1967, Israël a construit plus d'une douzaine de complexes de logements réservés aux seuls Israéliens juifs, connus sous le nom de colonies, certains au milieu des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est. Quelque 200.000 citoyens israéliens vivent à Jérusalem-Est sous la protection de l'armée et de la police, le plus grand complexe de logements regroupant 44.000 Israéliens. Ces colonies fortifiées, souvent dispersées entre les maisons des Palestiniens, portent atteinte à la liberté de circulation, à la vie privée et à la sécurité des Palestiniens. Alors que les Palestiniens vivent dans des conditions proches de l'apartheid, les Israéliens jouissent d'un sentiment de normalité, garanti pour eux par leur Etat».(3)
Aina el ‘Arab ?
En dehors des protestations qui ont la mort d'un jeune, et de la menace d'une troisième intifada -qui n'aura pas lieu- est de demander la convocation d'une réunion de la ligue égypto-saoudienne dite arabe. Les rodomontades hypocrites sans lendemain, chaque pays arabe fait ses calculs pour ne pas être dans le collimateur. La collusion des pays du Golfe et de l'Egypte, les pays musulmans ont fait le minimum syndical, même la Turquie autorise elle aussi des manifestations contrôlées. Il faut dire que la cause palestinienne ne fait plus rêver. Cela est dû en grande partie outre la lâcheté des pays arabes à l'aplaventrisme des dirigeants palestiniens et leur installation dans une sorte de farniente avec ce qu'il faut comme confort permis par l'occupant. Lawrence d'Arabie avait raison: «Peuple des beaux départs… les réactions épidermiques des Arabes sont un feu de paille car ils ne sont pas libres d'eux-mêmes du fait de la gabegie de leurs dirigeants… Al-Qaïda aurait appelé ses combattants à travers le monde à se mobiliser pour frapper les sites cruciaux des Etats-Unis, de leurs alliés et d'Israël.
Les autres réactions
L'Iran «ne tolérera pas une violation des Lieux saints musulmans», a affirmé le président iranien, Hassan Rohani. En France, le CRIF, qui se veut la voix des Juifs de France, demande à Macron de suivre la position courageuse de Trump. Pour le pape, qui lui aussi a réagi, la ville de Jérusalem n'est pas qu'une juxtaposition de monuments Le pape François a lancé mercredi 6 décembre un appel pour la Ville sainte, demandant «sagesse et prudence. La position du Saint-Siège est que toute revendication exclusive -qu'elle soit religieuse ou politique- est contraire à la logique véritable de l'identité de la ville. Des revendications exclusives selon les critères numériques et historiques sont irrecevables. De fait, le Saint-Siège ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est par Israël, s'en tenant à la résolution du 20 août 1980 du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la proclamation par Israël de Jérusalem comme capitale «une et indivisible». Le Vatican ne saurait se satisfaire d'une «simple ”extraterritorialité” des Lieux saints, avec l'assurance que les pèlerins aient la liberté de les visiter sans entraves».
Le «caractère sacré» de Jérusalem ne se restreint pas aux monuments «comme s'ils étaient séparés les uns des autres ou isolés dans leur communauté respective» mais «affecte Jérusalem dans sa totalité, ses Lieux saints comme ses communautés avec leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs activités culturelles, sociales et économiques», insistait Mgr Tauran dans ce texte devenu, au Vatican, symbolique de sa position immuable».(4)
Le plan de paix imposé aux Palestiniens
Pour René Backmann, la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël s'articule à un plan de paix que Washington tente d'imposer aux Palestiniens avec l'aide de l'Arabie saoudite et d'Israël. Cette reconnaissance affirmée par le président ne fait pas que rompre avec soixante-dix ans de politique américaine. (…) Depuis quelques mois, une configuration inédite se met en place au Moyen-Orient. Hier ennemis mortels, voilà que l'Arabie saoudite et Israël unissent aujourd'hui leur influence à celle des Etats-Unis pour convaincre -ou plutôt pour contraindre- les dirigeants palestiniens d'accepter un nouveau plan de paix. Quel est donc ce plan ?» (5)
Dans la soirée du 6 novembre, alors qu'il se trouvait au Caire où se poursuivaient les difficiles négociations de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, le président palestinien Mahmoud Abbas a été invité à se rendre à Riyad. Abbas s'est entretenu avec le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), dont l'ambition aventureuse et la poigne réformatrice -mais bien peu démocratique- sont en train de bouleverser les rapports de force dans la région, voici les grandes lignes du «plan de paix» avancé par le prince héritier et rejeté, après une discussion beaucoup plus longue que prévu, par Mahmoud Abbas. Que propose-t-il ? Un Etat palestinien composé de plusieurs fragments de la Cisjordanie, sans continuité territoriale, et une souveraineté limitée des Palestiniens sur leur propre territoire. La majorité des colonies actuelles de Cisjordanie restent en place, sous contrôle israélien. Jérusalem devient la capitale d'Israël mais pas celle de l'Etat palestinien éparpillé, qui pourrait être installée à Abou Dis, une agglomération de l'est de Jérusalem, mais isolée de la ville par le mur de séparation. Autre disposition du plan: aucun droit au retour, même symbolique, ne sera reconnu aux réfugiés palestiniens et à leurs descendants».(5)
«Ce plan n'a plus rien à voir avec «l'Initiative de paix arabe» de mars 2002, présentée par l'Arabie saoudite, qui offrait une normalisation des relations entre Israël et ses voisins arabes en échange d'un retrait total d'Israël des territoires occupés en 1967. Il est même plus désavantageux pour les Palestiniens que toutes les propositions mises en discussion par Israël depuis deux décennies ! «Jamais les Américains n'étaient allés aussi loin, dans le déséquilibre en faveur d'Israël, dit un proche du président palestinien. Et l'extraordinaire est qu'ils avancent un tel plan avec l'aval et la collaboration active de l'Arabie saoudite».(5)
«Pour tenter d'assouplir la position de son interlocuteur, Mohammed ben Salmane a presque tout tenté, maniant la carotte et le bâton. D'abord en proposant de financer un soutien massif à l'économie de cette Palestine «indépendante». Puis en menaçant de cesser toute aide financière à l'Autorité palestinienne, depuis longtemps sous perfusion internationale. Enfin, en laissant filtrer la rumeur selon laquelle Mohammed Dahlan, l'ennemi no1 d'Abbas à qui il rêve de succéder, avait quitté son exil doré des Emirats arabes unis, où il vit depuis 2011, pour se rendre à Riyad en même temps que Mahmoud Abbas. Nul besoin d'être grand clerc pour pressentir que Mahmoud Abbas, le président fantoche de l'Autorité palestinienne, n'aura pas voix au chapitre dans cet alignement inconditionnel de l'Arabie saoudite sur l'axe du mal, israélo-américain, d'autant plus que, toujours selon le New York Times, l'omnipotent prince saoudien, plus connu désormais sous les initiales MBS, aimerait introniser à sa place le très controversé Mohammed Dahlan».(6)
Une alliance inédite entre USA, Israël et Arabie saoudite
En fait, il semble que Jérusalem est le maillon faible d'une stratégie triangulaire Etats-Unis - Israël - Arabie saoudite dont le but est de réduire l'Iran. On sait que les Saoudiens se déclarent en hostilité avec les Iraniens pour le plus grand bonheur des Israéliens qui pensent qu'une fois les Iraniens hors jeu, ils seront les maîtres définitif du Moyen-Orient. Dans ce calcul, les Palestiniens ne pèsent rien La déclaration sur Jérusalem, la diversion et que la cible est toujours l'Iran: «Le 6 décembre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné, que Israël doit «agir maintenant contre l'Iran» afin d'empêcher les Iraniens de s'établir «en Syrie», selon le journal israélien Jerusalem Post. Les déclarations de Netanyahu visent clairement à justifier les frappes aériennes israéliennes en Syrie les 2 et 5 décembre». (7)
«Pourquoi cette soudaine alliance, écrit René Backman, de fait entre l'Arabie saoudite et Israël pour un plan de paix américain ?» Pour le gouvernement israélien, l'Iran, on le sait, est un ennemi mortel, une «menace existentielle». C'est ce que répétait le Premier ministre israélien en invoquant le risque de production par Téhéran d'une bombe atomique. La décision iranienne d'aménager au moins deux bases militaires permanentes en Syrie, au sud de Damas, donc proches de la frontière nord d'Israël, est considérée par Tsahal comme une ligne rouge. L'une des deux au moins a déjà été frappée par les avions israéliens. Il se trouve que cette aversion historique d'Israël pour l'Iran a rencontré, du côté saoudien, la prétention farouche de Mohammed ben Salmane de conserver au royaume wahhabite l'autorité régionale que Téhéran paraissait menacer. La volonté, de la part d'un prince wahhabite, de contenir l'influence du chiisme de la République islamique n'explique pourtant pas seule l'offensive diplomatique massive de Riyad contre Téhéran»(5).
«L'influence majeure de l'Iran en Irak, où la majorité chiite est au pouvoir depuis la chute du régime de Saddam Hussein, le rôle décisif des combattants iraniens et de leurs milices dans le rétablissement militaire de Bachar al-Assad, indiquent, aux yeux des Saoudiens, qu'une nouvelle donne stratégique régionale est en train de se mettre en place: ainsi s'explique largement l'ouverture diplomatique désormais publique de l'Arabie saoudite en direction d'Israël. Initiative symbolisée par l'interview, il y a trois semaines, du général Gadi Eizenkot, chef d'état-major de l'armée israélienne, au site d'information saoudien Elaph. Interview dans laquelle il a rappelé que les deux pays ne s'étaient «jamais combattus».(5)
Conclusion
On apprend que L'assemblée générale des Nations unies à New York a adopté par 151voix contre 6 jeudi (30 nov) six résolutions affirmant les droits des Palestiniens et condamnant les violations israéliennes du droit international, rapporte le Middle East Monitor. Selon une résolution («Jérusalem»), «l'Assemblée a réaffirmé que toute mesure prise par Israël, puissance occupante, en vue d'imposer ses lois et son administration à la Ville sainte de Jérusalem était illégale et, de ce fait, nulle et non avenue et sans validité aucune». On apprend que les Arabes se sont réunis et ont protesté. C'est très important !!
Après la dernière croisade et pour la paix des religions à Jérusalem. Après Salah Eddine Al Ayoubi, les «gestionnaires» arabes de la Ville sainte mirent au point un protocole. Chaque jour, pour l'ouverture et la fermeture du St-Sépulcre, a lieu une «cérémonie» complexe. Comme cela se sait, la porte et la clé du St-Sépulcre sont gardées par deux familles musulmanes (Nuseibeh et Judeh). C'est tout cela qui risque d'être remis en cause. Cette situation peut provoquer ou aggraver un dangereux amalgame entre la violence terroriste et la résistance contre l'occupation. Car si on ne mesure pas à l'heure qu'il est jusqu'où peut aller cette furie populaire, légitime et somme toute prévisible, suscitée par la décision de Trump, des réactions violentes ne sont pas à écarter.
Il est faux de penser que c'est un conflit religieux. La meilleure preuve est que des Juifs, les communautés Hareidi dans le monde entier -y compris celle de Jérusalem, qui existe depuis près de deux cents ans s'opposaient à la création d'un seul Etat juif en Palestine historique. Dès le début du XXe siècle, les grands rabbins qui représentaient ces communautés se sont battus avec acharnement pour démontrer que le sionisme ne représente pas le judaïsme et que l'établissement d'un Etat juif en Palestine n'apporterait que violence et instabilité, et contreviendrait en fait à la loi juive. (.. ) Lorsque l'Etat d'Israël a été créé en 1948, la communauté Hareidi a été confrontée à une réalité dans laquelle, contrairement à ses souhaits et à ses croyances, elle est devenue citoyenne de ce nouvel Etat. Pour eux, servir dans l'armée israélienne était un sacrilège. (…) La question principale qui se pose plus que toute autre est l'interdiction de faire la guerre»(8).
Ce n'est pas seulement en Israël que les Juifs antisionistes se manifestent au prix quelquefois de se mettre en danger de mort. Le soutien apporté par le CRIF, puissant lobby pro-Tel-Aviv en France, à la décision de Trump a suscité l'indignation des juifs en France. «Le CRIF et le Consistoire ont appelé le président Macron à faire de même comme si c'était au CRIF de décider des grandes lignes de la diplomatie française. Après le communiqué du CRIF demandant à Emmanuel Macron de suivre la même démarche que Donald Trump, les appels se sont multipliés du côté de la communauté, affirme Europe 1. Des associations juives de France regrettent de ne pas avoir été consultées. 1. «Tous les Juifs français ne se sentent pas représentés par le CRIF. C'est inutile et dangereux. La bonne position que devraient avoir les meilleurs amis d'Israël, comme la France, c'est de pousser pour qu'il y ait une solution. Et dans le cadre de cette solution, reconnaître Al Qods comme capitale des deux Etats, le jour où il y aura deux Etats», poursuit le rabbin(9).
En fait, tout commença avec la fameuse déclaration de Balfour où l'on promit une seconde fois après Dieu une terre à des hommes et des femmes disséminés dans le monde. Trump vient après Dieu et Balfour de consolider la terre promise. La dimension démographique invoquée par Israël qui fera tout pour exclure les Palestiniens de Jérusalem et ensuite d'Israël même les Arabes israéliens n'ont pas vocation à rester dans un pays qui se veut juif, ce sera alors une autre Nekba maintenant que le droit au retour est oublié. L'Etat juif voulu par Israël se veut un Etat aseptisé Il est pratiquement impossible du fait de la discontinuité territoriale de créer un Etat palestinien autonome. Pendant ce temps, la colonisation bat son plein et des nouvelles implantations sont prévues pour rendre irréversible la prise des territoires palestiniens La trentaine de résolutions de l'ONU n'ont pas fait entendre raison à Israël, en vain ! Il a fallu une résolution controversée arrachée par Sarkozy à l'ONU pour que dans l'heure qui suit la Libye a commencé à être démolie et que Kadhafi soit lynché quelques mois plus tard ! Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
* Professeur - Ecole polytechnique Alger
Notes
2. Bruno Guigue7 décembre 2017, https://oumma.com/allegeance-de-washington-a-letat-colon/
3. Zena Tahhan & Farah Najjar | 6 décembre 2017 http://arretsurinfo.ch/jerusalem-nest-pas-et-ne-sera-jamais-une-capitale-israelienne/
4. https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Le-pape-Francois-appelle-respecter-statu-quo-Jerusalem-2017-12-06-1200897493
5. René BackmannHttps://www.mediapart.fr/journal/international/061217/un-coup-de-force-et-une-alliance-inedite-entre-usa-israel-et-arabie-saoudite?page_article=2
6. https://oumma.com/jerusalem-capitale-disrael-le-role-et-soutien-de-larabie-saoudite/
7. http://reseauinternational.net/premier-ministre-israelien-nous-devons-agir-maintenant-contre-liran-southfront/#FmIq6s5RLYUt1moV.99
8. http://reseauinternational.net/videos-nous-ne-servirons-pas-dans-votre-armee-les-juifs-orthodoxes-de-jerusalem-battus-arretes-pour-avoir-refuse-de-se-soumettre-a-un-projet-de-loi-mintpress-news/#UxexaMDaOlG50hpp.99
9. http://parstoday.com/fr/news/world-i51449-france_les_juifs_contre_le_crif_isra%C3%ABl


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