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Le gouverneur de la Banque d'Algérie l'affirme: Le renseignement financier n'est pas une prérogative des banques
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 04 - 04 - 2018

Le gouverneur de la Banque d'Algérie (BA) est revenu, hier, sur la dernière instruction adressée, en février 2018, aux établissements bancaires.
Mohamed Loukal a indiqué, lors des travaux d'un symposium, sur la place financière algérienne et les produits bancaires et d'assurances, en présence du ministre des Finances, que son organisme a mis en place "une frontière imperméable" entre la collecte des ressources, censée être l'objectif essentiel des banques, et le renseignement financier, du ressort exclusif des instances concernées, à leur tête la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) et non une prérogative des banques, a expliqué Loukal.
Ce dernier ajoutera que " le système bancaire s'est enfermé dans une situation qui l'a amené, en voulant développer du zèle dans la loi sur la lutte anti-blanchiment, à aller à l'encontre de cette loi". A titre d'exemple, il citera le cas d'"un client d'une agence, depuis 20 ans, qui a vendu un bien immobilier. En se présentant chez sa banque avec un chèque pour le verser, dans son compte, on lui demande l'objet de l'opération", faisant remarquer que la loi interdit ces "dérives". "On touche, pratiquement, à la dignité du client lorsqu'on lui demande l'objet de l'opération", affirmera-t-il. Rappelons que la BA avait adressé une instruction aux établissements bancaires les invitant à davantage de souplesse dans les opérations de dépôts de fonds et de l'accès à ces dépôts par les épargnants. La BA a expliqué, dans ce document, qu'il a été enregistré des refoulements de capitaux " de manière arbitraire et sans justifications réglementaires" dans certains guichets bancaires, à la lumière "d'une interprétation, souvent abusive et non fondée, des dispositions de la loi régissant le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme". Cette lecture faussée et "restrictive" des textes en vigueur a précipité des banquiers à ne pas respecter leurs obligations légales. La note précise que cette interprétation est constatée, notamment, en matière d'ouverture de comptes, d'acceptation des dépôts et de "délais exagérés" de mise à disposition des fonds. La note de la BA affirme que l'attitude des banques " a desservi les objectifs de l'inclusion financière et a généré, auprès des épargnants potentiels, un phénomène d'incompréhension et d'expectative". Pour remédier à cette situation pénalisante pour les clients des banques, la BA a appelé l'ensemble des banques "à cesser d'exiger, lors de tout dépôt de fonds, en caisse, auprès de leurs guichets, des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l'identité du client, dans le cadre des exigences réglementaires en matière de connaissance du client". Mohamed Loukal a saisi l'occasion, pour inviter les banques, à plus "d'agressivité commerciale" de façon à "récolter le maximum de la masse fiduciaire qui se trouve en dehors du circuit bancaire". En conséquence, et pour réduire la masse monétaire circulant en dehors du circuit formel, la BA avait interpellé le système bancaire, de nouveau, "à se déployer, à travers ses différents outils et instruments, à capter et à canaliser tout épargne potentielle" et "d'instaurer la confiance avec la clientèle épargnante, dans le cadre d'une relation bancaire professionnelle et sereine". La BA estime qu'à fin 2017, l'économie informelle pesait entre près de 2.680 et 3.200 milliards de DA. Sur une masse monétaire en circulation de 14.000 milliards de dinars (mds de DA), il y a 4.780 mds de DA qui n'intègrent pas le circuit bancaire dont 1.500 à 2.000 mds de DA thésaurisés chez des particuliers et le reste irrigue le marché informel, a rappelé le gouverneur.
La BA estime qu'à fin 2017, l'économie informelle pesait entre près de 2.680 et 3.200 milliards DA. Interrogé par la presse sur les raisons du manque de liquidités qui aurait été observé chez certaines banques, Loukal a assuré qu'il s'agit "de cas exceptionnels" et qu'il n'y avait "aucun problème de liquidités, ni au niveau des banques ni au niveau des points postaux", indiquant même qu'il y avait 1.480 mds de DA de surliquidités. Le gouverneur a, également, tenu à démentir les bruits sur un éventuel abandon, par la BA, des produits alternatifs (produits conformes à la Chariâ islamique).


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