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Le livre, le meilleur ami !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 07 - 2018

Le jour où j'aurai rempli la Colombie de livres, a affirmé il y a quelques années, José Alberto Gutierrez, un quinquagénaire ayant réussi à fournir des livres à plus de 235 lieux de culture de son pays et à peupler les étagères de 450 bibliothèques en recyclant, des vieux bouquins, récupérés des poubelles des villes, je me sentirais comme Ulysse, après avoir sauvé Pénélope et éloigné la guerre d'Ithaque. Ce « seigneur des livres », comme l'ont nommé les médias locaux, décédé récemment, avait même aidé 22.000 Colombiens des quartiers les plus pauvres de Bogota à se procurer, gratuitement, des livres alors que cette capitale n'a que 19 bibliothèques pour une population de 8,5 millions d'habitants ! Et à force d'avoir séduit les partenaires sociaux et le public, le généreux bénévole a pu recevoir beaucoup de donations venant de plusieurs régions du monde. Cette initiative part d'un principe simple : « un livre lu, un délinquant en moins ». Chose ayant suscité de l'enthousiasme dans ce pays de l'Amérique centrale, infesté par les bandes de narcotrafiquants. Mission accomplie, car au bout de quelques années d'essai, l'affluence des lecteurs était telle que les autorités ont dû, elles-mêmes, s'y mettre à leur tour. Mais pourquoi de telles initiatives sont rares, sinon quasiment inexistantes chez nous ? L'un de nos étudiants à l'Université d'Alger à qui j'ai raconté l'expérience de ce Colombien s'est tout simplement esclaffé de rire : « on dirait que tu vis à Stockholm ou à Munich ! », me tance-t-il, ironiquement.
« Mais pourquoi ? », lui dis-je, un rien remonté. « Tu sais, j'ai mis toute une journée à faire la queue devant la bibliothèque centrale de notre fac pour emprunter un livre dont j'avais besoin pour un exposé, en salle de classe » « et tu l'as eu ? » « Malheureusement, non ! » « Pourquoi ? » « On m'a dit qu'il a été volé ! » « Volé ? » « Oui ! Peut-être c'est vrai, parce que parfois des étudiants indélicats ne rendent pas les bouquins qu'ils empruntent, mais c'est fort probablement aussi un prétexte pour que je ne revienne pas là-bas leur casser les pieds » « à qui ? » « Les bibliothécaires bien sûr ! » « L'accès n'est pas libre à la bibliothèque ? » « C'est libre en salle de lecture, mais pas là où sont stockés les livres. Ce qui met les employés à l'aise pour dire n'importe quoi, selon la tête du client, lorsqu'on leur demande un livre ou une revue. Le problème, c'est que presque tous les livres datent des années 1970-1980 et ça n'aide plus à faire des recherches fraîches et sérieuses!». Il est certain qu'en comparant les exemples colombien et algérien, deux pays appartenant pourtant au tiers monde, on trouve que l'écart, du moins dans ces deux cas, est énorme. Un bénévole qui tente avec succès de répandre le savoir même dans les rues les plus déshéritées de la capitale, aidé, en cela, par les autorités et un étudiant qui cherche désespérément, dans son université, un livre qu'il ne retrouve pas. Chercher l'erreur maintenant, chers lecteurs ? C'est, sans doute, dans le manque d'initiative des nôtres, la mauvaise organisation dans nos lieux de savoir, le laisser-aller, le mépris de tout ce qui a trait à la Culture et à l'épanouissement de l'humain.

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