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Pénurie de médicaments: Le ministère de la Santé rencontre les pharmaciens après l'Aïd
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 08 - 2018

Apparemment, les chiffres du ministère de la Santé au sujet des médicaments touchés par la pénurie ne correspondent pas au constat établi par le Syndicat national algérien des pharmaciens d'officines (SNAPO).
Pour rappel, le SNAPO a fait état ces derniers jours, sur nos colonnes, d'une liste de 150 produits frappés par la pénurie de médicaments, touchant pratiquement toutes les classes thérapeutiques, une liste que le ministre de la Santé a contestée, estimant que la pénurie ne touche pas plus que 10 produits. Des déclarations contradictoires qui méritent que les deux parties confondent leurs conclusions pour ajuster les statistiques.
Dans ce sens, une rencontre est annoncée entre des représentants du ministère de la Santé et du SNAPO pour, justement, mettre au clair ce dossier de la pénurie des médicaments qui revient sans cesse ces derniers mois au devant de la scène nationale. «La réunion avec le ministère de la Santé est fixée immédiatement après l'Aïd El Adha», nous a confirmé, hier, M. Mourad Chabounia, le président par intérim du SNAPO. Interrogé sur la différence très vaste entre les estimations du ministre de la Santé, qui signale que la pénurie ne touche pas plus d'une dizaine de produits, alors que le SNAPO parle d'une liste, qui va en s'élargissant, de 150 produits touchés par la pénurie, M. Mourad Chabounia relève que l'enquête menée par les services du ministère signale certainement la pénurie en termes de Dénomination Commune Internationale (DCI), soit des noms chimiques des médicaments, où l'on trouve dans chaque dénomination 4 à 5 produits, et si l'on fait le compte on peut facilement atteindre les 60 produits en rupture de stock. En tout ca, affirme-t-il, «On a une liste de médicaments non disponibles dans les pharmacies qu'on va remettre officiellement lors de la réunion prévue après l'Aïd El Adha, non sans préciser que les pharmaciens d'officines font face aux malades, face à la crise, et parlent de non-disponibilité lorsqu'il y a une tension sur un produit ou un autre. Continuant ses explications, le président du SNAPO éclairera certains faux concepts des chiffres, en relevant que «quand on distribue 10 boîtes ou 20 boîtes pour un pharmacien, c'est insignifiant, cela ne veut en aucun cas dire que le médicament est disponible».
«On conviendrait d'une disponibilité du médicament lorsque la commande du pharmacien est honorée intégralement», lance-t-il, tout en soulignant que le SNAPO a toujours signalé les pénuries aux services compétents pour trouver des solutions adéquates et calmer l'angoisse que cela provoque chez les malades. «On est des professionnels de la santé, on est face aux malades, maintenant il faut analyser les résultats de cette enquête, s'il y a des défaillances de distribution ou de production, c'est au ministère de situer le dysfonctionnement et le régler, car le pharmacien est le dernier maillon de la chaîne», souligne encore notre interlocuteur. Rappelant qu'il ne peut y avoir aucune spéculation sur le médicament, qui est menacé de péremption.
Et puis, ajoute-t-il, le pharmacien trouve tout son intérêt en exécutant intégralement l'ordonnance présentée par le malade, car si ce dernier constate qu'il y a un médicament ou deux qui manquent chez le pharmacien, il ne veut pas se servir, il préfère aller là où il trouvera la totalité des médicaments, sinon il aura à faire 4 ou 5 pharmacies pour avoir le lot prescrit par le médecin. M. Mourad Chabounia trouvera utile de revenir dans ce contexte sur de récentes déclarations, et réaffirmer que 5 000 pharmaciens, sur les 11 000 en activité sur le territoire national, sont menacés de faillite, dans le sillage de cette pénurie de médicaments. «Le pharmacien a investi, a recruté du personnel, a acheté du matériel, et il doit dans ce prolongement garder une certaine rentabilité, hélas impossible à atteindre avec ce problème de la non-disponibilité du médicament qui constitue, ainsi, une grande menace pour la continuité des activités du pharmacien», conclut-il.


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