La gendarmerie sera chargée d'enquêter    "Il est urgent de développer l'agriculture, l'agroalimentaire et le tourisme en Algérie"    L'Algérie, une "puissance de paix et d'équilibre"    Enlisement du conflit    Tebboune ordonne la tenue d'un Conseil interministériel    46 nouveaux cas enregistrés à Tindouf    Quel plan préventif pour l'Algérie ?    Une foule nombreuse accompagne Loubna Belkacemi à sa dernière demeure    Le Président Tebboune reçoit le ministre français des Affaires étrangères    Coupe du Monde 2022 (Zone Afrique): tirage au sort favorable pour l'Algérie    Khenchela : nécessité de la prévention pour se prémunir des asphyxies au monoxyde de carbone    Un tournoi de futsal dans la ville de Laâyoune est une "pure décision politique"    Benbouzid: une commission d'inspection à El Oued pour évaluer les services de santé    Vers l'élimination du problème de spéculation sur le prix du lait en sachet    Karim Tabbou maintenu en prison    SUR INSTRUCTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : Envoi d'une caravane d'aides humanitaires en Libye    LUTTE CONTRE LA CRIMINALITE : 43 personnes arrêtées à l'extrême-sud du pays    BISKRA : Démantèlement d'un réseau de faussaires de monnaie    Saisie d'une importante quantité de kif    ACCIDENTS DE LA ROUTE : Tebboune ordonne la tenue d'un Conseil interministériel    JSK: Mellal condamné à 6 mois de prison ferme    Une réduction certes, mais la facture toujours aussi lourde    Cinq projets réalisés en 2019    Une quarantaine de walis concernés    Le MSP propose l'intégration du Hirak dans le préambule    Une base de l'ONU ciblée par des terroristes    Le PLD annonce sa participation    Le parquet requiert des peines de 1 an et de 18 mois de prison ferme    Des dizaines de manifestants blessés en Irak    L'état d'urgence renouvelé pour trois mois    Omari examine avec des représentants des Chambres d'agriculture le dossier des coopératives agricoles    ACTUCULT    Projection de "12 hommes en colère" à la cinémathèque de Béjaïa    "Il faut un plan pour sauver notre patrimoine culturel"    La Révolution racontée par Sid Ali Abdelhamid    L'UA réitère la position commune de l'Afrique sur le cessez-le-feu en Libye    «Il n'y a pas de plan B, ça sera au Cameroun»    MOB : Préparation perturbée    MC Oran : Un mercato hivernal tristounet    Aïn Témouchent : Réduction drastique du nombre de départs à la retraite    Scène artistique algérienne : Décès de l'artiste Loubna Belkacemi    Salon du livre à Tizi Ouzou : Réconcilier le public avec la lecture    Le sg de l'UGTA Annaba dépasse les bornes, il agresse et chasse les syndicalistes    L'APN examine la levée d'immunité d'un député    Le NCM et le PAC se neutralisent    Le mouvement des entraîneurs supplante celui des joueurs    Le COA demande à la CAF d'éviter «tout acte entravant l'action de l'ONU»    Un court-métrage tourné à Oran sélectionné    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Avant le choléra, l'intox
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 08 - 09 - 2018

Les «fake news» ou les fausses informations, l'intox, sont devenues un danger viral dans notre pays. Peut-être plus qu'une pandémie elle-même, fût-elle celle du choléra, qui a contaminé et continue de le faire dans les réseaux sociaux en Algérie. La réapparition de cette maladie, dont le foyer originel continue de nourrir de vives conjectures entre les parties concernées et l'opinion publique qu'exacerbent les «fake news», a montré toute la dangerosité, à l'ère du numérique, du séquestre de l'information réelle et sa non-divulgation immédiate autant à l'opinion publique, aux médias qu'aux politiques.
Car si la «fake news» est combattue dans les pays occidentaux pour sa dangerosité politique, et plus par les gestionnaires des réseaux sociaux, facebook ayant supprimé plus de 30.000 faux comptes lors de l'élection présidentielle française de 2017, alors que Trump a été élu grâce à ce type de désinformations, la santé est son terrain favori. Parce qu'elle représente un marché de plusieurs centaines de milliards de dollars, la santé est le terreau fertile et viral pour ce genre d'informations, une véritable industrie liée à la «fake news» médicale. C'est ce qui s'est passé chez nous avec des informations sur le choléra circulant sur les réseaux qui ont pris plus de crédibilité que celles des autorités sanitaires. Les chefs de partis politiques comme les opérateurs économiques ne sont pas épargnés par cette marée de l'intox et de la fausse information, alors que sur le terrain sportif les ravages sont à la mesure de l'absence de résultats des élites nationales.
Tout cela a un prix et les canaux de la «fake news» sont très souvent, chez nous, des médias peu regardants sur l'origine même de l'information qu'ils diffusent. Les exemples sont légion et ce phénomène devenu planétaire avec la démocratisation de l'internet et l'expansion ahurissante des réseaux sociaux a causé du tort à la diplomatie algérienne, à certaines de ses institutions comme l'ANP, la police et la gendarmerie nationales, et au pays même avec la diffusion de fausses informations notamment durant cette période préélectorale. Ailleurs, dans les autres secteurs, le mal est profond et souvent il est difficile de lutter efficacement contre ce phénomène si des lois ne sont pas mises en place pour lutter contre la «fake news». Dans le monde, des dispositifs juridiques sont en train d'être mis en place pour limiter, sinon restreindre l'amplitude de la «fake news», et il est dans notre pays urgent de réagir contre cette menace. Car les auteurs de «fake news», qu'ils soient des médias ou de simples relais sur les réseaux sociaux, n'ont pas conscience qu'ils participent et amplifient cette sinistrose et ce défaitisme qui ont pris en otage les Algériens et la nation, qu'ils déstabilisent quand ils menacent sa sécurité, ses fondements, son avenir.
Maintenant, une réaction du gouvernement et le ministre du secteur concerné n'est pas de trop dans ce fatras de vérités et de contre-vérités, même si lutter contre la «fake news» est un combat peut-être perdu d'avance devant une pandémie numérique planétaire. Mais, le mérite est de le vouloir, de l'entamer. Chacun pourra ensuite se faire sa propre opinion sur l'état de la nation, sans «œillères» ni «mors aux dents».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.