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Retrait des Américains de Syrie: «Un pas en avant, deux pas en arrière»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 12 - 2018

En annonçant le retrait des troupes américaines de Syrie, Donald Trump n'abandonne pas les intérêts géostratégiques de son pays dans la région. Il passe à une autre stratégie. Ce qui déroute et effraie les Européens.
«L'Etat islamique se nourrira du chaos et du vide politique causés par le retrait des Etats-Unis», affirme donc le secrétaire à la Défense américain, James Mattis, à l'annonce de Donald Trump du retrait des forces armées américaines de Syrie.
Quelle inquiétude des Américains pour le peuple syrien et subséquemment du peuple voisin irakien ! Quelle générosité d'âme et de sentiment de solidarité avec ces peuples meurtris ! Comprendre que les forces armées américaines ne sont présentes et ne se font violence que dans le souci de protéger les Syriens et seulement pour cela. Parce qu'avant l'invasion de l'Irak pour les mêmes raisons (la solidarité et la pitié envers ce peuple), puis de la dislocation de la Syrie avec l'apparition soudaine de Daech, un Etat dans un Etat, il y a avait le «chaos et le vide politique». En renversant le régime de Saddam Hussein dans les conditions que l'on sait, l'Irak vit depuis dans la paix, la liberté et l'abondance économique. S'il n'est pas question d'absoudre le régime dictatorial de Saddam Hussein, il n'est pas non plus question de justifier l'agression criminelle des Occidentaux sous la conduite des Américains en 2003. Remplacer une dictature par l'anarchie et la violence n'est pas non plus «démocratique». En Syrie, après 3 ans de guerre civile entre pro- et anti- régime de Bashar al-Assad, l'apparition soudaine de Daech en 2014 a, en plus des horribles crimes commis à l'encontre des populations civiles et la ruine incroyable de ce pays, surpris par la force et la rapidité de son expansion sur 70% du territoire syrien et jusqu'au nord de l'Irak. Le monde découvrait en direct l'armada de Daech, sa banque, son commerce du pétrole via la Turquie et ses tentacules jusqu'en Europe et ailleurs pour recruter ses soldats.
Comment ? Par quel miracle ? Avec leurs satellites d'observation au mètre carré au sol, leurs radars, avions de combat, renseignements et les milliers de soldats au sol, les force «alliées» contre Daech sous le commandement américain n'arrivaient pas à défaire les hordes assassines de Daech. Il aura fallu l'intervention des Russes en 2015, pour que l'Etat sanguinaire de Daech perde bataille après bataille. Et les Russes ne son pas, eux aussi, intervenus par la seule pitié envers les Syriens. La guerre en Syrie s'approchait dangereusement de leurs frontières et menaçait leur sécurité. Mais pas que, et ce n'est un secret même pour les plus naïfs que de gros intérêts géostratégiques se jouent dans cette région et opposent Occidentaux et Russes. A l'orée de 2019 les enjeux sont tranchés. La guerre en Syrie risque de s'éterniser si aucune des parties dominantes de la région ne fasse un geste pour passer à une autre stratégie. La guerre coûte très cher, notamment aux Américains. Pourquoi entretenir des troupes et une armada en Syrie lorsqu'ils disposent de bases et autres troupes multi-combats à moins d'une heure de vol du territoire syrien ? En réalité Donald Trump est plus fin stratège sur ce plan que le «club» du Pentagone. En réalité Trump ne dit pas abandonner les intérêts américains en Syrie, mais annonce une autre stratégie plus économique pour son pays : quitter la Syrie tout en restant à sa porte en cas de besoin. Quant aux cris d'orfraie des Européens et d'Israël craignant le «réveil» de Daech, ils ne sous-entendent rien d'autre que la crainte de laisser la Russie s'emparer totalement du contrôle de la région.
A ce stade, question : sans les Américains directement sur place en Syrie, les Européens en particulier la France et l'Angleterre, ne se sentent pas capables de venir à bout des dernières sections de Daech en Syrie ? On se rappelle que c'est la France qui avait sonné le rassemblement des ses alliés pour attaquer la Syrie qui vivait des manifestations de l'opposition à Bashar al-Assad. Comme en Libye d'ailleurs. Ce n'est pas étonnant de voir ce pays s'alarmer en premier de l'annonce de retrait des Américains. Nonobstant les calculs géostratégiques et jeux d'échecs en Syrie et dans toute la région du Proche et Moyen-Orient, le constat final est sans appel : là où sont intervenus militairement Américains et Européens, ils n'ont laissé, et pour le coup, que «chaos et vide politique». Et maintenant que va-t-il se passer et advenir de la Syrie et du reste de cette région ? Sa reconstruction parait-il. Dans ce cas, faut bien en terminer avec les armes...un jour.


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