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L'opposition éclatée
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 29 - 01 - 2019

Voilà, le nombre de postulants à la candidature pour la prochaine présidentielle du 18 avril a atteint des sommets tout à fait renversants. Si cela démontre que dans notre pays ‘'Monsieur Tout-le-Monde'' peut afficher ses prétentions politiques, ce qui conforte le discours du pouvoir quant à l'enracinement de la démocratie dans le pays, cela est cependant mortel pour cette même démocratie. Car si la bigoterie et le ‘'voyeurisme'' sociopolitiques ont pris depuis l'annonce de la convocation du corps électoral par le chef de l'Etat des allures absolument fantasques et néanmoins inquiétantes quant à l'état psychologique de la société algérienne, il en est un autre fait troublant pour cette élection présidentielle. En fait, et jusqu'à présent, il n'y a que peu de personnalités politiques, structurées au sein d'un parti ou membres de la société civile, qui se sont engagées dans ce processus en postulant à cette présidentielle.
Hormis deux ou trois leaders de partis politiques ‘'influenceurs d'opinion'', dont celui du MSP Abderrezak Makri qui a annoncé sa candidature ou l'ancien chef de gouvernement Ali Benflis de Talaie El Hourriyet, aucune autre personnalité politique, qui anime jusque-là les débats sur cette élection présidentielle, n'a osé entrer dans le bain de la course électorale. Ni l'ex-homme du sérail Mouloud Hamrouche, auteur d'une contribution largement médiatisée mais controversée sur les états généraux du pays à la veille de cette présidentielle, ni Ahmed Benbitour, le seul chef de gouvernement qui a ‘'osé'' afficher son opposition au mode de gouvernance du président Bouteflika en démissionnant de son poste, encore moins d'autres personnalités politiques, ne semblent attirés par cette présidentielle. Un état des lieux qui laisse perplexe, car même les leaders des partis d'opposition les plus farouches ne semblent pour le moment intéressés par cette échéance politique. Ce qui, en d'autres termes, balise encore mieux le terrain pour les partis de la majorité et leur candidat, car en face il y a comme une sorte de fatale reddition avant l'heure de l'opposition.
Le FFS, comme à son habitude, a annoncé qu'il boycotte cette présidentielle, le PT reste hésitant, le RCD se mure dans le silence et seul Ali Benflis est monté au front, mais pourrait redescendre en cas de candidature du président Bouteflika, si jamais il est partant pour un 5ème mandat. Ce qui, vu son état de santé et son âge, n'est pas une chose acquise et place son entourage et ses soutiens dans une position inconfortable: cinq ans c'est long à gérer. En fait, et à quatre semaines environ de la date butoir de la fin de réception des dossiers de candidature, rien n'est acquis quant à un 5ème mandat du président Bouteflika. Au contraire, cette élection s'annonce déjà périlleuse et compliquée, autant par l'indécision qui la caractérise par rapport au candidat favori de la majorité que par le décès du président du Conseil constitutionnel, M. Mourad Medelci.
Car c'est bien le président du Conseil constitutionnel, et pas un autre de cette institution, qui valide les dossiers de candidature et qui annonce officiellement les candidats engagés dans la course électorale. Ce qui place le président Bouteflika et les institutions du pays dans une situation pour le moins inédite. Pour autant, si la question sera réglée par la désignation par M. Bouteflika d'un nouveau président du Conseil constitutionnel, cela ne règlera pas la question de cette dramatique apathie de l'opposition qui va rater une autre occasion de donner un sens à l'alternance au pouvoir.


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