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Taleb Ibrahimi revient avec une lettre
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 05 - 2019

Quatre jours après la lettre commune signée avec Me Ali Yahia Abdenour et le général à retraite Rachid Benyelles, Ahmed Taleb Ibrahim a rendu public, hier 22 mai, un appel adressé aussi bien aux jeunes du «Hirakù qu'à l'institution militaire, afin de «corriger quelques erreurs», et «rapprocher les points de vues» sans quoi « il serait impossible d'imaginer des solutions consensuelles».
Pour Taleb Ibrahimi, cet appel intervient en raison de « l'intransigeance du pouvoir » et « l'attachement du mouvement populaire à ses revendications». Estimant que « le mouvement populaire a atteint un haut niveau de maturité et de prise de conscience malgré ses divisions naturelles et malgré tous les dangers et les craintes », M. Ibrahimi regrette le recours à un «langage d'accusation de trahison» envers «certains dirigeants politiques ou des régions du pays», et «d'atteinte au commandement de l'armée», et appelle à éviter «tous» de recourir à ces pratiques afin de «préserver cet acquis civilisationnel» qu'est le «Hirak», à «rapprocher autant que possible entre toutes les parties» et à «tirer du mouvement des slogans rassembleurs» comme les «Algériens khawa khawa» et «l'armée et le peuple khawa khawa».
Pour Taleb Ibrahimi «l'armée a joué un rôle important dans la préservation du caractère pacifique du mouvement populaire en évitant le recours à la violence», remerciant aussi bien les services de sécurité que les manifestants pour leur «attachement commun» au «caractère pacifique des marches populaires». Dans cette attitude, Taleb Ibrahimi voit l'émergence d'une «nouvelle culture» de « non recours à la violence pour arriver au pouvoir ou pour s'y maintenir» qui va constituer le «socle» sur lequel «sera bâti la démocratie». Mais dans « cette période particulière», l'armée «doit écouter les propositions des élites et des sages» et qu'elle ne soit pas «un appui à des institutions rejetées par la population même si elles sont dans une posture constitutionnelle statique programmée pour des situations ordinaires est non pas exceptionnelles comme celles que nous vivons aujourd'hui», affirme encore, dans l'appel de Taleb Ibrahimi. Pour lui, «la légitimité de l'intervention de l'armée ne doit pas remplacer la légitimité populaire », mais doit être «un moyen de parvenir à cette légitimité par une réponse claire aux revendications populaires, conformément à une lecture consciente et responsable de la réalité politique et des pressions de la période». Cette légitimité ne devrait pas «permettre la reproduction des méthodes et des outils de l'ancien pouvoir sous de nouvelles appellations où se confondent les principes de stabilités institutionnelle et constitutionnelle avec la suspicion d'ambitions autoritaires dont n'est dépourvue aucune âme humaine».
Ahmed Taleb Ibrahimi voit la «solution la plus efficace» dans «la combinaison» entre les «articles 7 et 8» et les «possibilités d'interprétation qu'elles permettent» en considérant «sans conteste» que le «Hirak» est un «référendum populaire», et «certaines dispositions procédurales contribuant au transfert constitutionnel du pouvoir». Et «dans tous les cas», M. Ibrahimi estime que la sortie de crise doit s'appuyer sur la « légitimité objective» plutôt que la «légitimité formelle», en se basant «sur le droit des peuples à un changement permanent». «C'est ma vision d'une des sorties de crise, qui s'ajoute aux dizaines d'initiatives proposées par des partis, des syndicats, des personnalités», affirme Taleb Ibrahimi qui exprime son étonnement que toutes ces propositions n'aient pas été prises en compte par les «décideurs». «Mon but n'est pas de m'aligner avec une partie contre une autre», mais «ma préoccupation» est comment «sauver mon pays de cette impasse politique, au moindre coût, parce que la poursuite de ce saut dans l'inconnu, en plus du fait que cela va augmenter la fragilité de notre économie nationale, est menaçant pour la stabilité du pays». Ahmed Taleb Ibrahimi conclut son appel en affirmant sa disponibilité à mettre son «humble expérience» à la disposition de «tous ceux qui ont pour devise «aimer la patrie et servir le peuple», dans le but de «restituer la souveraineté au peuple qui est la source du pouvoir ».


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