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«Papicha» ou le drame de la censure?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 21 - 10 - 2019


La semaine dernière, «Papicha», un film de la réalisatrice Mounia Meddour, qui raconte l'histoire d'une poignée d'étudiantes algériennes, résidentes de la cité universitaire, ayant bravé la violence des années 90 pour monter un défilé de mode, est projeté dans environ 150 salles de cinéma en Hexagone. Or, prévu en avant-première en Algérie, dès le 21 septembre dernier, le même film a été annulé in extremis par les autorités de notre pays, sans aucune raison. Ce qui compromet sérieusement sa participation aux Oscars. Pour rappel, sélectionnée dans la section «Un certain regard» au Festival de Cannes et saluée par la critique ainsi que les médias au Festival du film arabe de «Fameck Val frensh», organisé en France du 2 au 14 octobre dernier, où elle a fait salle comble, cette production cinématographique reste toujours, à en croire les indiscrétions de certains médias, en lice pour les Oscars. La question que l'on est en droit de se poser dans ce papier, c'est qu'au-delà de la dimension sensible du film dans la mesure où il traite de l'émancipation de la femme et des tabous sexuels durant la guerre civile, pourquoi nos responsables prennent-ils souvent des décisions de censure et d'interdiction à l'encontre de certains films ou festivités culturelles, sans avertir le grand public ni tenir compte de son opinion, ni moins encore lui avancer des arguments valables pour le convaincre ? N'y a-t-il pas là un mépris patent du pouvoir de discernement de ce dernier et de sa capacité à distinguer les vrais bijoux des navets du cinéma ? Puis, a-t-on vraiment, chez nous, une politique de management culturel qui prend en compte toutes les retombées commerciales d'une telle interdiction de projection ? Enfin, priver un film du terroir, quelque que soit son thème, d'une audience locale, n'est-il pas un frein à la promotion du septième art dans un pays où quiconque sait que la culture reste le parent pauvre des politiques publiques ? En somme, «Papicha» remet au goût du jour le dilemme du cinéma algérien, partagé entre sa volonté de s'émanciper pour atteindre l'universalité et le drame de la censure qui le tire vers le bas !

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