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Le dérisoire des murs
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 06 - 07 - 2020

Un certain cafouillage est né après la décision prise par les Européens d'ouvrir l'espace Schengen. Les ressortissants d'un certain nombre de pays, dont les Maghrébins, ont vu la perspective de pouvoir voyager à travers l'Union européenne pourvu qu'ils s'astreignent par précaution à subir un ensemble de mesures établies contre le coronavirus. Contrairement à la Tunisie cependant, l'Algérie et le Maroc ont tenu à garder leurs frontières aériennes et terrestres fermées provoquant en retour la sacro-sainte réciprocité diplomatique amenant des pays comme l'Espagne, la France et l'Allemagne dans le cadre de leur union d'interdire l'entrée dans leurs territoires des voyageurs venant du Maghreb, hormis les Tunisiens.
Contradictoirement à la première liste de bienvenue établie, la dernière décision d'interdiction n'est pas seulement un correctif dû à une logique et naturelle itinérance humaine et il est évident que dans les conditions frontalières actuelles, un voyageur n'a aucune latitude de se mouvoir d'un pays à l'autre même si les tracasseries de visa sont réglées. Dans un raisonnement élémentaire, il va de soi que les allers-retours sont de facto impossibles. Mais tout porte à croire que derrière le charivari actuel des décisions contradictoires, seules les considérations sanitaires n'ont pas la primeur des préoccupations. Les précautions draconiennes aéroportuaires et portuaires prises avec sérieux en Europe constituent un paravent rigoureux contre l'épidémie et il faudra admettre que le sujet du flux migratoire pour l'Union européenne est au cœur des soucis. Il est possible que la Tunisie pour des considérations économiques qui lui sont propres se soit pliée à des conditions strictes imposées par l'UE que les Algériens et les Marocains n'ont pas acceptées.
Si le problème relève des concertations diplomatiques discrètes, où chacun veille à ses propres intérêts, la situation économique désastreuse du monde ne peut en aucun cas autoriser chaque pays à s'isoler. Le besoin d'investissement des pays du sud de la Méditerranée comme l'impératif d'ouvrir des marchés pour les Européens, en ne citant que ses obligatoires nécessités, recommandent une démultiplication des déplacements humains.
Il est donc certain que les palliatifs érigés au nom d'une crise sanitaire ne peuvent être que momentanés et que le monde entier va devoir se rendre compte que se cogner la tête contre les murs et les barrières frontalières relève du dérisoire.


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