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A quand un bac réformé ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 24 - 06 - 2021

Qui se souvient de la fiche d'évaluation continue pour les élèves des classes terminales ? Sa mise en application était programmée durant l'année scolaire 2014/2015, mais la tutelle a dû l'abandonner, et reporter continuellement son application, suite à un mouvement de grève des enseignants déclenché au mois de février 2015, et qui avait paralysé les lycées à travers le pays.
On n'avait plus la tête à penser à la mise en application de cette fiche quand il fallait se démener pour assurer le minimum du programme, et sauver l'année scolaire. La suite ne sera pas meilleure sur le plan de la stabilité, condition primordiale pour aborder en toute sérénité les grands chantiers de la réforme de l'école, dont la réforme du bac. Car en 2016, une fraude massive à l'examen du bac aura sévèrement ébranlé le système éducatif national. Le faisant entrer dans une zone de turbulences dans laquelle patauge toujours cet examen capital.
La triche au bac, qui n'a pas été éliminée malgré un léger mieux que les années précédentes, incite à aller sans plus tarder vers le changement qu'on n'ose pas regarder en face.
Pourtant, avec de petites réformes, comme celle de la fiche d'évaluation continue pour les élèves des classes terminales, qui doit être prise en compte dans le calcul de la moyenne générale, ainsi que des changements sur le plan de la conception des questions des sujets d'examens, qui feraient beaucoup plus appel à l'intelligence de l'élève on pourrait dépasser tous ces tracas.
Qu'est-ce qui empêche l'application de cette petite révolution ? Avant de répondre à cette question sur les causes de cet échec latent, et se mettre à chercher de présumés coupables, il est indispensable de cerner les milieux auxquels profitent la continuation entêtée dans le même voie, aussi pénible et boueuse soit-elle. D'emblée, même si on pourrait lui trouver des circonstances atténuantes, l'autorité et la responsabilité de la tutelle, qui doit outrepasser les résistances au changement quand il verse dans le bien de l'avenir du pays, sont entièrement engagée dans ce naufrage de l'école. Et, incontestablement le corps pédagogique. D'essence purement scolaire, l'application de la fiche d'évaluation continue des élèves des classes terminales, du ressort exclusif des enseignants, rendrait son rôle à la scolarité au sein de l'école publique, qui a perdu sa vocation essentielle du fait de l'absence de tout enjeu dans le passage au palier supérieur, et qui se trouve présentement boudée au plus tard dès le mois d'avril. De cause à effet, de nombreux enseignants se consacrent complètement aux cours particuliers, pratiquement tout au long de l'année et durant les horaires de travail dans les lycées ! Les intérêts matériels qui bloquent la réforme du bac sont clairs, reste à cerner les incompétences, les manquements aux obligations professionnelles et autres desseins plus sournois et dangereux qui visent à garder le système éducatif dans un état médiocre. Le ministère de tutelle qui a ouvert au mois de mars dernier, avec les partenaires sociaux, le dossier de la réforme du bac et la suppression de l'examen de la 5e, réussira-t-il à introduire les changements nécessaires et urgents lors du bac session 2022 ?


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