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Tlemcen: Mouton de l'Aïd : tout le monde se plaint!
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 06 - 2022

Deux semaines seulement nous séparent de l'Aïd El-Adha, et les ménages se préparent tant bien que mal à perpétuer cette fête appréciée mais si redoutée, en raison de son impact sur les finances familiales, sachant que les charges de ce sacrifice viennent se greffer aux contraintes financières habituelles des familles. Beaucoup de citoyens affirment avoir été refroidis par les prix pratiqués cette année. M. Nedjari, transporteur public, qui cherche désespérément un mouton pour cette fête souligne que l'Aïd constitue aujourd'hui un vrai fardeau pour le petit commerçant et pour l'employé à revenu modeste. Rencontré, hier, au niveau d'un marché hebdomadaire aux bestiaux, ce père de famille évoque sa situation sociale difficile. « Je souffre toujours des retombées de la crise sanitaire du coronavirus car je n'ai pratiquement pas travaillé depuis plus de deux ans. J'ai fait le tour des vendeurs d'ovins de ce grand marché, pour se procurer un bélier ou une brebis mais c'est impossible, car le mouton coûte cher cette année ! Une grande différence par rapport à l'année écoulée, le prix du bélier varie en moyenne, entre 35.000 et 120.000 DA. Un bélier de 25 à 30 kg vaut 70.000 DA et même plus, tandis que celui de 35 kg à 45 kg, est cédé entre 85.000 à 120.000 DA. Même la brebis, qui est préférée par les familles modestes, a vu son prix s'envoler entre 35.000 et 45.000 DA et ce contrairement aux années précédentes, où le mouton était cédé entre 15.000 et 30.000 DA. C'est trop pour moi ! Avec ces prix excessifs, je n'ai que la moitié du montant demandé pour un mouton de gabarit moyen, je suis contraint de chercher un maquignon qui m'accorde une facilité de paiement sinon je ne pourrai jamais acquérir une bête pour la fête de l'Aïd El Adha. Je vais temporiser encore, peut-être que les jours qui viennent les prix des moutons vont chuter, on verra, ... Sinon je me contenterai de quelques kilos de viande que je vais acheter auprès du boucher pour ne pas gêner mes enfants».
Pour sa part, Gazouli, un ouvrier retraité qui touche une allocation de retraite (et non une pension de retraite) d'environ 7.000 DA, a perdu tout espoir de fêter cet Aïd comme les autres. « Le montant dérisoire de l'allocation de retraite comme le mien, peut-il suffire pour subvenir aux besoins quotidiens et acheter un mouton pour les enfants, je suis obligé de bouder ce sacrifice ! J'ai travaillé presque 10 ans comme ouvrier, je me retrouve aujourd'hui avec une allocation de misère ! Tout ce que je souhaite, c'est que les responsables concernés prennent des décisions pour s'aligner avec le SNMG et relever le seuil des petites allocations de moins de 15.000 DA, afin de nous assurer ne serait-ce que la dignité humaine ! Notre pouvoir d'achat est très bas », se plaint ce père de famille, qui n'arrive pas à joindre les deux bouts. Par ailleurs, certains fonctionnaires préfèrent se rendre à Naâma, Mecheria, Aïn Sefra, Bayadh et dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, pour rechercher une clémence quelque part des éleveurs de ces localités réputées pour l'élevage ovin. « Chaque année, je me déplace avec mes frères pour acheter des moutons à Mécheria, c'est moins cher qu'ici et on achète les animaux directement chez les éleveurs », affirme un fonctionnaire de la CNR. De leur côté, les éleveurs d'ovins et de bovins se plaignent de « cette hausse vertigineuse » des aliments de bétail. « La flambée du coût des matières premières s'est répercutée sur le consommateur final, et, du coup, la situation est devenue particulièrement complexe pour le secteur de l'alimentation animale et plus généralement pour les filières d'élevage d'ovins et de bovins ». Selon M. Bendjemai, un grand éleveur d'ovins et de bovins de la commune de Fehoul, de nombreux éleveurs se sont abstenus de faire dans la revente d'animaux cette année comme ils ont l'habitude de le faire à l'approche de l'Aïd El Adha, en raison du spectre de la sécheresse et la hausse du coût des aliments de bétail. « L'année dernière, j'ai acheté pour plus de 100 millions de bottes de foins pour nourrir mes bêtes dans l'espoir de les revendre, mais hélas, je me suis retrouvé dans une situation de mévente, ce qui m'a poussé à les brader pour éviter d'autres charges et frais inutiles d'élevage », révèle cet éleveur.

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