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«Les Palestiniens, spectateurs et acteurs de leur... propre extinction ?»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 18 - 08 - 2022

Révolution anti-coloniale, progressiste mais aussi internationaliste vers la fin des années 60 et le milieu des années 70, le mouvement de libération de la Palestine se consumera dans le pogrom de Sabra et Chatila les 16 et 17 septembre 1982, juste après le retrait négocié fin août mais controversé des factions palestiniennes (10000 hommes) avec leurs armes de poing sous le commandement de l'emblématique Yasser Arafat futur signataire des Accord d'Oslo le 13 septembre 1993 à Washington avec Rabin !
Le baiser de Judas d'une force multinationale onusienne censée rester protéger quelques jours plus tard les familles palestiniennes des camps après le départ de leurs fedayins de Beyrouth restera inscrit sous le sceau de l'infamie d'un scénario à la fois macabre et machiavélique à l'image de celui du massacre de Srebrenica*1 perpétré en Bosnie, du 11 au 16 juillet 1995, sous les yeux des casques bleus, néerlandais cette fois là !
L'historiographie occidentale diffusée dans le monde arabe (Sauf le site participatif Wikipédia peut être... ) ne retiendra pas que les Mourabitoun d'Ibrahim Qoleïlat accrochèrent, avec leurs BM 21 Grad, BTR 152, Shilka et... chars T 34 de fabrication soviétique, les blindés sionistes en les empêchant de pénétrer dans le centre de Beyrouth sous l'oeil vindicatif et l'attitude attentiste des phalanges libanaises. L'écrivain palestinien Rachad Abouchaouar aurait relaté une partie de l'armement d'Al-Mourabitoun dans son livre «Ah Beyrouth» sur l'invasion israélienne et qui s' illustra sur les fronts du musée et du port où il a pu stopper une importante attaque israélienne le 4 août 1982. Et il nous rapporte ce qu' aurait dit Salah Khalaf- Abu Ayad*2 lors d'une réunion du commandement conjoint, : «le mouvement national ne joue pas son rôle, mais la situation s'améliore grâce à Al-Mourabitoun de Qoleilat - Abu Chaker seul qui utilise tout son pouvoir pour tirer et les autres ont caché leu r arsenal... . Certains ont reproché à Al-Mourabitoun de chercher à attaquer de front et ils voulaient des attaques en profondeur...»
Feront -ils partie des embarqués au port de Beyrouth sous l'oeil des caméras électriques du Mossad, des Marines US et légionnaires de la force multinationale, ces Palestiniens à la fois courageux et incrédules, à quelques éléments près restés auprès de leurs familles à Chatila ? Et puis les blindés de Sharon resserrant l'étau et bouclant totalement la Perle de l'Orient inviteront quelques jours plus tard (Avec la presse internationale pour les scoops) les milices et phalanges libanaises ( FL/forces libanaises de la famille Gemayel, ASL /armée du sud Liban de Saâd Haddad et Maradas de la famille Frangié du nord Liban) à exterminer les deux camps de réfugiés palestiniens en deux nuits d'horreur hollywoodienne sous les projecteurs et fusées éclairantes sionistes ; ce qu'elles n'avaient pu faire en tant d'années de guerre civile larvée contre le mouvement national libanais comprenant les Druzes de Kamel Djoumblat (Parti socialiste progressiste), les Chiites de Nabih Berri (Milice Amal), les Mourabitoun du Nassérien panarabe Ibrahim Qoleilat (Abou Chaker), sans oublier une nébuleuse de groupuscules de gauche anti impérialistes et multiconfessionnels des pays du Levant, toute une coalition soutenant les réfugiés des territoires occupés et leurs organisations armées !
Spoliée à l'origine par les Britanniques de confession juive de la City pour solder avec une lettre de change signée Lord Balfour*3 en novembre 1917 les dommages du capitalisme industriel européen sur le butin de guerre de l'empire ottoman après la WW1, la Palestine sera aussitôt mise aux enchères par effet d'annonce dans une première phase pour la configuration d'un foyer national juif in situ en invitant à l'exploration/ curée leurs officines et matière grise dans le croissant fertile et la péninsule arabique suite à l'accord Sykes-Picot signé 16 mai 1916 à Downing Street. Deux officiers britanniques prospecteurs, le premier Lawrence d'Arabie (1888-1936) orientaliste et écrivain célèbre des Sept piliers de la sagesse/Seven pillars of wisdom en 1926, et le second Glubb Pacha (1897-1986) formateur de la Légion arabe et maître espion de sa Majesté londonienne, auront balisé la cartographie physique, ethnique et socio-politique du Middle East ; les trusts pétroliers d'aujourd'hui leurs sont redevables de bien plus de... royalties que les rois bédouins de l'époque qui firent les lits de la Haganah et de l'Irgoun !
La seconde lettre de change de la City sera endossée en 1948 avec une mention spéciale Shoah que les négationnistes abhorrent jusqu'à aujourd'hui comme étant la plus grosse escroquerie du monde contemporain, capitaliste et bancaire ! La SDN puis sa fille naturelle l'ONU, reste à ce jour l'huissier de service et de permanence pour l'exploitation des territoires et richesses des pays les plus pauvres et paradoxalement les plus riches. Les trust bancaires ont remplacé les états-nations et les sociétés de sécurité et leurs colons... les armées nationales avec cette mondialisation incertaine et injuste dans la répartition des richesses !
Il n'est aucunement dans mon intention d'occulter l'équation palestinienne dans cette contribution en la limitant à une problématique nationaliste arabe très réductrice, alors que son processus global reste intégré dans le destin du capitalisme industriel et bancaire colonial et néocolonial où seuls leurs concepts auraient changé de signalétique avec la révolution des NTIC. L'opinion publique arabo africaine (GMO) de tradition orale, si elle existe car alimentée par les agences occidentales, reste souvent sujette à la manipulation de la mémoire à ce jour.
Allez expliquer au citoyen lambda d'aujourd'hui qu'il soit universitaire, expert stagiaire ou «facebookomane» (dixit de l'auteur*5 ) que le mouvement de libération palestinien ne connaissait à son apogée ni le Djihad islamic ni le Hamas qui font et refont des trêves et cessez le feu avec l'ennemi sioniste spécialiste de la récupération sur les autels de familles palestiniennes incrédules ! Les plus farouches partisans et combattants de l'OLP étaient aussi chrétiens, allemands, japonais et algérien(s) à l'image du chahid Mohamed Boudia ancien membre actif de la fédération de France du FLN. Après son assassinat par le Mossad à Paris en 1973, son réseau sera repris par le vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez dit Carlos transféré/emprisonné à ce jour en France comme Georges Ibrahim Abdellah le libanais antisioniste.
Il reste intéressant de citer quelques phrases du journaliste tunisien Hmida Benromdhane*4, ancien rédacteur en chef et PDG de La Presse de Tunisie, tirées de son analyse à l'Agence turque Anadolu le 05 mai 2022 et intitulée «Oslo, Israël et le miroir aux alouettes» :
«Et de fait, en 1993, année de signature des accords d'Oslo, le nombre des colons dans les territoires occupés s'élevait à quelque 100 000.
Il dépasse aujourd'hui les 700 000 colons. Sept fois plus de colons installés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est pendant les années où Palestiniens et Israéliens négociaient le principe des «territoires contre la paix !» Le plus étonnant est que, depuis la signature des accords d'Oslo, il y a près de 30 ans, l'Autorité palestinienne a accepté de se plier à l'humiliante contrainte de «la coordination sécuritaire» avec l'armée et les forces de sécurité israélienne. D'après des responsables du ‘'Hamas'', la coordination sécuritaire inclut «l'arrestation d'opposants islamistes sur ordre d'Israël.»
En guise de conclusion avec l'espoir que le long martyrologe du peuple palestinien, symbolisé par la tragédie de l'été 1982 à Beyrouth, ne soit pas vain et synonyme d'épuration ethnique à l'image de celui des Indiens d'Amérique, citons Salah Khalaf alias Abou Iyad un des dirigeants de l'OLP, dans son entretien avec Eric Rouleau en octobre 1978 *2 :
«Toutes les révolutions conçues en Palestine ont avorté dans des capitales arabes...» préface, page 15.
*écrivain - Liens : https://www. livre-algerie. com/livre/le-traquenard-de-poitiers
https://www. leslibraires. fr/livre/10461047-le-traquenard-de-poitiers-mourad-salim-houssine-editions-edilivre
https://www. wook. pt/livro/le-traquenard-de-poitiers-mourad-salim-houssin/18492951
Liens et références :
1- Ce crime est considéré comme le «pire massacre commis en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale». Il est qualifié de génocide (8000 suppliciés de sexe masculin)par le Tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie (TPIY) et la Cour internationale de justice à plusieurs reprises.
2- Abou Iyad, responsable des services spéciaux palestiniens : «Palestinien sans patrie» par Eric Rouleau,éditions Fayolle, Paris 1978. «Au cours de ma première rencontre (Eric Rouleau) qui eût lieu en janvier 1969 à la résidence de l'ambassadeur d'Algérie au Caire,M. Lakhdar Brahimi , Abou Iyad tint des propos qui eurent comme effet de stupéfier ses auditeurs.La Résistance palestinienne , soutenait-il devant un cercle de personnalités étrangères,dont plusieurs représentants de pays arabes, constituait une menace beaucoup plus grande pour l'ensemble des régimes arabes que pour Israël .Et pour illustrer son raisonnement il eût recours à une allégorie : Un homme secoue vigoureusement un arbre pour faire choir une splendide et appétissante orange qu'il a remarquée ; mais tandis que le fruit convoité demeure solidement accroché,tous les autres,treize au total,tombent les unes après les autres» Les oranges pourries,expliqua alors le leader du Fath,représentent les treize membres de la Ligue arabe;celle qui n'est pas assez mûre pour être cueillie symbolise l'Etat sioniste...» P.09/Préface .
3- Lien : https://www.herodote.net/2_novembre_1917-evenement-19171102.php
«Le 2 novembre 1917, le ministre britannique des Affaires étrangères, lord Arthur James Balfour adresse à lord Rothschild, président de la Fédération sioniste de Grande-Bretagne, une lettre dans laquelle il promet la création d'un foyer national juif en Palestine. Pour le gouvernement britannique, ce document vise à obtenir rapidement le soutien des banques juives d'Angleterre et des Etats-Unis dans le contexte de la Première Guerre mondiale qui nécessite une mobilisation croissante de fonds. La déclaration Balfour s'inscrit cependant en contradiction avec les engagements pris auprès des nationalistes arabes qui revendiquent un grand Etat indépendant (accords Hussein-McMahon en 1915), et surtout avec les accords Sykes-Picot de 1916 qui prévoyaient la mise sous tutelle internationale des possessions ottomanes au Moyen-Orient»
4- Hmida Ben Romdhane : journaliste tunisien, ancien rédacteur en chef et PDG de La Presse de Tunisie. https://www.aa.com.tr/fr/analyse/oslo-isra%C3%ABl-et-le-miroir-aux-alouettes-analyse/2580338


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