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Election présidentielle : 72 retraits de formulaires de candidature et 14 personnes se portent candidats
Publié dans Sétif Info le 28 - 01 - 2014

Dix jours après la convocation du corps électoral pour la présidentielle du 17 avril prochain, 14 personnes, sur les 72 ayant retiré les formulaires de candidature, ont annoncé se porter candidats, alors que la classe politique reste partagée entre ceux qui appellent à un 4ème mandat du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, ceux qui ont décidé de boycotter l'élection et ceux qui attendent pour se déterminer.
A deux mois du début de la campagne électorale (23 mars) et à 36 jours de la clôture du dépôt des dossiers de candidatures, cinq chefs de partis politiques ont décidé de se présenter à l'élection présidentielle.
Les candidats, qui ont déjà participé à la dernière élection présidentielle, notamment Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Moussa Touati du Front national algérien (FNA) et Ali Faouzi Rebaïne du parti AHD54, ont déjà annoncé qu'ils s'engageaient à la course pour la présidentielle.
Les autres responsables de partis, en lice pour le rendez-vous électoral du 17 avril prochain, sont Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustaqbal, Mohamed Benhamou du parti El Karama.
Hormis le Mouvement de la société pour la paix (MSP), ancien membre de l'Alliance présidentielle qui avait soutenu Abdelaziz Bouteflika pour le 3e mandat, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) sont restés fidèles en soutenant le même candidat pour un 4e mandat. Cette option est également partagée par le Mouvement populaire algérien (MPA) d'Amara Benyounès.
D'autres partis, nouvellement créés, hormis certains, ont appelé lundi le président Bouteflika à présenter sa candidature à l'élection présidentielle, voyant en lui "l'homme capable de préserver la sécurité et la stabilité du pays".
Il s'agit du Mouvement national pour la nature et le développement (MNND), de Tajamou Amel Jazair (TAJ), d'Amar Ghoul, du Front national des indépendants pour la concorde (FNIC), du Front de la jeunesse démocratique pour la citoyenneté (FJDC), du Front national démocratique (FND), du Parti des fidèles à la patrie (PFP), du Front algérien pour le développement, la liberté et la Justice (FADLJ), du Mouvement de la jeunesse et de la démocratie (MJD) et du Mouvement de l'entente nationale (MEN).
Douze partis pour un 4e mandat du président sortant
Le FLN, parti majoritaire au parlement, a expliqué que la base militante et toutes les structures du parti ont plébiscité la candidature du président du parti pour un nouveau mandat.
De son côté, le RND qui détient la deuxième place après le FLN au Parlement, a appelé à "préserver" et à "consolider" les réalisations accomplies sous la direction du président Bouteflika dans les différents domaines.
"C'est pourquoi, nous appelons, à la demande des militantes et militants du RND, le président Bouteflika à poursuivre la marche à la faveur d'un nouveau mandat", a soutenu le secrétaire général du parti, Abdelkader Bensalah.
La plus grande partie des candidats, par contre, se trouve dans le camp des indépendants. L'ancien chef du gouvernement, Ali Benflis (2000-2003), candidat malheureux de la présidentielle de 2004, s'est dit "animé par le devoir national" de prendre part à la prochaine élection présidentielle, affirmant que son programme reposait essentiellement sur la création d'emplois et la lutte contre la corruption.
Parmi les autres candidats indépendants ayant affiché leur intention de participer à l'élection présidentielle figurent également l'ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour (1999-2000), le romancier Mohamed Moulessehoul (Yasmina Khadra), l'ancien ministre délégué au Trésor (1991-1992), Ali Benouari (vivant en Suisse), ainsi que le juriste et ancien parlementaire Sadek Tamache, Mohamed Hamani, ancien militant du FLN, le général à la retraite Mohand-Tahar Yala et deux candidats vivant en France Rachid Nekkaz et Benkoussa Kamel.
Alors que le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le MSP ont décidé de boycotter l'élection, le Front des forces socialistes (FFS) n'a pas encore tranché sur sa participation. Mais il a estimé que la prochaine élection sera "fermée" et que l'ouverture du champ politique ne saurait se faire en trois mois pour aboutir à un scrutin "pluraliste, libre et régulier".
Le MSP et le RCD boycottent, le FFS, l'ANR et le PLJ pas encore déterminés
Le RCD a estimé que la prochaine présidentielle "censée consacrer la rupture avec les pratiques frauduleuses en cours depuis 1962, est encore une fois compromise".
Pour sa part, le MSP a justifié sa décision de boycott par l'absence d'une "réelle chance" de réforme politique à travers la présidentielle, ainsi que par, ce qui a expliqué, le "monopole" de la présidentielle par le pouvoir en place et la "négligence" des revendications de la classe politique.
Le parti de l'Alliance nationale républicaine (ANR) a annoncé, en ce qui le concerne, qu'il tranchera dans "deux semaines" au plus tard la question du soutien de l'un des candidats.
Le conseil national avait chargé le bureau national de l'ANR de suivre le dossier de la présidentielle, de prendre la position "adéquate" et de soutenir "le candidat de la stabilité et de la continuité", rejetant l'appel lancé par les partisans du boycott et de "l'aventurisme".
Même démarche au sein du parti de Mohamed Saïd, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), qui n'a pas encore décidé de la forme de sa participation à la prochaine présidentielle, mais s'est déclaré contre toute forme de boycott.
Le parti a indiqué qu'il prendra le temps "nécessaire" pour décider s'il doit présenter son propre candidat ou en soutenir un autre.
Le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l'élection du président de la République est fixé, rappelle-t-on, au 4 mars 2014 à minuit, en vertu du décret présidentiel n°14-08 portant convocation du corps électoral et de l'article 137 de la loi organique relative au régime électoral.
Les postulants à la candidature auront, à partir de la date de publication du décret relatif à la convocation du corps électoral, 45 jours pour le dépôt de leurs dossiers, selon les dispositions de l'article 137 de la loi organique.
Pour briguer un mandat présidentiel, les candidats seront tenus, conformément à l'article 139 de la loi de janvier 2012, soit de présenter une liste comportant au moins six cents (600) signatures individuelles de membres élus d'assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires réparties au moins à travers vingt-cinq (25) wilayas, soit de réunir les signatures d'élus locaux ou nationaux, les candidats ont la possibilité de collecter 60.000 signatures individuelles d'électeurs recueillies à travers au moins vingt-cinq (25) wilayas.


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