Le Th??tre Abdelkader Alloula semble avoir failli ? sa g?n?reuse tradition qui lui faisait marquer chaque nouvelle ann?e th??trale par une production th??trale in?dite. Pour cette ann?e, le t?moin aura ?t? laiss? ? des associations culturelles ind?pendantes en attendant la g?n?rale de la pi?ce pour enfants ?En Nahla?, une cr?ation collective des ann?es quatre-vingt dont Djillalil Mouffok avait sign? la sc?nographie, et dont Abdelkhalek Houari, qui s?est investi dans la marionnette, s?attelle ? achever une nouvelle mouture dont la repr?sentation g?n?rale sera donn?e le lundi 26 janvier 2009.C?est donc avec la pi?ce ?Ma?zat Litima? de Abdelkader Arroudj, d?j? produite par le TRSBA, qui aura ?t? remis?e des oubliettes et qu?on aura, pour la circonstance, maquill?e en lui donnant le nouveau titre de ?Chkoun yesma? chkoun?, que l?association culturelle Kahouadji d?Arzew, pr?sid?e par le metteur en sc?ne Habib Medjahri, a pr?sent? jeudi apr?s midi au TRO. L?association culturelle Kahouadji se propose de relancer rapidement la vie culturelle dans la commune d?Arzew en tablant sur l?enti?re disposition des autorit?s locales. Si son objectif est louable, elle aura cependant marqu? son retour sur la sc?ne dans la pr?cipitation tant le raccommodage et le manque de pr?paration auront ?t? manifestes. Dans un d?cor r?duit ? sa plus simple expression, avec un escabeau tr?nant entre deux rideaux nou?s et au centre d?une sc?ne enti?rement nue, Habib Medjahri nous conviera ? suivre les tribulations de cette orpheline qui verra sa ch?vre, seul bien acquis par h?ritage, mise sous s?questre parce qu?elle a commis la faute irr?parable d?avoir brout? l?herbe de la communaut?. Toutes les supplications de la malheureuse heurteront le mur de l?indiff?rence et la conduiront ? oser ?, chaque fois d?exprimer des sollicitations au niveau de tous les paliers de la hi?rarchie sociale. Une fable, dont le propos est la caricature du droit implacable et de ses extr?mes et grotesques interpr?tations n?a pas r?ussi ? passer la rampe. Le spectacle donnait l?air d?un conte mis en sc?ne tant le r?cit ?tait monotone et la conviction des com?diens absente. Habib Medjahri nous avait habitu?s ? une meilleure direction de com?diens. Le spectacle ?tait accompagn? de nombreux interm?des en chansons interpr?t?es ? la guitare par un com?dien, qui faisait office de coryph?e dont les interventions commentaient le cours du r?cit en apportant la touche de gaiet? n?cessaire.