Pour une catégorie de populations, le foncier est devenu, ces derniers jours, un espace où l'on s'affronte pour le délimiter et/ou carrément le verser dans le portefeuille de la construction illicite et exploitations agricoles. Dans cette logique de banditisme et au nom du beylik, plusieurs personnes, issues des communes de Hamadia, Aïn Kermes, Rosfa, Faidja et Ksar Chellala, se sont investies dans la dégradation et spoliation à grande échelle et sans retenue des terres en s'attaquant à des propriétés publiques: des terres communales ou domaniales. Toutes ces actions se sont produites à travers ces espaces considérés vacants à un rythme accéléré depuis que des élus sont restés muets comme des carpes, ne pouvant affronter des réalités continuant alors à faire dans les petites politiques. Devant cet état de fait, les chefs de daïras et les services de sécurité sont appelés en pompiers pour contenir la colère des citoyens et prendre en charge les doléances en place et lieu de certains élus souvent absents dans les moments de vérité. Au sud de la wilaya, des espaces géographiques éloignés, des terres vides à perte de vue sont toujours convoités pour des labours illicites et pacage intensif des transhumants venus des zones limitrophes pour s'y implanter. Toujours dans ces espaces, l'instinct grégaire est dominant, les conflits entre tribus sont perpétuels où tout peut arriver et à n'importe quel moment dans ces communautés organisées en clans souvent délimités et fixes par des frontières fictives déjà cadastrées dans les esprits. Pour rappel, ces communes du sud ont été le théâtre de plusieurs affrontements dangereux comme ceux signalés les années précédentes aux frontières des communes de Aïn Dheb, Naima Sidi Abderrahmane et Chellala.