La production mondiale du gaz naturel liquéfié (GNL) a grimpé de 8% en 2011 à 241,5 millions de tonnes, représentant une progression de 17,7 millions de tonnes, dopée par la forte demande au Japon, selon un rapport de l'Union international du gaz (UIG), rendu public mercredi à Kuala Lumpur. L'UIG explique dans son rapport annuel de 2011, présenté en marge de la 25ème conférence mondiale du gaz que la demande du GNL a été tirée notamment par le japon de 8,2 millions de tonnes, le Royaume Uni de 4,4 millions de tonnes, l'Inde de 3,4 millions et la chine de 3,3 millions. Le marché spot du GNL a augmenté de 32% soit l'équivalent de 15 millions de tonnes pour atteindre une production globale de 62 millions de tonnes en 2011 soit un quart du commerce mondial du GNL durant l'année passée. Côté offre, les capacités mondiales de liquéfaction n'ont en revanche augmenté que 2,9% pour atteindre 278,7 millions de tonnes. En 2011 aussi, aucun pays n'a rejoint le club des pays exportateurs de GNL, depuis que le Pérou est devenu en 2010 le 18ème exportateur de GNL au monde, selon le même rapport. Au total, 15 nouveaux terminaux de regazéification sont entrés en production l'année passée et 27 pays actuellement sont en mesure actuellement d'exporter du GNL. Le rapport souligne aussi que depuis le boom des gaz de schiste aux Etats Unis les exportations de GNL vers ce pays ont été réorientées à d'autres régions du monde. A fin 2011, le Qatar est resté de loin le premier producteur mondial de GNL avec 75,5 millions de tonnes et 31% de la production globale, suivi de la Malaisie avec 25 millions de tonnes et de l'Indonésie de 21,4 millions de tonnes. L'Algérie est classée selon ce rapport comme septième plus grand producteur en 2011 avec 12,6 millions de tonnes.