Le directeur général du Fonds de garantie des crédits aux petites et moyennes entreprises (FGAR), El Hadi Temmam, a annoncé hier, lors de son intervention sur ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, la finalisation imminente d'un vaste programme de conventions avec le secteur bancaire, marquant une étape importante dans le renforcement du financement des PME en Algérie. Selon lui, « la signature de ces accords devrait être achevée d'ici la fin du mois d'avril, après plusieurs mois de négociations et de mise en place.» « On a commencé le 20 décembre 2025 et on a entamé la signature de toutes les conventions avec les banques publiques jusqu'au mois de mars. Donc, il nous reste pratiquement trois ou quatre banques avec qui on va finaliser, d'ici la fin du mois d'avril », a-t-il précisé. Il a révélé que ce processus concerne un nouveau produit introduit par le FGAR, à savoir la garantie des crédits à court terme, également appelés crédits d'exploitation, destinés à soutenir la trésorerie des entreprises. Ce nouveau dispositif représente une évolution majeure pour le FGAR, historiquement orienté vers la garantie des crédits d'investissement. « À l'origine, le Fonds était une institution mono-produit, dédiée à l'investissement. Il fallait se redéployer et offrir de nouvelles opportunités aux banques et aux PME », a-t-il souligné, précisant que « désormais, l'institution élargit son champ d'intervention aux crédits d'exploitation, qui financent notamment l'achat de matières premières, les charges courantes et le cycle d'activité des entreprises. » Le mécanisme prévoit un plafond de crédit fixé à 50 millions de dinars, avec un taux de couverture de 70 %. « Le niveau de couverture de la garantie, c'est 70 %, soit 35 millions de dinars pour un crédit de 50 millions de dinars », a détaillé M. Temmam. Cette garantie vise à réduire le risque pour les banques et à faciliter l'accès au financement pour les PME, en particulier dans les phases les plus sensibles de leur développement. « Ce sera un plus pour le fonds, un plus pour la PME et un réconfort pour les banques, qui doivent couvrir leur risque à travers des garanties », a-t-il affirmé, insistant sur le rôle du FGAR comme « instrument de sécurisation », notamment « en l'absence de garanties classiques jugées suffisantes par les établissements bancaires. » Le directeur général a également mis en avant la double mission du FGAR, combinant accompagnement et garantie. «Le Fonds dispose de deux casquettes : une orientée vers la PME en termes d'accompagnement, conseil et coaching, et une autre liée à l'offre de garantie », a-t-il expliqué. Concernant les délais de traitement, M. Temmam a assuré qu'ils restent particulièrement courts. « La procédure de traitement ne dépasse pas 10 jours, parfois moins. Si le Comité se réunit le matin, la décision est communiquée l'après-midi même », a-t-il indiqué, affirmant que ce délai s'applique principalement aux crédits d'investissement, tandis que pour les crédits d'exploitation, les dossiers doivent obligatoirement transiter par les banques.