Un nouveau Code de la route pour la sécurité du citoyen    Djellaoui insiste sur la nécessité de maintenir la cadence des travaux du projet de la ligne ferroviaire minière Est    L'UDL accueille la 1re conférence internationale sur la statistique et ses applications    La gestion des projets doit s'insérer dans le cadre d'une planification stratégique    Au moins 200 martyrs depuis le 28 février    Guerre au Moyen-Orient : « La trêve doit être respectée par toutes les parties »    Le CGRI menace de riposter et de priver les Etats-Unis et leurs alliés de pétrole et de gaz dans la région pendant des années    Plus de 2000 comprimés Prégabaline saisis    Collision entre un camion et un véhicule : 1 mort    Deux morts et 10 blessés après la chute d'une grue au cœur de la ville    Gymnastique : Kaylia Nemour assurée de deux titres avant la dernière étape en Croatie    Le patron de la FIFA loue l'excellence du football algérien et rend un vibrant hommage au président de la République    Ligue 1 Mobilis : la LFP fixe les dates des matchs en retard de la 18e journée    Ouverture de la 6e édition    Freida McFadden révèle enfin son identité cachée    Installation des nouveaux commissaires des festivals culturels    Vers une représentation électorale effective et équilibrée    Le Général d'Armée Saïd Chanegriha inspecte la 6e Région Militaire    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Maroc : entre 600 à 800 cas d'avortement clandestin pratiqués quotidiennement (association)
Publié dans Algérie Presse Service le 13 - 06 - 2012

Entre 600 à 800 cas d'avortement clandestin sont pratiqués quotidiennement au Maroc, dont certains provoquent des complications graves sur la santé de la femme et peuvent conduire au décès, selon l'Association marocaine de lutte contre l'avortement clandestin (AMLAC).
Le président de l'AMLAC, Chafik Chraibi, a indiqué mardi à Rabat, à l'occasion de la tenue du 2e congrès de cette association réunissant tous les acteurs concernés, à savoir la société civile, les décideurs politiques, les prestataires de soins et les personnalités religieuses que l'avortement clandestin est "une véritable tragédie" au Maroc.
Il a estimé que l'avortement constitue une solution pour des centaines de femmes pour se débarrasser des grossesses non désirées qui engendrent de graves problèmes sociaux, notamment le suicide, l'expulsion du giron familial, les crimes d'honneur, la hausse du nombre des enfants abandonnés et les peines d'emprisonnement à l'encontre des médecins et du personnel médical.
Il a noté que la loi réglementant l'avortement "n'est pas compatible avec les réalités sociales au Maroc" et les grands changements sociaux, soutenant qu'à la lumière de ces données" il est préférable pour certains cas, à savoir le viol, l'inceste et les malformations du fœtus, de procéder à l'avortement dans de bonnes conditions médicales pour limiter les conséquences de l'avortement clandestin".
De son côté, la 4ème vice-président de la Chambre des représentants, Khadija Rouissi, a relevé que les lois réglementant la pratique de l'avortement sont "injustes et inappropriées au développement politique, social et des droits au Maroc".
Elle a souligné que le traitement des cas de grossesses non désirées par des lois appropriées permet de garantir le déroulement de l'avortement dans de bonnes conditions assurant la sécurité des femmes.
Pour sa part, l'ancienne ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité, la députée Nouzha Skalli a attiré l'attention sur la nécessité de mettre en place rapidement une nouvelle loi "dans le cadre d'un consensus national visant à éviter les maux sociaux issus de la grossesse non désirée", appelant à faire preuve de courage pour débattre et trouver des solutions à ce problème social.
En octobre 2011, le dossier de l'avortement au Maroc avait connu un tournant important après la déclaration de Nouzha Skalli où elle s'est prononcée en faveur d'une légalisation de l'avortement dans les cas extrêmes, notamment le viol, l'inceste ou les malformations profondes du fœtus.
L'actuelle ministre du Développement social, de la femme, de la famille et de la solidarité, Mme Bassima Hakkaoui, du Parti Justice et développement (PJD, islamiste), absente de cette rencontre, ne partage pas l'avis de celle qui l'a précédée en déclarant à maintes reprises que l'avortement est prohibé, car il prive le fœtus de son droit à la vie.
Elle avait déclaré en février dernier que l'élaboration d'une loi autorisant l'avortement dans des cas particuliers nécessitait l'ouverture d'un débat "profond" entre médecins, psychologues et oulémas.
Elle avait estimé qu'"avant d'adopter une loi pour traiter de cas particuliers comme l'inceste ou la grossesse résultant du viol, qui constituent des drames au vrai sens du terme, il faut engager un débat sur le sujet entre médecins, psychologues et oulémas afin d'aboutir à des résultats positifs".
La loi marocaine actuelle interdit de manière stricte l'avortement, excepté dans le cas où la santé et/ou la vie de la mère seraient en danger. Les peines prévues en cas d'avortement sont lourdes et comportent des sanctions privatives de liberté.
Ainsi, l'article 449 du Code pénal punit de 1 à 5 ans de prison toute personne ayant provoqué, ou tenté de provoquer, un avortement avec ou sans l'accord de l'intéressée. La peine est portée à 20 ans de réclusion en cas de décès et est doublée si l'avorteur est récidiviste.
L'article 454 punit de 6 mois à 2 ans toute femme s'étant livrée à l'avortement sur elle-même tandis que et l'article 455 punit de 2 mois à 2 ans les complices d'un avortement, notamment les intermédiaires ou les vendeurs de produits abortifs.
Créée en 2008, l'AMLAC a pour objectif d'ouvrir un débat sur la question, de sensibiliser l'opinion publique sur la problématique et de plaidoyer auprès des décideurs politiques pour une révision de la législation à la lumière des réalités quotidiennes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.