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Aux origines d'une nébuleuse
Terrorisme
Publié dans El Watan le 04 - 01 - 2005

Nous sommes le 21 août 1993. Le Groupe islamique armé (GIA) signera son acte de naissance par l'assassinat de Kasdi Merbah, ancien chef de gouvernement et ex-patron des Services secrets. Au mois d'octobre de la même année, il confirmera sa naissance par l'enlèvement des fonctionnaires du consulat de France à Alger.
Comment cette nébuleuse nommée GIA a-t-elle été créée ? Difficile de situer les événements dans le temps et avec précision. D'aucuns ont expliqué que le GIA est une organisation indépendante née en 1993. D'autres, en revanche, ont estimé que sa création remonte au début de l'année 1992 sur les décombres du Mouvement islamique armé (MIA). Néanmoins, l'opinion la plus répandue est celle selon laquelle la naissance du GIA n'est pas intervenue, comme cela a été le cas pour les autres groupes armés, après l'arrêt du processus électoral et la dissolution du FIS. Le GIA est toutefois considéré comme le prolongement des activités du groupe Youm El Hissab (jour de la rédemption), créé en juin 1990 par les éléments d'El Hidjra oua Tekfir et dont les chefs étaient Abdenour Allam, dit El Amir Nouh, et Noureddine Sediki, auxquels se sont joints, par la suite, Azzedine Baâ et Abdelkader Hattab, dit Mouloud. Le GIA est aussi le prolongement des activités du groupe El Bakoun a'la El Ahd (les fidèles au serment), créé le 26 juin 1991 par Kamreddine Kharbane et Oussama Abassi. Le futur chef de la nouvelle organisation terroriste GIA ne sera autre que Méliani Mansouri. Ce sanguinaire était un ancien « bouyaliste » arrêté à El Achour en 1985. Il sera libéré en 1988. Il était également l'ancien concepteur du MIA qu'il a créé en 1991. Deux actions allaient illustrer l'action diabolique du MIA : l'attaque du poste frontalier de Guemmar (El Oued) en 1991 qui, faut-il le rappeler, avait fait une vingtaine de morts et l'attentat à la bombe qui avait ciblé l'aéroport Houari Boumediène et qui avait causé une centaine de morts et autant de blessés. Quelques mois plus tard, des dizaines d'actions similaires allaient prendre pour cibles des commissariats de police, des casernes, des brigades de la gendarmerie et des édifices publics. Après l'arrestation de Mansouri en 1992 à Draria lors d'un accrochage avec les forces de sécurité, c'est Mohamed Allel, dit Moh Leveilley, qui lui succédera à la tête de l'organisation. Ce dernier ne fera pas un long parcours, puisqu'il sera abattu quelques mois plus tard, en août 1992. Ce sera Abdelhak Layada, dit Abou Adlène, qui prendra le commandement du GIA. Moins d'une année plus tard, soit en 1993, Layada sera arrêté à son tour au Maroc après avoir tenté vainement de réorganiser son groupe (il sera ensuite remis aux autorités algériennes et condamné à mort en juin 1995). Le futur chef suprême du GIA sera, dès lors, Ahmed Si Mourad, dit Djaâfar El Afghani, un ancien « afghan ». La cavale de ce dernier prendra fin à Bouzaréah en février 1994, et Cherif Gousmi, dit Abou Abdellah Ahmed, s'autoproclamera à la tête du GIA. Quelques jours plus tard, il mettra en place l'une des factions les plus redoutables et les plus sanguinaires à l'est d'Alger. A cette période-là, le 11 février 1994, grâce à Mohamed Saïd, Saïd Makhloufi et Azzeddine Baâ, de nombreux responsables du FIS rallient le GIA. Mohamed Saïd sera nommé responsable de la commission politique de l'organisation (GIA). Cherif Gousmi prendra pour adjoint un certain Djamel Zitouni. Après l'élimination de Gousmi par les militaires à Birkhadem, Djamel Zitouni sera désigné nouvel émir national du GIA. Ce dernier ne tardera pas à découvrir un complot contre son organisation monté par les djaz'aristes. Zitouni exécutera l'ensemble des responsables de cette mouvance. Certains, comme Azzeddine Baâ, Mohamed Saïd et Redjam, ont tenté de fuir, mais sont rattrapés et exécutés après avoir été jugés pour « trahison ». Zitouni a été assassiné en juin 1996 par ses acolytes dans une embuscade dans la région de Bougara (Blida). Comme les hordes sauvages choisissent à chaque succession un leader plus cruel que son prédécesseur, elles ont jeté leur dévolu sur le non moins sanguinaire Antar Zouabri, qui prendra les rênes de l'organisation un mois après la liquidation de Zitouni. Partisan de l'embrasement général, c'est sous ses ordres que le GIA commettra les crimes les plus sauvages de la décennie rouge : 111 morts le 3 août 1997 à Blida ; 66 à Larba ; 70 à Beni Messous ; plus de 200 autres à Raïs ; autant à Bentalha... Le parcours macabre de Zouabri s'arrêtera à Boufarik le 8 février 2002. Rachid Abou Tourab sera désigné le 8 mars de la même année à la tête du groupe, mais il ne fera pas long feu. Il sera éliminé par ses « amis » en juillet 2004. Abou Tourab sera peut-être celui qui signera à tout jamais le démantèlement du GIA.

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