Constatant des dépassements flagrants dans leurs prérogatives et le non-respect des textes de la Constitution relatifs aux partis politiques, l'Etat vient d'adresser, par le biais de l'Agence presse service (APS), une sévère mise en garde à certains mouvements politiques mais sans pour autant les citer. En effet, l'Agence presse service (APS) a publié sur son site officielle une publication, rappelant à l'ordre les dirigeants de certains partis politiques qui se sont distingués par des sorties médiatiques folkloriques et des déclarations fantaisistes, pour le moins que l'on puisse dire, sont douteuses. Les dirigeants de ces partis politiques en question ne se sont pas arrêtés uniquement à ce stade, ils se sont même permis de critiquer la politique étrangère du pays. La mise en garde de l'Etat intervient au moment où des organisations non-gouvernementales, des organisations de masse, des dirigeants de la famille révolutionnaires et des représentants de la société civile ont constaté, avec une grande surprise, les déclarations surprenantes de certains responsables des partis politiques. A ce même sujet, les représentants des organisations non-gouvernementales ont indiqué que les dirigeants des partis politiques incriminés ont vraiment dépassés les lignes rouges et ce, en prenant directement attache avec des Gouvernements de pays étrangers. « Certains dirigeants de partis politiques se sont autoproclamés représentants du Gouvernement et de l'Etat et se sont permis de recevoir au niveau de leurs sièges des ambassadeurs accrédités en Algérie ». Nous avons donné ici, les déclarations d'un président d'une organisation de la famille révolutionnaire. Notre interlocuteur a tiré à boulets rouges, s'interrogeant sur les « relations douteuses » de certains dirigeants et même des militants des partis politiques avec des représentations diplomatiques. Dans la foulée, notre interlocuteur s'est également interrogé sur les interventions médiatiques de certains dirigeants politiques qui se sont ingérés dans les affaires de la justice, réclamant la libération de plusieurs individus incarcérés pour des faits relatives à l'atteinte de la sûreté de l'Etat. « Ces mouvements politiques activent en contradiction avec les lois de la République et de la Constitution, notamment les articles relatifs aux partis politiques. Ces mouvements ont violé l'article 42 de la Constitution qui spécifie que les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, raciale, de sexe, corporatiste ou régional, a-t-il fait savoir ». L'APS a indiqué dans son contenu que certains partis politiques ont sombré définitivement dans la faillite politique en raison de leur incapacité totale à présenter un programme au peuple algérien, faisant de la démagogie leur feuille de route pour amorcer une campagne électorale anticipée des prochaines Législatives et Locales. Dans le même contenu, l'APS a ajouté que l'un de ces partis surenchérit sur les positions internationales de l'Algérie, ce qui est une violation flagrante de la Constitution qui attribue au président de la République l'exclusivité des prérogatives en matière de politique étrangère, que lui confère le mandat populaire dès son élection ; le Président ayant présenté aux Algériens, à travers son programme, les principes fondamentaux de la diplomatie, les politiques et approches que l'Algérie adoptera concernant tous les dossiers internationaux d'actualité. L'APS a indiqué : L'atteinte à la politique étrangère constitue un acharnement flagrant non contre le Président mais contre un pays que le Président incarne conformément à la Constitution. Au même moment où cela se produit, un autre parti politique fait de la démagogie sa nouvelle conception en prévision des prochaines échéances électorales locales et nationales, présentant les dispositions juridiques fondées sur les lois de la République, en matière de lutte contre le discours de la haine comme étant erronées, ce qui est un indicateur dangereux quant au risque de ramener le peuple algérien à l'époque des rivalités et de la fitna (discorde) après qu'il ait dit son mot, à travers l'approbation par ses représentants au Parlement, de la loi sur la lutte contre la haine entre Algériens, et certains de ces mêmes partis sont représentés au Parlement et ont voté en faveur de cette loi ! L'APS a conclu sa publication indiquant que face à cette flagrante contradiction avec l'éthique politique, apparaît clairement l'intention de certains partis de manipuler la Justice et les lois de la République pour renouer avec les mauvais usages, le clientélisme et le régionalisme exécrable, définitivement révolus depuis le 12 décembre 2019