« Nous payons en moyenne 3 000 DA de charges chaque mois mais nous ne voyons pas venir la contrepartie et cela dure depuis quatre années déjà », s'exclament, las d'avoir épuisé tous les recours administratifs, des résidents de la cité AADL (1 377 logements) située du côté du rond-point de la pépinière. « L'ascenseur est réparé le matin mais il tombe en panne le soir », indique un locataire qui garde encore en mémoire l'image de son épouse bloquée pendant une heure dans une cage non ventilée en attendant les secours. « Les travaux d'entretien sont confiés à des entreprises privées qui embauchent un personnel non qualifié », se plaignent les concernés qui évoquent également les travaux du trottoir reliant cette cité à l'université Mohamed-Boudiaf dont la partie à la charge de l'Agence n'a pas été réalisée depuis 5 mois. Le site où est implanté cet ensemble immobilier d'envergure comporte, toujours selon les locataires, deux assiettes devant abriter une aire de jeux et un parking. « On nous a promis de commencer les travaux mais rien n'a été fait à ce jour », s'impatientent-ils. « Je paye l'AADL et je paye ma facture à la SEOR mais je n'ai souvent pas d'eau pour cause de pannes de la pompe, comme la dernière fois où nous avons dû patienter pendant 10 jours », explique un autre résident qui n'arrive pas à comprendre pourquoi il paye les frais de parking alors qu'il ne trouve pas de place (durant la journée) pour garer sa voiture pour la simple raison que l'espace prévu à cet effet est maintenant utilisé par les agents de la Sonelgaz qui a acquis des bureaux et les clients qui viennent s'acquitter de leurs redevances ou pour d'autres motifs de sollicitation. L'administration, disent-ils, leur avait promis d'embaucher des agents de sécurité diplômés mais, là aussi, ce sera un vœu pieux comme le sera la dotation des conciergeries en personnel qualifié. « Actuellement, beaucoup d'immeubles sont sans concierge et, dans le meilleur des cas, nous ignorons la définition des tâches dont ils doivent s'acquitter ». Conséquence : les caves n'ont jamais été ouvertes pour nettoyage et les détritus commencent à s'amonceler, parfois, précisent-ils, devant le bureau même de l'agence.