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Cheb Bilal, Djillali Amarna et Zahouania en apothéose !
Publié dans El Watan le 10 - 08 - 2009

C'est Djilali Amarna, ancienne figure de proue du groupe Raïna Raï, qui a ouvert le bal sous un ciel illuminé de mille feux par un spectacle pyrotechnique. Malgré une méchante maladie qui l'a éloigné de la scène durant dix longues années, Djilali a tenu à faire (re) entendre sa voix rageuse, alliant le melhoun au langage cru de la rue.
Du raï-trab, cet air du terroir avec ses envolées lyriques et ses sonorités électriques ! Etc'est tout naturellement avec Khalouni nebki ala rayi (Laissez-moi pleurer mon opinion), de feu M'qalech, que Djilali amorce son récital avant d'entonner l'hymne bélabésien Ya Zina. Chaleureusement ovationné par le public, il enchaîne avec Kayen rabi et Khalti Fatima. «Je ne sais quoi dire, c'est peut-être là mon dernier spectacle. J'ai chanté ce soir pour mon public, celui qui m'aide à vivre et à affronter les dures réalités de la vie», a déclaré Djilali, après l'hommage grandiose qu'il a reçu sur scène de la part des organisateurs du festival. La joyeuse Hadja Zahouania, en jean, fera de même en évoquant l'apport impérissable de Djilali Amarna et des précurseurs de la musique raï, dont Mimoun, Yacine et le défunt Ahmed Zergui. Celle qui a enflammé les gradins du stade du 24 Février l'année dernière a récidivé avec Hata ngoul sayé (Jusqu'à ce que je dise ça suffit), Hbibi la et son métaphorique Werini win rak tourgoud (montre-moi où tu dors). Au bout de quelques minutes, la joyeuse enflamme le public avec Sratli manaoudchi (je ne recommencerai jamais).
La réponse des spectateurs fut instantanée : «Olé, Olé, Zahouania cheba ou sghira» (toujours jeune et belle). Visiblement émue, la diva du raï déterre l'un de ses anciens succès Zine bledo beeda (le pays de la beauté est loin), au grand bonheur de ses fans. Vers la fin de son concert et avant de quitter la scène, Zahouania fera cet aveu à un public en transe : «Saâb n'touma (vous êtes difficiles), Koul khetra telftouli raï (à chaquefois vous me faites perdre la raison)». Une heure du matin, c'était au tour de cheb Bilal de monter sur scène accompagné de ses musiciens. Bilal, qui se produit pour la première fois de sa carrière à Sidi Bel Abbès, est de ceux qui veulent donner un «sens» au raï.
Les déceptions affectives, la solitude de l'exil, mais aussi les inégalités sociales sont ses thèmes favoris. Sa voix intense mêlée à la contrebasse, le violon et la derbouka emballe rapidement les carrés de jeunes qui reprenaient en chœur les chansons Darja bdarja (pas à pas) Choufou ya Salem et le très en vogue Saragossa. Ce n'était pas le cas lorsque l'enfant de Choupot (Oran), amorce Rak mrid taanedni ana (t'es malade si tu veux te comparer à moi), une chanson controversée qui marque le divorce entre un style qu'incarne Bilal et celui des raïmen de Sidi Bel Abbès que personnifie cheikh Naâm. A la fin de la soirée, cheb Nassim, élu meilleur chanteur de cette deuxième édition du Festival du raï, est monté sur scène pour recevoir son trophée de la main du commissaire du festival. Sur les onze participants au concours, «jeunes talents», trois lauréats ont été primés, à savoir cheb Nassim, cheb Kader et Hasni Seghir.


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