En plein mois de Ramadhan, les habitants des quartiers de Radar et El Hachem sont privés d'eau et ils le font savoir bruyamment aux services de l'Algérienne des eaux. En effet, des quartiers de la ville de Mostaganem sont privés du précieux liquide depuis quatre jours. Le comble, c'est que cette privation d'eau potable intervient alors que le barrage de Kramiss, principal pourvoyeur de Mostaganem et de plusieurs autres communes voisines, est plein presque au maximum de ses capacités. Pourtant, tout le monde sait que la consommation d'eau potable durant le mois sacré augmente, c'est un pic de la consommation et l'ADE est la première à le savoir». En tout état de cause, ce sont les commerçants d'eau minérale qui se frottent les mains en voyant leurs épiceries et magasins achalandés se vider rapidement. La raison est que les habitants sont contraints d'acheter des bouteilles de toutes les contenances, celles de cinq litres de préférence, mais aussi des deux litres et même des plus petites. Certains raflent tout en raison des énormes besoins en eau potable, surtout des familles nombreuses et ce, pour aussi bien cuisiner qu'en boire. Et même si certains se rabattent sur les fontaines publiques et autres puits, voire l'eau minérale pour les plus chanceux, la majorité des citoyens, députés, pointent un doigt accusateur à l'adresse des responsables de l'Algérienne des eaux. Un groupe de citoyens en colère, répondant aux nombreuses sollicitations exprimées sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette privation d'eau, ont décidé d'interpeller le premier responsable de la wilaya et le président d'APC, dans des lettres adressées à ces deux responsables.