Signature d'une convention de partenariat entre la CNMA et l'ANEXAL    Les projets hydrauliques concrétisent la volonté des pouvoirs publics de sécuriser la ressource en eau    Les cours repartent à la hausse    Démon-cratie à l'occidentale...ou la Cité idéale de Platon sous escorte armée    L'AIEA craint un incident nucléaire    Le risque d'un choc économique mondial    Le leader sous pression, USMA-CSC à l'affiche    L'USMA et le CAB franchissent l'obstacle des quarts    LFP : Gaya Merbah élu joueur du mois de février    L'eau de source de Aïn Rahma très prisée par les jeûneurs    Lancement des inscriptions au concours du village le plus propre    La DSP lance une campagne d'information et de sensibilisation    Ouverture des candidatures pour l'année 2026    Décès du réalisateur algérien Anis Djaâd    Signature d'une convention de coopération    Un avion de transport militaire s'écrase après son décollage de la Base aérienne de Boufarik    Abdelkader Teta nous a quitté    Mise en demeure adressée à la chaîne Echourouk pour dépassement de la durée autorisée des spots publicitaires télévisuels    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les Aurès et le combat identitaire : Des acquis en attendant la dynamique politique
Publié dans El Watan le 19 - 04 - 2010

Akker a yelli, adnaoui thilelli.» Les mots quasi prophétiques de Dihia résonnent toujours dans les Aurès. «Réveille-toi ma fille, nous allons arracher la liberté», disait la plus engagée des chanteuses chaouies dans cet hymne composé pour faire écho à Idir et son Agma inou (mon frère chaoui). Car dans les années 1970 comme de nos jours, le dialogue entre le Djurdjura et les Aurès n'a pas cessé afin de faire la jonction entre les deux régions dans leur combat identitaire et, par extension, politique.
Le mouvement berbère a son histoire dans les Aurès. Il a aussi ses noms et ses lieux. Il y a plus d'une trentaine d'années, Amar Negadi, l'intellectuel de Merouana (Batna) et l'un des fondateurs de l'Académie berbère en France, commençait à semer les mots et les idées pour provoquer l'éveil identitaire des Chaouis. Et c'est à Sidi Okba qu'on voit apparaître sur les murs le Z en tifinagh, symbole des Berbères. Ce village, aux frontières de Batna et Biskra, est l'un des premiers foyers de la revendication dans les Aurès, à l'instar de M'chounèche que Mouloud Mammeri visitera au milieu des années 1970. C'est là aussi qu'auront lieu les premières arrestations par la police de militants qui manifestaient leur soutien, dès l'éclatement des événements du 20 avril 1980 à Tizi Ouzou.
La deuxième génération de leaders – les Messaoud Nedjahi, Cherif Merzougui, Saci Abdi et autres – accompagnera, dans les années 1980, une vague de chanteurs qui véhiculent un message revendicatif à travers leurs chansons. Ils s'appellent Dihia, Zalatou, Azrou ou encore Massinissa et leur message est mieux perçu par la population qui réagit sensiblement. Quand le Mouvement culturel berbère (MCB) tient ses assises à Batna, en 1993, à l'initiative, entre autres, de Tahar Achoura, plusieurs foyers de revendications étaient allumés dans les Aurès. Le 20 Avril y est célébré déjà depuis l'ouverture démocratique. Le face-à-face avec le pouvoir est inévitable. Des manifestations sont interdites, à l'image d'un colloque sur la Kahina, la famille révolutionnaire s'oppose à donner le nom d'Imedghassen au nouvel aéroport de Batna et les prénoms berbères sont refusés aux nouveau-nés par les services de l'état civil. Au début des années 2000, la troisième génération de militants fait son apparition à T'kout ou encore à Zoui, dans la wilaya de Khenchela.
Le deuxième printemps berbère ne laisse pas indifférents les frères des Aurès, qui adhèrent vite au mouvement et seront partie prenante des conclaves des archs. T'kout ressemblait d'ailleurs à n'importe quel village kabyle par son martyre. Les acquis de cette longue marche sont indéniables : retour en force de tamazight dans les grandes villes, naissance d'une radio locale émettant à moitié en langue chaouie, un festival dédié au théâtre amazigh d'envergure internationale et la liste n'est pas exhaustive. Une chose est sûre cependant : la cause a évolué à deux vitesses dans les deux régions.
Car chez les Chaouis, la flamme n'a pas la même intensité qu'en Kabylie. «Les Aurès, malgré les efforts insignifiants des uns et des autres, sont restés à la traîne de la revendication culturelle dans notre pays», jugeait Amar Negadi dans l'une de ses correspondances à ses compatriotes aurésiens. L'éloignement d'Alger, le découpage administratif, l'effort colossal du pouvoir pour arabiser la région, l'étouffer avec une chape de plomb nommée famille révolutionnaire sont autant de facteurs qui ont conduit les populations des Aurès à évoluer différemment. Les dissensions chez les leaders ont ajouté du plomb dans les ailes d'une cause, aujourd'hui presque abandonnée, ne serait-ce que dans sa dimension intellectuelle.
In fine, la conscience politique n'a nullement mûri chez les populations larges, contrairement à la question identitaire qui semble commencer à se cristalliser.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.