Le Front Polisario déplore l'"inaction" et "le silence" du Conseil de sécurité    Conférence Opep+ : une véritable opportunité pour réaliser la stabilité du marché pétrolier    Revue El Djeïch: une cohérence totale entre le Président de la République et l'ANP    Yémen: cessez-le-feu unilatéral pour prévenir une propagation du Covid-19    Real Madrid: le rétropédalage de Kroos sur la baisse des salaires    94 nouveaux cas confirmés et 30 nouveaux décès en Algérie    Report du jugement et proposition de procès à distance    M.Belhimer adresse ses condoléances "les plus attristées" à la famille du défunt Mohamed Baghdadi    Real : Zidane et Benzema ont poussé pour la baisse de salaire    Coronavirus: mise en oeuvre de mesures exceptionnelles de sauvegarde des entreprises    Foot / Covid-19 : les joueurs de l'Académie de Khemis Miliana passent au E-learning    Le Général Rachedi nommé directeur général adjoint de la Sécurité intérieure    Serie A : Le président de la Sampdoria demande la fin de saison    Le journaliste Mohamed Baghdadi n'est plus    L'Adra lance une cagnotte    Lourd impact financier pour Air Algérie    L'Apoce dénonce le chantage des commerçants    Ali Mecili ou l'initiateur de l'organisation de l'opposition    La FIFA contre les championnats à blanc    "Avec le Ramadhan, la reprise de la compétition devient de plus en plus difficile"    Belaïdi : "Je m'entraîne le matin en forêt"    Renouvellement à distance des contrats d'assurance    2 morts dans le crash d'un hélicoptère de l'armée    Suspension de la rotation des Casques bleus    Ben Mohamed, poète "Mes seules angoisses sont alimentées par la situation politique du pays"    Lancement d'un concours national de scénario    Le vécu d'une femme à l'écriture miraculeuse    «Nous sommes tous dans le même bateau»    Test de dépistage du Covid-19 : L'hôpital Mustapha se lance dans le diagnostic    Covid-19, chauve-souris ou pangolin ?    Nassira Benharrats. Ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables : Nous assistons les entreprises agréées pour accélérer la collecte»    Covid-19 en Europe : Le confinement commence à payer mais gare au relâchement    L'ONU condamne les bombardements d'un hôpital à Tripoli    Le permafrost, un milieu peu connu    Malgré des débits supplémentaires : Facebook tourne au ralenti    Confinement culturel et solidaire sur les réseaux sociaux : Un artiste par jour avec la galerie Le Paon    Lutte contre le coronavirus: L'Armée prête à toute éventualité    Mila: Plus de 3 quintaux de viande blanche saisis et détruits    Bouira: Collecte de sang aux malades    LA TERRE TOURNE EN ROND    Le temps qui passe: Le temps relatif    Sa composition, son organisation et sa mission définis au JO    JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE : Le Président Tebboune rend hommage au secteur de la santé    Covid19-Foot: le payement des frais d'engagement et amendes ajourné    Coronavirus ou pas, le régime algérien réprime    Mohamed Kaïdi remplace Mohamed Bachar    Youcef Gamouh ou le reflet dans l'art de siffler    Théâtre régional de Tizi Ouzou : Diffusion de spectacles en ligne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Quand l'histoire cachée entre en scène
Publié dans El Watan le 14 - 06 - 2011

L'association Project'heurts de Béjaïa a bien pensé l'ouverture de sa 9e édition des Rencontres cinématographiques en programmant, dès la première soirée de samedi, un documentaire de Tati Mohamed Lakhdar, Dans le silence, je sens rouler la terre. C'était une bonne manière de dire à ceux qui font de notre histoire un espace gardé, que le cinéma est encore là pour mettre à nu leurs carences, voire… leur oubli volontaire. Le public nombreux, présent au théâtre régional Malek Bouguermouh, a été témoin d'une absence flagrante de l'écriture de l'histoire. A la fin de la projection, tous les spectateurs étaient unanimes à dire qu'ils n'étaient pas du tout au courant de cette péripétie franco-espagnole vécue sur notre territoire dans les années 1940.
En effet, le film documentaire est consacré à l'histoire d'un pan de mémoires «ensevelies» regroupant trois nations, l'Algérie comme terre d'accueil et champ des atrocités, la France comme colonisateur et tortionnaire et l'Espagne dont est victime une frange de sa population qui a échoué dans sa lutte face au franquisme. Le réalisateur Tati Mohamed Lakhdar, avec sa caméra baladeuse, tente avant tout de faire un appel à l'éveil de cette mémoire à travers des témoignages dans la ville de Djelfa, qui a abrité le camp de concentration où les Français avaient impitoyablement accueilli les républicains espagnols.
Quelques bribes de souvenirs. Mais point d'archives, ni au musée ni dans les services et administrations publics. Le néant, n'étaient les vestiges et les constructions en ruine. Pour remonter la pente face à ce pesant vide, le réalisateur se rabat sur des recherches d'une universitaire de Bouzaréah, Mme Zerrouki Saliha, qui a basé son travail de doctorat sur l'étude et l'analyse des poèmes et des écrits de Max Aub emprisonné dans le camp de concentration de Aïn Serar à Djelfa. La réalité de la France tortionnaire fait son apparition et dévoile les atrocités qu'ont endurées les exilés espagnols. Ce travail de remémoration pioche dans le témoignage réel, il le retrouve en la personne de Miguel Martinez qui a écrit un livre sur les atrocités du camp de concentration d'El Abadia (Chlef), tout autant que Max Aub à Djelfa.
L'accusation a alors une victime vivante dans le documentaire ; elle se souvient et aide à reconstituer le puzzle de la mémoire.
Par la suite, le réalisateur transpose le passé sur le présent en s'appuyant sur le sujet de l'exil et aboutit au phénomène des harraga. Tati voulait-il nous dire que l'histoire se répète dans le sens contraire vers un autre espace qui n'est ni l'Espagne ni la France, mais celui uni appelé Schengen. A la fin de la projection, le réalisateur Tati Mohamed Lakhdar, du professeur chercheur Zerrouki Saliha et du témoin Miguel Martinez ont rendu les débats fort intéressants. Enfin, au vu du sujet, de la curiosité qu'il éveille, de scoop historique et de sa valeur artistique, le film part favori pour une distinction.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.