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ENERGIES RENOUVELABLES
ENVIRONNMENT Paradigme énergétique pour un développement durable (3e partie)
Publié dans El Watan le 19 - 07 - 2004

De toutes les sources d'énergie, l'énergie solaire est la seule qui est disponible sur toute la planète. Son utilisation tant dans les applications spatiales que terrestres a connu, ces deux dernières décennies, une progression fulgurante au vu des récents développements technologiques et scientifiques notamment dans sa filière photovoltaïque. L'énergie solaire, la plus utilisée à travers le monde, est l'énergie émise par le soleil sous forme d'ondes électromagnétiques (principalement de 0,3 et 3 micromètres) ou tout autre énergie obtenue par captage du rayonnement solaire. Chaque jour, la terre reçoit sous forme d'énergie solaire l'équivalent de la consommation électrique de 5,9 milliards de personnes pendant 27 ans. En 1900, le charbon fournissait 96% des besoins mondiaux en combustible et ce n'est qu'en 1967 que la consommation du pétrole dépassait celle du charbon. Les prévisions des experts du Conseil mondial de l'énergie sont allées crescendo vers des proportions d'utilisation des énergies renouvelables de plus en plus élevées, dopées en cela par des investissements nouveaux et des performances technologiques nouvelles. Il est ainsi prévu que pour l'an 2050 l'énergie solaire sera la première énergie au monde. L'Algérie se caractérise par une très forte dépendance par rapport à la ressource des hydrocarbures. Cette dépendance, au regard de nos réserves relativement modestes et de nos besoins en constante évolution, peut, à long terme, s'avérer une contrainte majeure susceptible d'hypothéquer l'avenir des générations futures. Aujourd'hui encore, les soubresauts de la géopolitique jouent un rôle prépondérant dans la flambée des prix du pétrole, ce qui traduit les craintes justifiées de certains économistes inspirés quant à l'aspect volatil de notre économie nationale. Si on doit se réjouir de cette manne financière inespérée, nous ne devrions pas occulter que chaque gisement pétrolifère a une durée de vie et que les gains d'aujourd'hui ne seront pas les mêmes demain. « Chaque année, nous brûlons ce que la nature a mis des siècles à reconstituer. Un enfant qui naît aujourd'hui connaîtra certainement l'épuisement du pétrole », disait Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie (France). C'est un secret de Polichinelle d'avouer que nos lois de finances sont élaborées à partir et autour d'une estimation du prix du baril de pétrole et elles risquent de continuer à l'être aussi longtemps que les pouvoirs politiques tourneront le dos à la diffusion et à l'investissement dans les énergies renouvelables. Il y va de notre avenir, non seulement nos réserves énergétiques vont s'amenuiser et s'épuiser à la longue mais nous aurons sur nos consciences le lourd fardeau de laisser à nos enfants une Algérie avec de gros désordres environnementaux et de graves perturbations écologiques dont ils ne sont en rien responsables. Nous serons traités de « nihilistes de l'environnement ». Les recettes des hydrocarbures doivent être orientées vers des projets remplissant les critères et les exigences d'un management environnemental obéissant ainsi à satisfaire un équilibre entre les besoins socio-économiques, la protection de l'environnement et la prévention contre la pollution. Actuellement avec le galvaudage de cette notion de développement durable qui est utilisée dans toutes les recettes et prescriptions écologiques mais qui tarde à voir sa concrétisation effective sur le terrain, un nouveau concept de résilience écologique a émergé depuis plus d'une décennie, pour caractériser la capacité d'un système de s'adapter au changement, à se réorganiser et à se régénérer à la suite de perturbations. L'intérêt de l'énergie solaire s'explique par l'importance du flux énergétique qui parvient au sol. Les attraits des énergies renouvelables sont indéniables, leur aspect souvent décentralisé permet la production d'énergie dans les zones rurales sans nécessiter d'investissements trop lourds. Elles peuvent subvenir à des besoins localisés de faibles quantités d'énergie ou d'appoint à des systèmes traditionnels. Après avoir suscité beaucoup d'enthousiasme, puis occasionné, par contrecoup, beaucoup de désillusions, l'utilisation directe de l'énergie solaire connaît à présent un développement régulier, les services et usages étant mieux définis. En ce sens, l'utilisation de l'énergie solaire a engagé une révolution énergétique qui ne fait que commencer et ne concerne que des quantités d'appoint. L'énergie solaire a un avenir d'autant plus prometteur que les équipements sont plus performants et moins coûteux. La tendance actuelle se traduit par la naissance d'une véritable industrie solaire et par des applications généralisées dans des zones de pénurie énergétique où cependant le gisement solaire est d'un potentiel élevé. Tel est le cas de l'Algérie, en particulier dans ses régions sahéliennes et les Hauts-Plateaux. Malgré les efforts entrepris dans le domaine de la recherche et les quelques applications réalisées, l'Algérie accuse un retard considérable dans l'industrialisation et la commercialisation des produits solaires, d'autant plus que notre pays dispose d'un gisement solaire des plus importants du globe. La moyenne de l'éclairement solaire est de 6 kWh/m2 dans le Grand-Sud et entre 4 et 5 kWh/m2 dans les autres régions. On estime la puissance énergétique à base d'énergie solaire installée en Algérie à 1,2 MW, ce qui est vraiment négligeable comparativement aux autres pays. Malgré les efforts reconnus d'extension maximale du réseau électrique conventionnel vers les zones rurales, un obstacle de taille demeurera par la situation géographique de l'Algérie constituée des quatre cinquièmes du territoire par des zones arides et une faible densité de populations très éparses. A partir des années 1970, un programme d'électrification a été lancé, il a attein un taux de 95%. Les 5% restants ont comme principales caractéristiques d'être de faibles consommations, éparses, d'accès difficiles, situés dans des régions enclavées et leur électrification par les voies classiques restera longtemps onéreuse. Malheureusement, lorsqu'on évoque cette alternative qu'est l'énergie photovoltaïque, quasiment tout le monde pense aux coûts d'investissement d'une installation avec l'image que cela coûte très cher. Ce cliché qui colle à cette source d'énergie ne prend pas en compte la somme de services et de bien-être que procurent ces installations à des populations enclavées sans omettre que si au départ les coûts sont élevés, leur amortissement peut être fait rapidement sans agression environnementale. Le bilan établi à la fin de 1993 de l'électrification rurale de type classique, par extension du réseau national électrique, donnait des résultats appréciables en termes d'investissements physiques et financiers et en nombre de foyers électrifiés ; néanmoins les centres qui restent à électrifier sont à présent caractérisés par deux éléments dominants : l'isolement et la dispersion de l'habitat. Afin d'assurer l'équilibre régional et la suppression des disparités entre les villes et les campagnes et dans le but d'atteindre une meilleure couverture électrique du pays, il y a lieu de rechercher des solutions d'électrification alternatives qui permettront de réaliser ces investissements à moindre coût. Comme nous l'avons souligné précédemment, un nombre important et croissant de foyers algériens ne pourra pas bénéficier de manière équitable d'énergie électrique dans les vingt prochaines années. Cela se traduira par leur marginalisation par rapport à l'accès à la santé, l'emploi, les télécommunications (pour ne citer que ces quelques aspects importants dans la vie sociale) et accentuera davantage l'exode. Nos « mœurs énergétiques » reposent sur une consommation et une dépendance croissante vis-à-vis des énergies fossiles, il est temps de reconsidérer notre politique énergétique nationale en tenant compte de l'ensemble de nos atouts naturels et les optimiser rationnellement et durablement. La somme des services que peut rendre l'énergie solaire est vaste, incluant des applications techniques dont certaines peuvent être rudimentaires et d'autres très sophistiquées puisque cela va de l'amélioration du séchage traditionnel des aliments à la production de plusieurs mégawatts électriques par les panneaux photovoltaïques ou bien par les concentrateurs solaires ou par des aérogénérateurs. Dans cette optique, la promotion et le développement des énergies renouvelables en Algérie s'inscrivent dans un cadre de développement durable ayant comme objectif :
La protection de l'environnement en favorisant le recours à des sources d'énergie non polluantes ;
la contribution à la lutte contre le réchauffement climatique en limitant les émissions de gaz à effet de serre ;
la préservation et la protection de la durée de vie des potentialités nationales en hydrocarbures ;
la participation à la politique nationale en matière d'aménagement du territoire par la valorisation des gisements énergétiques renouvelables. De par sa position géographique, l'Algérie dispose d'un gisement solaire exceptionnellement élevé. La moyenne annuelle d'insolation dépasse les 3000 heures. Dans cet article, nous allons nous focaliser sur l'énergie solaire photovoltaïque (PV). (A suivre)


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