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«L'ignorance des autres attise les conflits»
Publié dans El Watan le 27 - 01 - 2018

On entend de plus en plus parler de l'IReMMO sans savoir toujours quelle est sa vocation ?
L'IReMMO, soit l'Institut de recherche et d'études Méditerranée-Moyen-Orient, est un think tank créé en 2011 sous la forme d'une association loi 1901 déclarée d'intérêt général. Sa vocation est de contribuer à l'analyse des grandes questions politiques, économiques et culturelles des pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient (entendu au sens large, avec l'Iran et l'Afghanistan) et donc à la transmission de connaissances. Il regroupe quelques dizaines de spécialistes qui viennent de divers horizons : l'université et la recherche, la diplomatie, le journalisme et la politique. La coexistence de ces métiers différents est un atout très précieux dans la compréhension de ces questions.
Ses activités se structurent autour de quatre pôles : des débats publics sous différentes formes (conférences, colloques, controverses), tous enregistrés et diffusés sur notre chaîne YouTube (iReMMO.org), des sessions de formation avec des séminaires semestriels dans trois disciplines, évidemment centrées sur la région (droit, économie et science politique), des ateliers ponctuels focalisés sur un thème précis sous la forme de «5 heures pour comprendre» et des publications régulières avec une revue trimestrielle, Confluences-Méditerranée, et une collection de livres (La bibliothèque de l'iReMMO), courts et précis sur tel ou tel thème concernant la région, et enfin, des prises de position publiées dans la presse nationale sur les grands sujets d'actualité.
Qu'est ce qui a amené votre institut à se rapprocher du Maghreb des Livres et à lui proposer une collaboration autour de cette manifestation annuelle ?
Jusqu'à présent, il manquait à l'iReMMO une grande manifestation centrée autour des livres qui sont évidemment au cœur de ses activités. D'où l'idée de créer un Salon du livre à Paris, consacré seulement à l'Orient, puisqu'il existait déjà un tel événement annuel avec le Maghreb des Livres. Mais très vite, plutôt que de travailler seuls, il nous a paru bien plus intéressant de nous associer à ce qui existait déjà.
C'est pourquoi nous avons proposé à Georges Morin (ndlr : président de l'association Coup de soleil, organisatrice du MdL) une collaboration pour élargir à l'Orient le périmètre du Maghreb des Livres. Il a accepté notre proposition d'autant plus facilement que, déjà depuis quelques années, il s'orientait lui-même dans cette direction. Et c'est ainsi qu'est né le Maghreb-Orient des livres, dont la première édition aura lieu les 2, 3 et 4 février 2018 à l'Hôtel de Ville de Paris. Et la prochaine en 2019, puisqu'il s'agit d'un événement annuel.
En quoi le Maghreb des Livres s'inscrit-il dans l'esprit et les objectifs dont se réclame votre
institut ?
Cette manifestation s'inscrit pleinement dans l'esprit de l'IReMMO, qui cherche fondamentalement à transmettre des connaissances, à confronter des points de vue différents, à faire mieux connaître l'Autre, car, bien souvent, c'est l'ignorance des autres qui attise les conflits.
A travers une telle manifestation organisée au cœur de Paris pendant trois jours, l'IReMMO, comme Coup de soleil, peut espérer toucher un large public pour contribuer à mieux lui faire comprendre les sociétés de cette vaste région.
Et que proposez-vous donc pour cette première participation au désormais Maghreb-Orient des Livres ?
Comme tout grand Salon du livre, le Maghreb-Orient des Livres rassemble de très nombreux auteurs dans des domaines très variés, aussi bien des romans, des essais politiques, des travaux en sciences sociales, des ouvrages de bande dessinée… Avec, bien entendu, des dizaines d'occasions de les rencontrer et de débattre avec eux : Cafés littéraires, entretiens, tables rondes, etc.
Pour ce qui concerne la partie Orient de ce Salon, nous aurons plusieurs rencontres autour des thèmes suivants : «Vivre sous l'Empire ottoman», dans une table ronde animée par François Georgeon, «Actualité du golfe Arabo-Persique», au cours d'un débat présidé par Alain Gresh, «Quel avenir pour le Moyen-Orient ?», avec des spécialistes reconnus, comme Jean-Pierre Filiu ou Gilbert Achcar. «Les villes plurielles d'Orient», avec notamment Franck Mermier et Salam Kawakibi. Notons enfin un «Hommage à Mahmoud Darwish», par Elias Khoury et Farouk Mardam-Bey.
Comment envisagez-vous les enjeux de la participation de l'IReMMO à cette manifestation culturelle?
Au-delà du plaisir de la rencontre avec des auteurs et leurs livres, il s'agit aussi pour nous de montrer l'Orient sous un autre jour que celui déformé par les images réductrices que l'actualité parfois tragique de cette région produit.
Derrière le fracas des armes et les souffrances qui déchirent cette région, on oublie trop souvent les sociétés où vivent des hommes et des femmes que nous connaissons bien peu en France. Les livres, sous toutes leurs formes, offrent de précieuses approches pour les découvrir autrement dans leur vie quotidienne, leur culture, leurs craintes et leurs espérances. Et ce, d'autant mieux qu'au Maghreb-Orient des Livres on peut venir à la rencontre de celles et de ceux qui les ont écrits et échanger avec eux…


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