Réunion de concertation.. Ghouini et Larbi Ould Khelifa chez Bensalah    Le prochain congrès se tiendra les 21 et 22 juin.. Sidi Saïd quittera l'UGTA plus tôt que prévu    Barrage «El Hamiz».. Un million de m3 mobilisés pour l'irrigation    Conséquence du mouvement populaire.. Des institutions financières changent de main    Tizi Ouzou.. Les routes de tous les dangers    Il s'est mal comporté avec Bahloul à l'AG de l'UAFA.. Raouraoua déclare la guerre à la FAF    Championnat de Ligue 2.. Mobilis Le WAT et l'ASO à 3 points de l'élite    AG des fédérations sportives.. Les défis de l'heure    Cité 50 logements à Bouaïche (Sidi Bel Abbès).. Les habitants réclament les commodités    207 morts dans les attaques terroristes.. Massacre au Sri Lanka    Cour d'appel militaire de Blida : Mandat de dépôt contre Saïd Bey et mandat d'arrêt contre Habib Chentouf    Baromètre.. En Baisse : Seddik Chihab    Grippe saisonnière.. Net recul cette année    Mois du patrimoine.. Un riche programme    C'était une spécialiste de l'Algérie.. L'historienne Annie-Rey Goldzeiguer est morte    AEROPORT D'ALGER : Le nouveau terminal mis en service lundi prochain    DOUANES ET BANQUE D'ALGERIE : Le Chef de l'Etat nomme de nouveaux responsables    Lutte contre la criminalité : Près de 2900 suspects interpellés en mars dernier    Hausse de plus de 17 % des recettes douanières en janvier et février 2019    Grippe saisonnière: net recul des décès par rapport à l'année précédente    Saisie de 44 kilos de kif traité dans différentes wilayas du pays    La préparation du match de Tizi Ouzou perturbée    Bekkouche forfait pour la finale du 400 m/haies    Prochainement sur Google traduction    Afghanistan: l'EI revendique l'attaque meurtrière contre un ministère    Trucs et astuces    Des remèdes complémentaires pour soulager une entorse de la cheville    Début du référendum constitutionnel en Egypte    à quoi obéit l'activisme renaissant d'Ould Abbes ?    Les ministres autorisés à déléguer leur signature    La progression féconde    «Le prix payé pour tamazight a été exorbitant»    Ronaldo, la mise au point d'Allegri    Un sit-in de commémoration a été tenu    "Trop tard, M.Bensalah..."    700 tonnes de produits transportés vers la Mauritanie et le Sénégal    50 soldats syriens tués par Daesh à Deir Ezzor    Un jeu international qui disqualifie l'ONU    Algérie - Mali, le 16 juin à Abu Dhabi    Expo "L'Afrique à la mode"    L'IF cherche des réalisateurs de documentaires    Football - Ligue 1: Des enjeux énormes pour tout le monde    49 imams algériens accueillis par la Grande Mosquée de Paris    Le quart de rôle de Bensalah    Contestation populaire : Renforcer la cohésion politique    Japon : L'inflation restera sous 2% pendant encore 3 ans, selon la BoJ    EDF: Des experts recommandent de réparer les soudures de l'EPR    "Le rôle de leader des Etats-Unis à l'Otan" n'est dû qu'"à la contrainte et au chantage"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Protestation au Soudan : Pourquoi Omar El Béchir n'est pas inquiété
Publié dans El Watan le 23 - 01 - 2019

l Chantres autoproclamés des droits de l'homme et des libertés, les grandes puissances n'ont pas intérêt à voir le Soudan déstabilisé.
La police soudanaise a encore réprimé hier dans la ville d'Omdurman, voisine de la capitale Khartoum, des manifestants qui protestaient contre la vie chère et dénonçaient la mort d'un des leurs tué la semaine dernière. Lundi, un comité de médecins, membres de l'Association des professionnels soudanais, un groupe en première ligne de la contestation, a annoncé que le protestataire, blessé lors d'affrontements jeudi avec les forces de sécurité à Khartoum, a succombé à ses blessures. Déclenché le 19 décembre par la hausse du prix du pain, le mouvement de contestation populaire demande la chute du régime.
Il a fait 26 morts, dont deux membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel. Des organisations comme Human Rights Watch et Amnesty International évoquent au moins 40 morts, dont des enfants et du personnel médical. Amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays est confronté à une inflation de près de 70% par an. Cela dit, la répression du mouvement contestataire n'a pas suscité l'indignation des pays autoproclamés chantres des droits de l'homme et des libertés.
Eux qui ont accusé maintes fois le régime soudanais de tyrannie et décrété en conséquence des sanctions à son égard. Le 30 juin 1989, le général Omar El Béchir, soutenu par les islamistes, prend le pouvoir par un coup d'Etat contre le Premier ministre démocratiquement élu, Sadek Al Mahdi. Il encourage les activités du Front national islamique de Hassan Tourabi.
Indifférence et intérêts nationaux
Son règne est marqué par des conflits avec le Sud jusqu'à la paix en 2005, et dans d'autres régions, notamment dans celle du Darfour (ouest) à partir de 2003. Ainsi, les relations du Soudan avec l'Occident et l'Egypte, notamment, se détériorent. Le Caire met en cause Khartoum dans l'attentat manqué contre le président Hosni Moubarak le 26 juin 1995 à Addis-Abeba. La Cour pénale internationale (CPI) recherche le président El Béchir pour «génocide dans la province du Darfour (ouest)». Le 26 avril 1996, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) prend une série de sanctions contre le Soudan. En 1997, les Etats-Unis décrètent un embargo pour le soutien présumé de Khartoum à des groupes islamistes. Le régime a accueilli Oussama Ben Laden. Washington a fini par lever cette sanction en 2017 et relancer, sur de nouvelles bases, ses relations avec Khartoum.
Aussi, le Soudan a rejoint la coalition régionale menée par l'Arabie Saoudite contre les rebelles au Yémen, soutenus par Téhéran. La Chine et la Russie entretiennent de bonnes relations économiques avec Khartoum. En parallèle, l'Occident travaille pour la stabilité du pays, car son instabilité risque de déstabiliser la Corne de l'Afrique livrée aux attaques des mouvements islamistes à l'exemple des shebab somaliens. En outre cela compliquerait la crise migratoire à laquelle est confrontée l'Europe. Après la dégradation de leurs relations en 2017, lorsqu'El Béchir a accusé l'Egypte de soutenir des opposants soudanais, Le Caire et Khartoum ont dénoué leurs différends.
Dans cet esprit, le Soudan a levé en octobre l'interdiction d'importer des produits d'Egypte, imposée pendant 17 mois. Par ailleurs, quelques jours après le début des manifestations, l'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a appelé le président soudanais pour lui offrir son aide. En août dernier, le parti au pouvoir, le Congrès national, a désigné Omar El Béchir candidat à la présidentielle de 2020. Or, la Constitution soudanaise de 2005 limite à seulement deux les mandats présidentiels pour un même prétendant. Mais cela n'empêche pas El Béchir à confisquer la loi et être réélu en 2011 et 2015 avec 94,5% des voix.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.