Pour une sortie rapide de la crise : L'élection présidentielle est la seule issue    Après le Front El Moustakbel, rencontre avec Talaï El-Houryate : L'instance de médiation et du dialogue à la rencontre de la société civile    Ce ne sont pas de simples mots    Bourses : L'Europe clôture en baisse, la crise italienne pèse    Au second trimestre : Thomson Reuters relève ses prévisions après une croissance de 4%    Au deuxième trimestre : L'économie allemande s'est contractée, l'export souffre    Sahara occidental: Un professeur américain rejette la propagande marocaine    Yémen: Martin Griffiths met en garde contre la fragmentation du pays    Carlos Lopes: Avec la ZLEC, "les Africains ont avantage à faire du commerce intra-africain"    Jeux africains-2019-Foot féminin: Victoire de l'Algérie face au Mali 1-0    CAN 2019 (U23), Algérie- Ghana: La sélection algérienne en stage à Sidi Moussa    Paramédical : Plus de 300 places pédagogiques au titre de la nouvelle session de formation dans la wilaya d'Alger    Tourisme : Vers la création de pôles d'excellence en Algérie    Développement local à Illizi : Salah-Eddine Dahmoune constate le dénuement et la colère des citoyens, et annonce plusieurs mesures    Les 4 conditions de Benflis    L'opposition s'inquiète de l'entrée en vigueur de l'état d'urgence    Le président sahraoui met en garde    "Pour qui sonne le glas"    Appel à l'investissement privé    Ness el-Khir au chevet des nécessiteux    22 pèlerins algériens décédés    Javier Bardem appelle à protéger les océans    Bonnes perspectives en gaz et électricité    «L'investissement est ouvert au privé»    Un professeur américain rejette la propagande marocaine    DEGRADATION DU SOLDE COMMERCIAL : Les experts tirent la sonnette d'alarme    COUR DE JUSTICE D'ORAN : Le président de la cour et du procureur général installés    La paire Meriem Azem-Amel Zaïdi au dessus du lot    Islam Slimani en prêt à Monaco    ACCIDENT DE LA ROUTE A SIDI BEL ABBES : Six blessés dans une collision à Sidi Khaled    «Je n'ai pas envie de poursuivre ma mission»    La hantise des conducteurs    Les ventes de voitures en baisse en juillet en Chine    Farès opéré avec succès    L'EN «messieurs» se contente de la 12e place    L'histoire convoquée pour le présent    L'ONM demande la dissolution du FLN    Serge Michel : engagement total pour la Révolution algérienne    "L'enseignement des arts a besoin d'un nouveau souffle"    Yémen : Les séparatistes s'emparent de nouvelles positions    Blida : Installation du nouveau président de la Cour et du procureur général    Haï Nour: Deux dealers arrêtés    ASM Oran: Ahmed Belhadj ne viendra pas    Marche des étudiants: Maintien de la mobilisation à Alger    Afin d'atteindre "rapidement" ses objectifs : Le chef de l'Etat renouvelle son appel à faire avancer le processus de dialogue    Deuxième jour du ministre de l'Intérieur à Illizi : Les jeunes expriment leurs préoccupations    Plus de 180.000 unités en 2018    Nouvelle publication    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Protestation au Soudan : Pourquoi Omar El Béchir n'est pas inquiété
Publié dans El Watan le 23 - 01 - 2019

l Chantres autoproclamés des droits de l'homme et des libertés, les grandes puissances n'ont pas intérêt à voir le Soudan déstabilisé.
La police soudanaise a encore réprimé hier dans la ville d'Omdurman, voisine de la capitale Khartoum, des manifestants qui protestaient contre la vie chère et dénonçaient la mort d'un des leurs tué la semaine dernière. Lundi, un comité de médecins, membres de l'Association des professionnels soudanais, un groupe en première ligne de la contestation, a annoncé que le protestataire, blessé lors d'affrontements jeudi avec les forces de sécurité à Khartoum, a succombé à ses blessures. Déclenché le 19 décembre par la hausse du prix du pain, le mouvement de contestation populaire demande la chute du régime.
Il a fait 26 morts, dont deux membres des forces de sécurité, selon un bilan officiel. Des organisations comme Human Rights Watch et Amnesty International évoquent au moins 40 morts, dont des enfants et du personnel médical. Amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, le pays est confronté à une inflation de près de 70% par an. Cela dit, la répression du mouvement contestataire n'a pas suscité l'indignation des pays autoproclamés chantres des droits de l'homme et des libertés.
Eux qui ont accusé maintes fois le régime soudanais de tyrannie et décrété en conséquence des sanctions à son égard. Le 30 juin 1989, le général Omar El Béchir, soutenu par les islamistes, prend le pouvoir par un coup d'Etat contre le Premier ministre démocratiquement élu, Sadek Al Mahdi. Il encourage les activités du Front national islamique de Hassan Tourabi.
Indifférence et intérêts nationaux
Son règne est marqué par des conflits avec le Sud jusqu'à la paix en 2005, et dans d'autres régions, notamment dans celle du Darfour (ouest) à partir de 2003. Ainsi, les relations du Soudan avec l'Occident et l'Egypte, notamment, se détériorent. Le Caire met en cause Khartoum dans l'attentat manqué contre le président Hosni Moubarak le 26 juin 1995 à Addis-Abeba. La Cour pénale internationale (CPI) recherche le président El Béchir pour «génocide dans la province du Darfour (ouest)». Le 26 avril 1996, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) prend une série de sanctions contre le Soudan. En 1997, les Etats-Unis décrètent un embargo pour le soutien présumé de Khartoum à des groupes islamistes. Le régime a accueilli Oussama Ben Laden. Washington a fini par lever cette sanction en 2017 et relancer, sur de nouvelles bases, ses relations avec Khartoum.
Aussi, le Soudan a rejoint la coalition régionale menée par l'Arabie Saoudite contre les rebelles au Yémen, soutenus par Téhéran. La Chine et la Russie entretiennent de bonnes relations économiques avec Khartoum. En parallèle, l'Occident travaille pour la stabilité du pays, car son instabilité risque de déstabiliser la Corne de l'Afrique livrée aux attaques des mouvements islamistes à l'exemple des shebab somaliens. En outre cela compliquerait la crise migratoire à laquelle est confrontée l'Europe. Après la dégradation de leurs relations en 2017, lorsqu'El Béchir a accusé l'Egypte de soutenir des opposants soudanais, Le Caire et Khartoum ont dénoué leurs différends.
Dans cet esprit, le Soudan a levé en octobre l'interdiction d'importer des produits d'Egypte, imposée pendant 17 mois. Par ailleurs, quelques jours après le début des manifestations, l'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a appelé le président soudanais pour lui offrir son aide. En août dernier, le parti au pouvoir, le Congrès national, a désigné Omar El Béchir candidat à la présidentielle de 2020. Or, la Constitution soudanaise de 2005 limite à seulement deux les mandats présidentiels pour un même prétendant. Mais cela n'empêche pas El Béchir à confisquer la loi et être réélu en 2011 et 2015 avec 94,5% des voix.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.