Dialogue national: la balle est dans le camp du pouvoir    Crise politique : Des initiatives mais point de solutions !    APC de Bousfer: Le vice-président et deux élus entendus par la gendarmerie    Tlemcen: Le LGV se rapproche de Maghnia à petite vitesse    Aéroport «Mohamed Boudiaf»: Atterrissage d'urgence d'un ATR d'Air Algérie    Football à l'Ouest: L'ASMO, l'USMBA, le RCR et le MCS dans la tourmente    Un homme découvert mort au marché de gros d'El Kerma    Cyber-escroquerie, une arrestation    Villes nouvelles et pôles urbains: Le gouvernement dans l'urgence    Méditation sur un nuage    Cameroun: Libération d'une partie des opposants, un pas vers le dialogue politique ?    Bourses : Séance inaugurale folle pour le Star chinois    Compétitions africaines interclubs 2019-2020 : Les clubs algériens fixés sur leurs adversaires    Mercato : Petit tacle de Rummenigge à Gardiola pour Sané    Chlef : Plus de 700 enfants sensibilisés à l'économie de l'eau    L'économiste Kamel Rezzigue a la radio : "Il faut accélérer le processus politique pour le salut de l'économie nationale délicatement fragilisée par ...    Avions de combat : Thales plaide pour une alliance en Europe    Etablissements publics de santé: Vers "l'obligation" de l'activité de jumelage    Nouveaux bacheliers : Début des préinscriptions et inscriptions    Jeune sahraouie tuée: Plusieurs ONG condamnent la répression marocaine brutale dans les territoires sahraouis occupées    Le gouvernement au chevet des nouvelles villes    Air Algérie a rapatrié tous les supporters    Une "réponse forte à la bande"    Nouveau mandat de dépôt contre Amar Ghoul    Zidane félicite l'Algérie après son sacre africain    Saisie de plus de 4,6 quintaux de drogue    L'anglais évince le français    Le sélectionneur annonce sa démission    AUTOMOBILE : Les premières voitures Peugeot dès janvier 2020    GAID SALAH : ‘'Le peuple a envoyé une réponse forte à la bande''    L'Union arabe félicite l'Algérie    La fanfare de la Protection civile égaye les annabis    Affaire Tahkout : Le wali d'El Bayadh Mohamed Khenfar auditionné à la Cour suprême    ACTUCULT    Le Forum France-Algérie se joint à l'appel du mouvement associatif    Essebsi refuse de ratifier la nouvelle loi électorale    Rassemblement de soutien aux détenus d'opinion    La majorité des Français trouve le phénomène "normal"    La FAF empoche un chèque de 4,5 millions de dollars    Une chaîne de télé franco-algérienne sera lancée en 2020    Jack Lang : "Nous sommes tous un peu algériens"    L'Ukrainienne Juicy M en guest star au Blackout Festival    De la conquête par Tarik Ibn Ziad aux principautés    Vers la réhabilitation du vieux lycée technique    Aïd El Adha: Fixation de points de vente de bétail contrôlés à travers le pays    Les exigences de "l'Alternative démocratique"    Des centaines de fans coincés au Caire    Le blocage du pétrolier algérien a duré 1h15mn    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Amérique Latine : Washington veut renverser Maduro, Díaz-Canel et Ortega
Publié dans El Watan le 03 - 02 - 2019

Dans un article consacré à la nouvelle politique américaine en Amérique latine, le Wall Street Journal explique que «le gouvernement Trump est rempli de responsables convaincus que Cuba représente une menace plus grande (que le Venezuela, ndlr) pour la sécurité nationale».
Le président vénézuélien n'est pas le seul à être dans la ligne de mire des Etats-Unis. Le Wall Street Journal rapportait, dans son édition d'hier, que la Maison-Blanche se prépare à lancer une offensive plus large visant à faire tomber des régimes «antiaméricains» en Amérique latine et à contrer l'influence de la Russie, de la Chine et de l'Iran dans la région.
Parmi ces régimes dits «antiaméricains», figurent en tête de liste Cuba et le Nicaragua. Ces deux pays sont considérés par le président américain, Donald Trump, comme des «cibles à abattre». Et en priorité. Le journal américain révèle à ce propos que Washington a déjà joué «un rôle majeur dans la crise politique vénézuélienne, allant jusqu'à téléphoner à Juan Guaidó pour l'assurer de son soutien avant qu'il ne se déclare président».
Dans son article consacré à la nouvelle politique américaine en Amérique latine, le Wall Street Journal, repris par le Courrier international, explique que «le gouvernement Trump est rempli de responsables convaincus que Cuba représente une menace plus grande (que le Venezuela, ndlr) pour la sécurité nationale».
«Pour preuve, selon eux, les opérations menées par les services de renseignement cubains aux Etats-Unis et leurs actions visant à répandre l'antiaméricanisme dans d'autres pays d'Amérique latine», ajoute la même source qui croit savoir que «l'objectif, dans l'idée de la Maison-Blanche, est de rompre les liens qui unissent le Venezuela à Cuba et de renverser les deux régimes».
Pour l'auteur de l'article du Wall Street Journal, «ce regain d'agressivité reflète la volonté du gouvernement de revenir sur le dégel partiel des relations américano-cubaines entrepris sous Obama, qui s'était traduit par l'allégement des sanctions et l'ouverture de l'île aux investissements étatsuniens».
«La Maison-Blanche planche depuis deux ans sur cette nouvelle stratégie, favorisée notamment par la montée en puissance d'anticastristes, à l'image de Mauricio Claver-Carone, un membre du Conseil de sécurité nationale qui a voué sa vie à la chute de Fidel Castro. Elle doit aussi beaucoup au lobbying de certains élus, comme le sénateur Marco Rubio et le député Mario Díaz-Balart, qui comptent dans leur circonscription de nombreux électeurs ayant des liens avec le Venezuela», précise encore le Wall Street Journal.
Pourquoi la Maison-Blanche veut-elle également renverser le président nicaraguayen Daniel Ortega ? En plus de lui reprocher sa «dérive autocratique du pouvoir» et «l'augmentation de la répression et la violence dans le pays», le département d'Etat soupçonne Managua d'envoyer volontairement des milliers de migrants à la frontière sud des Etats-Unis.
Le WSJ rappelle les propos tenus par John Bolton, conseiller à la sécurité nationale, dans un discours, en novembre, qui dessinait sans ambiguïté les contours de la nouvelle stratégie au cours duquel il avait soutenu : «Les Etats-Unis ont hâte de voir s'effondrer les trois sommets du triangle, à La Havane, à Caracas, à Managua.» John Bolton avait alors qualifié les trois pays de «troïka de la tyrannie». «La troïka tombera», avait-il assuré.
John Bolton, ajoute le Wall Street Journal, est connu depuis longtemps pour être un partisan de la ligne dure face à Cuba et au Venezuela. Mais, poursuit-il, il bénéficie désormais du soutien de Mauricio Claver-Carone, qui a été chargé du continent américain au Conseil de la sécurité nationale et qui partage ses positions.
– Guaido tend la main à la Chine
Le président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, a assuré hier dans un journal chinois qu'il honorerait les accords conclus entre Pékin et son pays et qu'il souhaitait entamer «dès que possible» le dialogue avec la Chine. «Le soutien de la Chine sera très important pour stimuler l'économie de notre pays et notre développement futur», a déclaré Juan Guaido dans une interview réalisée par courriel avec le South China Morning Post.
«Nous sommes prêts à entamer une relation constructive et le dialogue avec la Chine dès que possible», a-t-il ajouté. Ces commentaires semblent destinés à dissiper les interrogations sur l'avenir des relations avec Pékin, si Juan Guaido accéderait effectivement à la Présidence. La Chine est le principal créancier du Venezuela et soutient, avec la Russie notamment, le président Nicolas Maduro.
L'opposition vénézuélienne menée par Juan Guaido a encore manifesté hier contre le président Maduro, réclamant qu'il abandonne le pouvoir. Les propos de Juan Guaido au South China Morning Post interviennent au lendemain des déclarations du ministère chinois des Affaires étrangères, qui souhaite «rencontrer toutes les parties (vénézuéliennes) à mi-chemin».
La Chine et le Venezuela «coopèrent de façon pragmatique depuis longtemps», a souligné aussi vendredi le porte-parole du ministère chinois, Geng Shuang. «Indépendamment de l'évolution de la situation, rien de tout cela ne sera affecté», a-t-il poursuivi. R. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.