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Venezuela : Soutien international réaffirmé au président Maduro
Publié dans Le Maghreb le 27 - 01 - 2019

Un soutien international a été exprimé, jeudi, au président vénézuélien, Nicolas Maduro, suite à la tentative d'usurpation du pouvoir par le président du parlement, Juan Guaido, qui s'est autoproclamé "président en exercice" du Venezuela, devant ses partisans à Caracas lors d'une manifestation.

Plusieurs pays, notamment la Russie, la Chine, l'Iran, la Syrie, la Turquie, le Mexique et Cuba ont exprimé leur "ferme soutien" et solidarité au président Nicolas Maduro et dénoncé vigoureusement une "tentative d'usurpation du pouvoir" par le président du Parlement, Juan Guaido, qui s'est autoproclamé mercredi lors d'une manifestation à Caracas comme "président en exercice" du Venezuela.
La Russie, par la voix du porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov, a déclaré jeudi que "Nicolas Maduro est le président légitime du Venezuela", s'opposant catégoriquement aux "tentatives d'usurper le pouvoir suprême au Venezuela qui violent les fondements et les principes du droit international".
De son côté, le gouvernement chinois a fermement condamné "l'intervention étrangère dans les affaires intérieures du Venezuela", a déclaré la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying appelant au respect de la légalité et du droit international.
S'exprimant sur son compte Twitter, le président cubain Miguel Diaz-Cancel a exprimé, pour sa part, le soutien et la solidarité de La Havane au président Nicolas Maduro, dénonçant "des tentatives impérialistes pour discréditer et déstabiliser la Révolution bolivarienne".
Peu avant, le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a également réitéré son "ferme soutien" au président Nicolas Maduro, qualifiant la proclamation de Juan Guaido comme "président" de "tentative de coup d'Etat".
"Soutien ferme et solidarité de Cuba au Président constitutionnel, Nicolas Maduro, face à la tentative de coup d'Etat. La volonté souveraine du peuple du Venezuela prévaudra face à l'intervention impérialiste.
L'histoire jugera ceux qui encouragent et reconnaissent l'usurpation putschiste", a ajouté M. Rodriguez via son compte Twitter. Des sources médiatiques au sein du ministère uruguayen des Affaires étrangères ont annoncé également que l'Uruguay ne reconnaît que Nicolas Maduro comme Président du Venezuela.

Appel au dialogue et rejet des ingérences extérieures
Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié, quant à lui, les événements au Venezuela de "résultat de l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures du pays", formulant l'espoir de Téhéran de voir "les différends réglés pacifiquement".
Dans le même ordre d'idées, les autorités syriennes ont dénoncé l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela et leur "violation grossière du droit international", fustigeant la "politique destructrice des Etats-Unis et le fait de faire fi du droit international ".
Outre la Russie, la Chine et l'Iran qui ont dénoncé les ingérences étrangères et soutenu le président Maduro, le Mexique, la Bolivie et la Turquie se sont aussi élevées contre cette "tentative de coup d'Etat".
L'opposant Juan Guaido, renvoyé du poste de président de l'Assemblée nationale sur décision de la Cour suprême, s'est autoproclamé mercredi "Président en exercice" du pays, recevant le soutien le président américain, Donald Trump qui l'a reconnu comme "Président par intérim" et a déclaré qu'il utiliserait tous les outils économiques et diplomatiques pour "rétablir la démocratie au Venezuela".
Refusant de suivre la démarche de Washington qui a reconnu l'opposant Juan Guaido comme "président par intérim", l'Union européenne a appelé à l'organisation des "élections libres" au Venezuela. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a insisté, quant à lui, sur le "dialogue pour éviter une escalade menant à un conflit qui serait un désastre pour la population du pays et pour la région".

L'armée rejette l'auto-proclamation de Guaido comme "président" par intérim
L'armée rejette l'auto-proclamation du président du Parlement, Juan Guaido, comme "président" par intérim du Venezuela, a affirmé mercredi soir le ministre de la Défense, Vladimir Padrino.
"Le désespoir et l'intolérance portent atteinte à la paix de la Nation. Nous, soldats de la patrie, nous n'acceptons pas un président imposé à l'ombre d'intérêts obscurs ni autoproclamé en marge de la loi.
L'armée défend notre Constitution et est garante de la souveraineté nationale", a écrit le ministre sur Twitter. Juan Guaido s'est autoproclamé mercredi "président" par intérim devant des dizaines de milliers de partisans qui manifestaient à Caracas pour protester contre le deuxième mandat du président Nicolas Maduro.
Les Etats-Unis et leurs alliés dans la région, à commencer par le Brésil et la Colombie, ont reconnu la "légitimité" de Juan Guaido. L'Union européenne a de son côté appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et a réclamé des élections "libres".

Moscou met en garde Washington contre une intervention militaire
La Russie a mis en garde, jeudi, les Etats-Unis contre "toute tentative d'intervention militaire au Venezuela", soulignant que cette démarche "aurait des conséquences désastreuses et ébranlerait les fondements du modèle de développement en Amérique Latine", ont rapporté des médias locaux.
S'exprimant dans un entretien à la presse, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Ryabkov, a mis en garde contre une intervention militaire américaine au Venezuela, affirmant que "ce serait un scénario catastrophique qui ébranlerait les fondements du modèle de développement que nous voyons en Amérique latine".
Commentant les événements récents, M. Riabkov a déclaré qu'"un groupe de pays comprenant les Etats-Unis s'est engagé à utiliser diverses plates-formes, y compris l'Organisation des Etats américains (OEA) pour accroître la pression" sur le Venezuela.
"Je suis tout à fait convaincu que dans un avenir proche, il y aura de plus en plus de tentatives de dénigrement de la politique de Caracas, d'ajouter de l'huile sur le feu (...), d'entraver la poursuite du dialogue interne, de mettre un frein aux forces constructives, y compris celles qui ont été proposées pour faciliter le dialogue", a-t-il déclaré.
M. Ryabkov a réaffirmé à l'occasion "le soutien de Moscou au gouvernement vénézuélien actuel".
"Nous avons soutenu et continuerons à soutenir notre ami et partenaire stratégique, le Venezuela (...). Nous serons à leurs côtés, garantissant la souveraineté et combattant les attaques inadmissibles contre le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures", a-t-il souligné.
Le diplomate a déclaré que "la coopération économique entre la Russie et le Venezuela se poursuit dans divers domaines".
"Nous n'avons aucune intention de mettre fin à cela", a-t-il soutenu.
Le président du Parlement, instance non reconnue par le gouvernement, Juan Guaido s'est autoproclamé mercredi "président" devant des dizaines de milliers de partisans qui manifestaient à Caracas défiant Nicolas Maduro.
Le président américain, Donald Trump, a reconnu Juan Guaido comme "président par intérim" et a déclaré qu'il utiliserait tous "les outils économiques et diplomatiques pour rétablir la démocratie au Venezuela".
Le président Nicolas Maduro a affirmé que la déclaration du président américain constitue une "tentative de coup d'Etat" et a décidé de rompre les relations diplomatiques avec Washington donnant 72 heures à ses diplomates de pour quitter le territoire vénézuélien.
M. Maduro a qualifié M. Guaidó de président "non constitutionnel", alors que l'armée vénézuélienne a décidé de défendre "la Constitution et non pas un Président imposé". "L'armée vénézuélienne ne reconnaîtra par le président du parlement Juan Guaidó en tant que Président", a déclaré mercredi soir le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez sur son compte Twitter.

Moscou critique la position occidentale
La porte-parole de la diplomatie russe a critiqué jeudi les pays occidentaux sur la situation au Venezuela, estimant que cela démontre "leur attitude envers le droit international" alors que les Etats-Unis et leurs alliés dans la région ont reconnu l'opposant Juan Guaido comme "président par intérim".
"Les évènements qui se déroulent actuellement au Venezuela montrent clairement l'attitude de la communauté internationale progressiste envers le droit international, la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures d'un pays où elle cherche à changer le pouvoir", a déclaré Maria Zakharova sur sa page Facebook.

Pékin s'oppose à "l'ingérence unilatérale"
Le gouvernement chinois a fermement condamné jeudi "l'intervention étrangère" dans les affaires intérieures du Venezuela, ont rapporté des médias locaux.
"La Chine s'oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela", a déclaré la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying qui s'est exprimée à la suite du soutien apporté par les Etats-Unis au président de l'Assemblée nationale (Parlement), Juan Guaidó, qui s'est autoproclamé mercredi "président en charge" du pays devant ses partisans qui manifestaient à Caracas pour protester contre le deuxième mandat de Nicolas Maduro.

Erdogan exprime le soutien de son pays au président Maduro
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé le soutien de son pays à son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, dont le pays fait face à une crise politique, a indiqué la présidence turque.
"Frère Maduro, garde la tête haute, la Turquie se tient à vos côtés", a dit le chef d'Etat turc à M. Maduro lors d'un entretien téléphonique, selon le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin.
M. Kalin a aussi partagé sur Twitter le hashtag îNoussommesMADURO en signe de soutien au président vénézuélien. Lors d'une visite officielle à Caracas en décembre, M. Erdogan avait publiquement exprimé son soutien à M. Maduro face aux sanctions américaines imposées à son pays. Il s'était également engagé à aider Nicolas Maduro à affronter la sévère crise économique du pays.

Cuba dénonce "une tentative de coup d'Etat"
Le gouvernement cubain a exprimé jeudi son "ferme soutien" au président vénézuélien Nicolas Maduro, après que le président du Parlement, Juan Guaido, s'est auto-proclamé "président" au Venezuela, dénonçant des "tentatives impérialistes pour discréditer et déstabiliser la Révolution bolivarienne".
S'exprimant sur son compte Twitter, le président cubain Miguel Diaz-Cancel a exprimé le soutien et la solidarité de Cuba au président Nicolas Maduro devant "les tentatives impérialistes pour discréditer et déstabiliser la Révolution bolivarienne".
Peu avant, le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a également déclaré son "ferme soutien" au président Nicolas Maduro, qualifiant la proclamation de Juan Guaido comme "président" de "tentative de coup d'Etat", ont poursuivi les mêmes sources.

L'ONU appelle au dialogue pour éviter un désastre
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé jeudi au "dialogue" au Venezuela pour empêcher une "escalade" qui mènerait au "désastre", suite à la tentative d'usurpation du pouvoir par le président du parlement Juan Guaido, qui s'est autoproclamé "président en exercice" du pays devant ses partisans, lors d'une manifestation à Caracas.
"Nous espérons que le dialogue soit possible pour éviter une escalade menant à un conflit qui serait un désastre pour la population du pays et pour la région", a indiqué M. Guterres lors d'une interview en marge du Forum économique mondial de Davos, diffusée via Facebook.
Juan Guaido, président du parlement vénézuélien, s'est déclaré mercredi "président" par intérim, défiant le président Nicolas Maduro et créant un climat de très haute tension dans le pays, mais aussi des frictions diplomatiques internationales.
"Des gouvernements souverains ont la possibilité de décider ce qu'ils veulent" quand il s'agit de reconnaître lequel des deux est le président légitime, a ajouté M. Guterres.
Pour sa part, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, la Chilienne Michelle Bachelet, s'est déclarée "très préoccupée" par la situation au Venezuela. "Nous souhaitons qu'il y ait une solution pacifique", a-t-elle affirmé en marge du Forum de Davos, prônant elle aussi "le dialogue".
Les Etats-Unis, le Canada et nombre de pays d'Amérique Latine, le Brésil en tête, ont reconnu Juan Guaido comme président, tandis que l'Union européenne appelle à des élections et à écouter la "voix" du peuple au Venezuela.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères espagnol Josep Borrel, réagissant à un tweet du président français Emmanuel Macron qualifiant l'élection du président vénézuélien Nicolas Maduro d'"illégitime", s'est agacé jeudi du "premier rôle" que veulent "jouer certains".
Interrogé au sujet de la position de l'Espagne, juste après la diffusion du tweet, Josep Borrell a rétorqué devant la presse à Madrid: "qu'est-ce que cette position ajoute à la déclaration d'hier" exprimée au nom des 28 par la Haute représentante de l'UE, Federica Mogherini?.
"Si certains veulent tenir le premier rôle, qu'ils le fassent", a-t-il ajouté. "Que voulez-vous? Que nous disions la même chose ?", a-t-il interrogé. Parlant au nom des 28, la Haute représentante de l'UE, Federica Mogherini, avait appelé mercredi à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et elle avait réclamé des élections "libres", sans suivre à ce stade les Etats-Unis qui ont reconnu Juan Guaido comme "président" par intérim.


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