Gaïd Salah insiste sur l'engagement sincère de l'armée : «Nous n'avons aucune ambition politique»    Le président de l'APN harcelé par les députés FLN : «Démissionnez de votre poste»    Zoubida Assoul. Présidente de l'Union pour le changement et le progrès (UCP) : «L'armée peut jouer un rôle de facilitateur vu la conjoncture complexe»    Grand cafouillage au FCE : La vieille garde d'Ali Haddad à l'assaut    Procès de Kamel Chikhi et 12 cadres de l'urbanisme et de la conservation foncière :L'affaire renvoyée au 19 juin prochain    Le spectre de l'inconnu    Elections européennes dans un fort climat eurosceptique    Ce qu'aurait pu être l'Algérie post-indépendance    Ligue 1 - Titre et relégation: Qui s'en sortira indemne ?    Volleyball - Coupe d'Algérie - Demi-finales: Le GS Pétroliers en favori    MC Oran: Le Mouloudia des grands rendez-vous    Taleb Ibrahimi revient avec une lettre    552 centres d'examen et 3.830 encadreurs: Plus de 33.000 candidats attendus aux examens de fin de cycle primaire    Office de promotion et de gestion immobilière-OPGI: Des dispositions pour le recouvrement de plus de 70 milliards de créances    Répartis à travers trois sites de la daïra d'Aïn El-Turck: Les travaux des projets de réalisation de 1.420 logements à l'arrêt    Chlef: Pas de problème d'eau cet été    Les colères algériennes    Les ambiguïtés autour du mot « dialogue »    L'AMOUR ET LA GUERRE    Le GS Pétroliers et le NR Chlef en finale    Trump ira en Irlande en juin    Affrontements à Jakarta après les résultats de l'élection    Ankara se prépare à d'éventuelles sanctions américaines    La nouvelle définition mondiale du kilogramme entre en vigueur    LG partage un Iftar avec la presse nationale    Les jus de fruits mortels    C'est le Hirak permanent    Le dossier du général Hassan transmis à Blida    Après le décret Trump, Google coupe les ponts avec Huawei    Rabiot pour remplacer Rodrigo?    Giroud prolonge d'un an    Un festival du malouf et du chaâbi à Annaba    Dans le désert des Berbères...    Avant-première de Hirafi    Royaume-Uni et Italie : Vers des séismes politiques ?    OCDE : L'organisation plus pessimiste sur le commerce mondial et la croissance    British Steel : Le repreneur d'Ascoval, pourrait déposer le bilan    Tizi-Ouzou : Une wilaya engagée dans la restructuration de la filière oléicole    Commerce : Les prix des fruits et légumes toujours en hausse    Transition politique : Toute nouveauté appelle l'angoisse…    Les adhérents exigent le départ de Sidi Saïd    Analyse : Les transmutations génétiques des coups d'Etat africains    Des milliers de travailleurs dans la rue à Tizi Ouzou    Le Hirak entre l'admiration et la peur    CAN-2019 : La présélection de l'Afrique du Sud dévoilée    Aux côtés de la Côte d'Ivoire dans la lutte;contre le terrorisme    Deux stages et trois amicaux pour les éléphants    Aïn El Hammam : Le bureau de poste rouvert    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une manifestation monstre à Oran !
Publié dans El Watan le 02 - 03 - 2019

A Oran, la mobilisation pour rejeter l'éventuelle candidature du président Bouteflika est bien loin de s'essouffler. Hier, ce sont des dizaines de milliers d'Oranais qui sont sortis dans les rues pour dire «Stop !» au président Abdelaziz Bouteflika, et à toute sa smala de courtisans politiques, qui veulent à tout prix tenir les rênes du pouvoir pour cinq années encore.
La manifestation à Oran a drainé un monde incroyable en ce 1er mars 2019 : femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, des Oranais de toutes les catégories sociales sont sortis dans les rues, dans une liesse populaire indescriptible, pour dire d'une seule voix leur ras-le-bol de voir ce régime, qui n'hésite pas à insulter leur intelligence. Si le président Bouteflika a été copieusement mis à l'index, il faut dire qu'il n'était pas le seul : Ahmed Ouyahia en a également pris pour grade. Les manifestants, surtout dans le rang des plus jeunes, n'ont pas hésité à le tourner en ridicule.
De l'avis, la manifestation de ce vendredi a été bien plus importante et imposante à Oran que celle du 22 février dernier. Autre chose à relever : le fameux slogan, qui renvoie aux origines marocaines du président Bouteflika, n'ont pas été scandés, ou alors si peu. Les manifestants lui ont préféré : «Makach el khamssa ya Bouteflika» (pas de cinquième mandat Bouteflika), ou encore : «Hada chaâb la yourid, Bouteflika w Saïd» (ce peuple ne veut ni de Bouteflika ni de son frère Saïd).
La manifestation s'est ébranlée à la place du 1er Novembre, puis a pris la direction de la place des Victoires en passant par la rue Larbi Ben M'hidi. Par la suite, les manifestants, qui ne cessaient d'affluer à mesure que la procession avançait, se sont dirigés vers le siège de l'ENTV après avoir fait une halte à la wilaya d'Oran. Malgré le soleil tapant, les milliers de manifestants, qui arrivaient de partout, n'ont pas été découragés pour autant, ils se sont ainsi redirigés vers le centre-ville, en empruntant le front de mer.
Il est difficile d'avoir un chiffre exact sur le nombre de manifestants, mais comme indicateur, nous pouvons dire que les trois kilomètre du front de mer étaient en grande partie remplis de monde. Des fenêtres des immeubles alentours, on lançait aux manifestants des bouteilles d'eau en guise de solidarité. Le cortège des manifestants a mis le cap de nouveau sur la place du 1er Novembre, qui n'a pas tardé à être noire de monde. Les manifestants scandaient en chœur : «Tous les jours des manifestations, jusqu'à ce que vous partiez !», l'air de signifier qu'ils n'ont pas encore dit leur dernier mot, et qu'ils sont bien loin de s'être essoufflés. A l'heure où cet article est mis sous presse, il est à préciser que nombre de manifestants sont toujours à la place du 1er Novembre.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.