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Augmentation des réserves obligatoires des banques : Le spectre de l'inflation
Publié dans El Watan le 19 - 03 - 2019

L'information a été publiée hier : la Banque d'Algérie (BA) a publié le 14 février dernier une instruction modifiant et complétant l'instruction de 2004, relative au régime des réserves obligatoires, qui fixe à 12% le taux des réserves obligatoires par rapport à l'assiette des réserves globales des banques.
Ces dernières devaient s'y conformer le lendemain même. En janvier 2018, la BA avait déjà augmenté de 4% à 8% le taux des réserves obligatoires. Il fallait contenir les effets néfastes du financement conventionnel actionné depuis une année et demie pour combler les déficits budgétaires. Contacté par l'APS pour savoir si cette nouvelle augmentation des réserves obligatoires traduisait l'existence de surliquidités bancaires suite à l'application du financement non conventionnel, une source de la BA a expliqué que «le relèvement de ces réserves n'est qu'un instrument de la politique monétaire utilisé de manière continue par la Banque centrale», précisant que «cela ne veut pas dire qu'il y a des surliquidités, mais qu'il y a juste de la liquidité bancaire». «Pour parler de surliquidité, il faut enregistrer un excès de liquidité monétaire sur plusieurs années», explique la même source.
Contacté hier par El Watan, le professeur d'économie Brahim Guendouzi affirme lui aussi que la mesure prise par la BA est un outil classique de politique monétaire. Mais l'objectif de l'augmentation du taux de réserves obligatoires est de «faire une ponction monétaire pour éviter les tensions inflationnistes, en gelant une partie de la masse monétaire à la Banque centrale». «La Banque centrale pourrait même être amenée à revoir les taux d'intérêts.» Car, selon lui, «il n'est pas normal que les taux d'intérêt soient maintenus à 2% alors que le taux d'inflation est à 4,7% selon l'Office national des statistiques.
L'augmentation des réserves obligatoires des banques est décidée pour que l'argent ne sorte pas du circuit pour provoquer une hausse des prix. En une année et demie, 6000 milliards de dinars (l'équivalent de 60 milliards de dollars) ont été produits dans le cadre du financement non conventionnel. Et si les déficits budgétaires restaient au même niveau et les subventions maintenues, le financement non conventionnel pourrait être dans des normes qui dépasseront celles de l'économie. A moyen terme, cela produira de l'inflation», prévient le professeur Brahim Guendouzi.


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