Barça : Bartomeu prévoit des arrivées mais également des départs    Ligue 1 Mobilis: Le programme des rencontres de la 30ème journée    Trump relativise les tirs de missiles nord-coréens    Lotfi Cheriet retournera-t-il à l'Arav ?    Flambée des cours et tension sur les devises en vue    Les itinéraires-bis vers la capitale, les impers noirs ou gris et tous les chemins qui ne mènent pas à Achgabat !    Sahli et Belaïd se retirent de la course    Grève de deux jours à partir de mardi    Venezuela: Guaido refuse tout "faux dialogue" avec Maduro    Téhéran dénonce la surenchère américaine    La police diffuse de nouvelles photos du suspect    Les raisons d'une visite    Transition : la mort de l'article 102    Benflis : "Bensalah et Bedoui sont disqualifiés"    Mellal : "J'espère que le CSC respectera l'éthique sportive"    Belaïli et l'EST se rapprochent du sacre    Galettes de légumes    5 224 élèves aux examens de 5e    Sachez que…    Le public algérois renoue avec le fado    Baâziz enflamme le public à Dar Abdeltif    Le retour de Kamel Ferrad    Le pessimiste, cet ennemi du bonheur    Un éveil populaire pour une Algérie disruptive (Partie 1)    Skikda : Prison ferme pour cinq douaniers    Aïn El Turck pas encore prête pour l'accueil du rush des vacanciers: Les prémices d'un énième échec de la saison estivale    Volley-ball - Coupe d'Algérie messieurs: Le GSP sans problème    Tiaret: Des travailleurs sans salaire depuis 30 mois    Tlemcen: Un cinquième groupe de soutien à Daech démantelé    Le RCD demande à la justice de convoquer Abdelaziz Bouteflika    Cette jeunesse algérienne qu'on entend rugir sur Facebook    Le président Trump effectue une visite au Japon    La liste s'allonge    L'activité en baisse de 85%    Sonatrach peut-elle s'en passer?    Lâche agression d'une fonctionnaire    La Caravane verte contre les feux de forêts    Il fallait y penser    Que faire?    Le Hirak libère les énergies    Des adoptions dans un climat délétère    Asselah offre le maintien à son équipe    Signature imminente de Fékir?    Tahar Djaout était assassiné    2019: l'Année de l'Algérie à Cannes    Abdelkrim Tazaroute lui consacre une biographie Vibrant hommage à Brahim Izri    Plus de 4.750 logements attribués    Où est la promesse du gouvernement    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Face à une telle situation d'instabilité : La responsabilité du wali d'Annaba est engagée
Publié dans El Watan le 24 - 04 - 2019

La commune de Aïn El Berda, bloquée depuis au moins deux mois, le siège de la daïra de Berrahal cadenassé par des manifestants de la commune de Tréat durant plusieurs jours, des sit-in quotidiens de centaines de demandeurs de logements face au siège de la wilaya, des chômeurs qui envahissent le complexe sidérurgique pour exiger un emploi, etc.
Tel est l'actuel constat des habitants de Annaba. Une wilaya qui n'a jamais vécu une telle situation d'instabilité, aussi perceptible que celle constatée ces dernières semaines. Cela relève-t-il d'un problème de sécurité ? s'interrogent les citoyens.
On est tenté de répondre par la négative si l'on se fie aux efforts considérables de la sûreté et de la gendarmerie de la wilaya de Annaba qui, chaque jour, font état de plusieurs opérations, ponctuées toutes par des arrestations et des mises hors d'état de nuire d'associations de malfaiteurs et de trafiquants de drogue. «Le problème est d'une autre dimension», tranche un sociologue de l'université Badji Mokhtar de Annaba.
Et d'étayer : «Non, cela relève d'un manque flagrant de fermeté dans la gestion des affaires de la wilaya. C'est le cas des élus de Aïn El Berda, où plusieurs parmi eux, poursuivis en justice, ont bloqué le siège de la commune durant au moins deux mois, privant ainsi les citoyens de se procurer des documents d'état civil.
Le wali doit appliquer la loi dans toute sa rigueur envers ces élus qui, comble de l'ironie, agissent contre l'intérêt de ceux qui les ont portés à ces postes.» Mais le problème ne s'arrête pas là, regrette-t-on. Une nouvelle forme de chantage a, malheureusement, fait son apparition ces dernières semaines, encouragée par la passivité de ceux qui ont le pouvoir de décider.
Il en est ainsi d'un des affairistes qui, après le refus de l'administration de lui octroyer un terrain à la cité populaire de la Plaine Ouest, est passé immédiatement à l'exécution de ses menaces. Usant du bouillonnement social, il a manipulé un groupe parmi les manifestants pour protester devant le siège de la wilaya avec des banderoles bariolées par des slogans de «dégagisme».
«Comment expliquer que des individus à la réputation sulfureuse fréquentent librement le siège de la wilaya, sans même passer par les filtres habituels.
Pis, ils parlent au nom personnel du wali et menacent même des cadres de l'exécutif, de par leurs accointances avec les décideurs locaux, de peser lourd sur leur devenir s'ils ne se soumettent pas à la concrétisation de leurs intérêts personnels», peste l'universitaire.
Que faut-il de plus pour que Annaba sombre, encore une fois, dans les pratiques d'influence d'antan, où la mafia locale avait le pouvoir de faire et de défaire ? Ce qui a valu à la wilaya le titre de «capitale du banditisme». Ainsi, le mouvement populaire ne cesse pas, justement, de manifester pour juguler ces pratiques, préjudiciables à plus d'un titre à la réputation de la quatrième wilaya.
La responsabilité du wali est engagée pour mettre fin à ce trafic d'influence, d'autant plus que les mis en cause sont notoirement con-nus.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.