Automobile: reprise de l'activité de contrôle technique des véhicules    Angleterre : Southgate donne l'exemple aux joueurs de Premier League    Football : vers un retour de Slimani à Lisbonne    Arrivage de Chine de la première commande des moyens de protection contre le Covid-19    Le Real sait à quoi s'en tenir pour Sadio Mané    LES 100 JOURS DE MALHEUR DE ABDELMADJID TEBBOUNE (OPINION)    Coronavirus : Le ministre de l'Education annonce une mouture de plan de contingence    Report de la réunion d'urgence Opep-Russie    Des députés français demandent la régularisation des sans-papiers    Plus d'une semaine après son enlèvement : Négociations pour la libération du chef de l'opposition malienne    4 hirakistes relaxés    Approvisionnement en sucre et huile à Constantine : Des rumeurs de pénurie provoquent la panique    Trois banques publiques fin prêtes    Ronaldinho emprisonné depuis un mois    Les journées internationales reportées à fin mai    Les DAB ne fonctionnent pas tous à Alger    L'autorisation d'exercer étendue à certaines catégories d'activités    Mostaganem : Démantèlement d'un atelier de produits pharmaceutiques    Don d'un opérateur privé à Bouira : 1000 tests de dépistage rapide du COVID-19 importé    "La vie du président déchu est un roman à rebondissements"    Lancement du premier salon virtuel de la photographie    Des avocats africains déposent une plainte contre Jean-Paul Mira    Décès du chanteur américain Bill Withers : L'une des plus voix de la soul    Lettre ouverte de l'UNESCO en réponse à l'annonce d'un projet de construction sur le site archéologique de Nahr el Kalb au Liban    Le coronavirus peut-il affecter les hommes plus que les femmes ?    IS Tighennif - Ismaïl Abdelhamid (Président) : «Notre objectif est atteint»    Ils lancent un appel de détresse: 12 Algériens, dont 5 femmes, bloqués aux Maldives    Producteurs de boissons: Appel à des mesures urgentes pour éviter des pénuries    Douanes: Mesures exceptionnelles pour faciliter l'importation    Affaires criminelles : 11 arrestations    RENAISSANCE HUMAINE    Le Dr Lyes Merabet met en cause le "non-respect" du confinement    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    Karim Tabbou pas concerné par la grâce présidentielle    SIDI BEL ABBES : 2 bureaux de Poste mobiles pour le versement des salaires de la police    Le commissaire à la paix de l'UA rend un vibrant hommage au défunt Khadad    La chute de la maison Bouteflika    Le chef de file de l'opposition malienne toujours introuvable    Convention reportée, candidats confinés et vote à distance : L'inédite course à la Maison-Blanche    Un million de signatures pour un cessez-le-feu mondial    Trois journalistes placés sous contrôle judiciaire    Hirak : la machine judiciaire toujours fonctionnelle    Une nouvelle carte du monde serait-elle possible ?    La lutte contre le Covid-19 va-t-elle autoriser de nouvelles dérives éthiques ?    L'ex-directeur de l'éducation: Tahar Brahmi n'est plus    DEFENSE NATIONALE : Un terroriste et trois éléments de soutien éliminés en mars    Mines antipersonnel: l'Algérie marque le journée internationale de sensibilisation au problème    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le spectre de l'inconnu
Publié dans El Watan le 23 - 05 - 2019

Les tenants du système n'auraient pas trouvé d'interlocuteurs crédibles parmi l'élite en feignant d'ignorer que la place de cette dernière dans la société, et a fortiori en politique, a été zappée par le pouvoir sortant contre lequel le peuple s'est révolté et dont les symboles les plus en vue continuent de sévir.
A cette élite introuvable, le pouvoir a substitué une classe politique sans odeur et sans saveur, dont la plupart de ses composants s'est servie goulûment au lieu de servir.
C'est là la triste conséquence de l'œuvre d'un système liberticide qui a étouffé toute voix discordante et méprisé les élites, en les excluant du champ politique, leur préférant des incompétences soumises et asservies, qui ne sont là que pour donner «l'illusion» démocratique. Difficile de neutraliser ces forces que le bouteflikisme a instillées dans toutes les structures de l'Etat, avec les résultats désastreux que l'on sait.
Quant à la liste prolifique des candidats à l'élection prochaine, elle prêterait à rire de par la composante qui donne l'illusion, par son nombre, d'une démocratie aboutie. S'ils n'émanent pas de partis lilliputiens sans ancrage populaire, ce sont de parfaits inconnus, parfois des plaisantins, qui ne représentent qu'eux-mêmes et qui constituent une insulte au défi grandiose qui attend l'Algérie, blessée et violentée, pour sa reconstruction démocratique. Les chantiers sont immenses et la lutte contre la corruption, qui a fait des ravages effrayants au cours de ces dernières décennies, n'est pas des moindres. Nous avons remarqué la vitalité de la jeunesse estudiantine, qui porte haut les revendications de tout le peuple pour une nouvelle gestion de l'Etat, car, dans notre nouveau siècle, échappent à ces maladies totalitaires (qui, pensions-nous, avaient fait leur temps), les jeunesses cramponnées à leurs rêves, qui veulent tracer leur chemin dans un pays libre, démocratique, loin des turpitudes passées qui ne sont ni dans leur ton ni de leur temps.
La révolution populaire a sûrement déchiré le voile sous lequel s'est drapé honteusement le système prévaricateur et liberticide. Et a défoulé les cauchemars et les vérités implacables de la tragédie, longtemps refoulées.
La jeunesse, plongée dans l'ivresse des libertés retrouvées, a réappris à rêver, mais entre le rêve et sa réalisation, il y a un long chemin parsemé d'embûches. C'est pourquoi la vigilance est toujours de mise. Car la partie est loin d'être gagnée. Déjà, il faut bien se garder de croire aux professionnels de la cuisine politique.
Je veux parler de ceux qui furent les adulateurs zélés et soumis à l'effroyable gouvernance passée, à l'instar du patron du FLN, qui tirent aujourd'hui vanité de leur abjuration tardive de leurs erreurs pour bomber le torse sur les dépouilles d'un système auquel ils ont accordé leur conscience souillée, leur âme vendue et leur compagnonnage sans honneur. Ceux-là sont toujours en alerte pour s'engouffrer dans le wagon.
Le peuple est sorti et sort toujours pour exiger un renouveau et un changement réel qui rompent avec les pratiques passées, ne voulant plus vivre les mêmes situations, les mêmes pratiques condamnables avec les mêmes dirigeants qui, au lieu de s'éclipser, persistent à narguer le peuple.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.