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En France, la fête jusqu'au bout de la nuit…
Publié dans El Watan le 21 - 07 - 2019

A Paris, l'ambiance était à la folie dans plusieurs quartiers de la capitale. D'abord à l'Institut du monde arabe (IMA) qui a mis en place une «fan zone», où plusieurs milliers de supporters algériens ont suivi le match, avec des drapeaux nationaux et entonnant des chants patriotiques, politiques et sportifs.
Deux heures avant, des milliers de personnes avaient formé une longue queue pour entrer à l'intérieur de la cour de l'Institut qui avait déjà diffusé la demi-finale contre le Nigeria. Le monde était tellement important qu'il fallait avoir un ticket (gratuit) pour entrer.
Sans ce sésame, il était impossible de suivre le match. Sihem, une jeune Algérienne, est venue de la banlieue pour voir le match avec ses amis. «Je ne pouvais pour rien au monde rater cette soirée. Le parcours des Verts était tellement exceptionnel depuis le début de la compétition que la moindre chose pour moi était de les soutenir, même de loin, lors de ce dernier match», avait-elle déclaré à El Watan, toute fière d'arborer le maillot de l'équipe algérienne.
«Dieu était avec l'Algérie !»
D'autres supporters se croyaient presque à Alger. Tambours, trompettes, vuvuzelas et youyous, l'ambiance a commencé avant même le début du match. Aux alentours de l'Institut du monde arabe, tous les cafés étaient pris d'assaut. Et ceux qui n'ont pas pu accéder à la courette de l'IMA, ont suivi le match dans les bars et les cafés. 20h30.
Tout le monde est en place et l'écoute de l'hymne national algérien se fait dans une ferveur inhabituelle. Les supporters chantaient tous derrière les joueurs. A peine commencé, l'explosion de joie a envahi tout Paris lorsque Boudjenah a marqué le premier but.
Des klaxons, des youyous se faisaient entendre partout, même s'il restait encore 90 minutes avant la fin du match. Mais si la première mi-temps a été vécue paisiblement par les supporters, la seconde leur a donné des sueurs froides au vu de la domination imposée par les Sénégalais.
«Mais ce soir, Dieu était avec l'Algérie, a expliqué un jeune Malien, chauffeur de taxi. Il était écrit que c'est l'Algérie qui gagnera et ce peu importe ce qu'ont fait les Sénégalais.» Il ajoute : «Je suis proche du Sénégal, mais ce soir j'ai supporté l'équipe d'Algérie car elle a montré depuis le début un jeu attrayant.
C'est une équipe qui a du cœur et qui joue pour les couleurs. Bravo à l'Algérie et vive toute l'Afrique.» A peine la fin du match sifflée que les klaxons, les cris, les youyous et les one, two, three, viva l'Algérie ont retenti dans toutes les rues de Paris.
D'inoubliables scènes de liesse
A l'IMA, c'est l'explosion de joie générale. Les tambours ont résonné de plus belle et les supporters ont commencé à danser, chanter et à boire célébrant la deuxième étoile. «J'ai pleuré de joie, je ne pouvais pas retenir mes larmes, a indiqué Yazid, un jeune supporter parisien.
J'ai vécu sur les nerfs durant tout le match. Je me sens délivré, même si je me sens lessivé en même temps à cause du stress qui m'a accompagné durant toute cette CAN.» Il a ajouté à El Watan : «Les joueurs ont senti que le peuple avait besoin de cette joie. Ce peuple qui sort dans la rue depuis bientôt six mois. Cette joie doit s'accompagner par l'avènement d'un nouvel Etat démocratiquement élu pour qu'on aille tous de l'avant.»
La politique n'a pas été oubliée du reste. Les supporters, tout en exprimant leur joie, ont scandé des slogans hostiles au régime algérien actuel, revendiquant un Etat civil et non militaire.
Et lorsqu'un militaire algérien est apparu sur l'écran, serrant les mains des joueurs algériens, certains supporters ont sifflé et crié leur mécontentement, estimant que les représentants de l'armée n'ont rien à faire dans un stade de football, mais que leur place était dans les casernes.
23h, tout Paris est embouteillé. Impossible de circuler. La place de l'Etoile n'arrivait plus à contenir le flux incessant de supporters algériens qui affluaient de partout pour fêter la victoire. Des klaxons, des fumigènes aux couleurs du drapeau algérien, tous ont dignement fêté la victoire jusqu'au petit matin.
Mis à part quelques petits débordements et l'arrestation d'au moins 100 personnes, la célébration a eu lieu dans un esprit pacifique, sportif et sans violence.
A Marseille, ce sont presque 25 000 personnes qui ont fêté la victoire des Fennecs au niveau du Vieux Port, du boulevard de la Canebière et les quartiers environnants. Des scènes de joie ont éclaté et les Algériens de Marseille ont fait la fête jusqu'à 2h.
Idem aussi à Lyon, dans le nord de la France et à Saint-Etienne ou des milliers de supporters algériens ont vécu une nuit mémorable sous l'œil enthousiasmé du reste de la population française qui découvre une ambiance de folie et l'attachement des supporters algériens à leur équipe.
Ces scènes de liesse ne seront pas oubliées de sitôt, donnant le tournis aux élus et sympathisants de l'extrême droite qui n'ont pas digéré les victoires des Verts.


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